La partie V
V partie
Les classes et la lutte pour le socialisme
Les classes sont ces groupes de gens entre qui toutes les forces
productives de la société sont divisées. Sur cette
base les relations de production entre les classes sont établies.
Avec l'apparence de propriétaires d'une certaine fraction des forces
productives, surgit la possibilité d'influencer tout le mouvement
du produit social et l'exploitation de cette ressource dans la lutte avec
les autres classes pour la position sociale. L'existence même des
classes est liée à l'existence de la propriété
privée des forces productives (pas seulement des moyens de production)
et c'est pourquoi, laissant complètement à part l'existence
de l'échange ou des relations produit-argent, la signification de
toute force productive concrète varie et les rôles des classes
varient égalememt en relation avec les classes concretes qui obtiennent
la suprématie sur le reste.
Quant aux conditions des relations produit - argent, la place sociale
est totalement et complètement définie par les circonstances
économiques qui sont la part de la richesse sociale appropriée
et distribuée par une classe donnée. Les classes luttent
entre elle pour ceci.
Les forces productives incluent trois éléments fondamentaux;
la terre et toute sa richesse naturelle, les moyens de production même
sans être utilisés, la force de travail potentiel et la force
de travail actif. Les changements historiques dans les méthodes
de production et les changements correspondants dans les formations socio-économiques
sont contraints par le niveau d'organisation et l'influence organisée
de ces éléments sur la société.
À part les classes, dans la société il y a des
gens qui n'entrent pas dans le processus de la production en qualité
de propriétaires et qui ne contribuent avec aucune de leur propriété
à production sociale. Ceux-ci peuvent être divisés
en groupes d'après leur rôle social: l'intelligentsia, l'armée,
le lumpen prolétariat etc. Tous, d'une façon ou d'une autre,
servent nécessairement la classe qui est capable de leur distribuer
la part de marchandises essentielles pour leur existence, c.-à-d.
principalement la classe qui est en ce moment, dans une position dominante.
En dépit du fait que leur influence indirecte sur la production
peut avoir une signification colossale pour la société, en
dépit de l'organisation interne définie de tels groupes sociaux,
ces groupes ne jouent pas de rôle décisif dans le développement
de la société puisqu'ils manquent de l'unité organique
d'intérêts qui est le distinctif d'une classe. Historiquement,
toutes les tentatives de tels groupes sociaux pour influencer sur le développement
de la société ont mené, après l'appropriation
de quelques parties des forces productives, à devenir une classe
ou a croitre dans la classe a laquelle ils étaient en train de servir,
peut-être inconsciemment. C'est précisément parce que
les intérêts sociaux de tels groupes sont toujours vagues
et ne forment pas une unité socialement remarcable.
La politique de classe du prolétariat victorieux est définie,
en premier lieu, par les circonstances sous lesquelles ils ont obtenu la
victoire. En d'autres termes, c'est essentiel que le niveau de développement
des forces productives et la composition de classe correspondante de cette
société soient pris en considération.
Comme règle générale, avec l'action commune du
prolétariat, des paysans et des petits bourgeois on obtient le pouvoir.
Cependant, si dans cette union le prolétariat n'a pas la suprématie
décisive, alors la révolution n'aura pas de caractère
socialiste, elle restera democratique bourgeoise.
La victoire authentique du prolétariat, la révolution
socialiste, signifie toujours l'établissement de la dictature du
prolétariat. L'union du prolétariat avec les paysans et d'autres
couches de la société ne peut avoir aucun autre contenu,
quant au terme de cette dictature, que l'exigence du prolétariat
pour le fonctionnement de ces autres couches. Cette exigence dure seulement
pour la période ou l'ensemble de ces fonctions continuent a etre
essentielles pour l'existence de la société.
La politique du prolétariat par rapport à d'autres classes
et couches sont entièrement dictées par le besoin d'y stimuler
l'activité socialement nécessaire; cela est lié avec
les formes d'organisation empruntées des capitalistes d'autrefois,
dans la mesure ou il est nécessaire de fixer la clarté et
l'efficacité de ces stimulants. Mais simultanément, le prolétariat
et son état doivent élever ces stimulants qui contredisent
les formes obsolètes, en les cassant et en dirigeant le développement
de toutes les couches vers des canaux socialistes.
Dans ce sens l'expropriation complète des exploiteurs a une signification
décisive: elle détruit la dépendance psychologique
de la position sociale de l'individu sur le capital, sur sa propriété
privée. Mais, une fois le processus d'expropriation entamé,
il ne doit pas cesser. Les relations produit - argent conduisent inévitablement
à une tendance à l'enrichissement; et cela veut dire que
la lutte contre ces tendances, dans toutes leurs formes d'existence, est
inévitable. Une des tâches les plus importantes est l'inculcation
de l'idée que la richesse personnelle, même déjà
adquise, ne garantie pas la consolidation de la position sociale, mais
au contraire, son instabilité. Cet objectif, naturellement, contredit
la construction des relations les plus importantes de la société
socialiste sur une base purement bourgeoise. Même en retenant les
relations bourgeoises, la société socialiste n'a aucune intention
d'augmenter leur stabilité; de même que le capitalisme lui-même
ne donne aucune garantie contre la destruction ou compétition capitaliste
et ainsi de suite. En même temps, la rétention des relations
bourgeoises demande à la société socialiste le dessin
d'un plan d'attaque contre elles.
Ce sont les questions les plus compliquées de la politique interne
de la dictature du prolétariat. Le mouvement de la totalité
de la société socialiste vers le communisme dépend,
dans une largeur très considérable, de leur resolution convenable
à chaque pas historique. Et, en premier lieu, cela est lié
à la construction de relations avec des classes telles que les paysans
et des strates comme l'intelligentsia.
Mais avant que nous puissions examiner la question des paysans, c'est
absolument essentiel enquêter sur les relations entre le prolétariat
et l'intelligentsia.
Qu'est-ce qui distingue l'intelligentsia, fonctionnant par contrat,
de l'ouvrier embauché?
L'essence économique de la diference, nous l'avons déjà
établie: l'intelligentsia ne vend pas la force de travail, elle
vend son monopole de connaissance. Mais la limite entre le travail physique
et le travail mental a depuis longtemps perdu sa précision antérieure.
Alors, comment séparons-nous les activités des ouvriers de
celles de l'intelligentsia dans la pratique?
Laissez-nous prendre la catégorie la plus précise, le
travail productif.
Le travail productif est la création, avec l'aide de moyens de
production et techniques notoires, de choses qui, a des fins pratiques,
sont identiques à d'autres semblables produites dans le passé.
Le travail productif peut être simple ou complexe; le travail
le plus complexe demande de plus hautes qualifications et des compétences
plus développées. C'est précisément le travail
productif qui constitue la valeur de toute chose donné. C'est
à dire, la valeur de tout produit est le minimum de travail social
nécessaire exigé pour sa reproduction avec les méthodes
contemporaines et au niveau contemporain de développement des forces
productives.
Pratiquement tout ce que l'humanité consomme dans le royaume
matériel est le résultat d'un tel travail productif. Donc
le travail productif possède une signification décisive pour
l'existence et la reproduction de l'humanité.
Le travail créatif, par opposition au travail productif,
apparaît en forme d'une variété large d'activités
qui, cependant, ne sont pas liées à la reproduction immédiate
des choses. Dans ce sens, la créativité apparaît dans
la connaissance approfondie des compétences du travail productif,
dans l'activité organisée et dans la création de technologies
nouvelles; simplement c'est leur signification sociale qui est différente.
Ceux qui vivent de leur remuneration pour le travail créatif,
y compris une catégorie définie de gens qui exécutent
un travail physique, parmi eux des ouvriers, mais qui sont évalués
et sont récompensés sur la base de leurs capacités
pour découvrir des solutions technologiques uniques, ce ne sont
pas des prolétaires. Parmi eux se forme l'intelligentsia et c'est
un strate social particulier.
Le travail productif est la malédiction de l'espèce humaine.
Jour et nuit l'humanité apporte son influence pour soutenir la planète.
Son travail a un seul objetif; il détruit une chose, en créee
une autre et ainsi il réalise des changements dans les conditions
de sa propre existence, le tout pour assurer les ressources pour la satisfaction
de ses besoins.
Le travail productif, la reproduction des articles de consommation,
crée notre nourriture, nos habits, le logement, la chaleur et la
lumière et à travers ces formes matérielles, nous
satisfaisons nos besoins spirituels; le travail productif crée les
machines dont ont a besoin pour produire des articles pour la consommation,
et aussi les usines dont on a besoin pour reproduire tout le précédant.
Le travail productif change le monde, à l'intérieur et à
l'extérieur. Avec la plus-value créée par ce travail,
il y a un changement de valeur dans la planète comme source de vie
pour toute l'humanité, en prenant en considération la consommation
et la prduction; dans un futur pas trop lointain, précisément
cela deviendra la base de l'économie politique d'humanité.
Le travail productif est la source de l'existence de l'humanité,
la base de la vie de l'esprit sur terre.
Le genre humain ne veut pas exister tout simplement, mais il souhaite
vivre toujours mieux et mieux, et pour ce but il s'est donné l'intellect
et la conscience qui sont une force vaste et idéale, capable de
mobilisation préméditée et coordonnée de toutes
les forces physiques. Et conduite par l'histoire, en se déplaçant
d'étape en étape, l'humanité mène sa lutte
interne pour faire l'usage le plus intelligent de ses forces physiques.
Le travail créatif, toujours plus organisé et enrichi
par expérience, est encore plus actif pour influencer le travail
productif et donc l'éclaire et le parfait. C'est aussi vrai qu'un
effort créatif considérable est dirigé vers le contraire,
la lutte pour et en défense des intérêts privés
(qu'ils soient d'individus, de groupes ou de classe), en s'eparpillant
et s'annulant dans des luttes insignifiantes. Libérer toute cette
énergie créative terrible de la lutte destructive, et la
mettre à travailler en bénéefice de la société,
ceci est dans les intérêts de l'humanité. Mais cela
ne peut pas être accompli par moyen d'un "accord raisonné"
utopique, mais en détruisant tous les intérêts privés,
ce qui est possible seulement par la subordination complète du travail
créatif aux tâches du travail productif qui est une conséquence
de la dictature prolétarienne. Et ici la clef, bien sûr, ce
n'est pas que toute l'activité créative soit subordonnée
au but chercher d'alleger le travail productif, mais plutôt que ce
but, dans la forme la plus générale, définit le plus
haut contenu humanistique de toute la créativité.
La tâche pour toute l'humanité est d'obtenir l'accord le
plus complet entre l'intellect et ses forces; cela définit les relations
entre le prolétariat et l'intelligentsia, le caractère du
développement de leurs relations.
L'intelligentsia comme intellect social concentré, a existé
depuis le temps immémorial. L'essence sociale de l'humanité,
ce qui la sépare de l'animal, consiste en intellect et conscience;
ce n'est donc pas surprenant que les capacités de quelques personnes
de généraliser des faits et penser abstraitement distinguent
ces gens de la masse en général, et définit leur position
particulière dans la société. Cette position particulière
n'a pas toujours été et ne sera pas toujours la position
de superieurs par rapport au reste; cela simplement les distingue du reste
dans l'ensemble de leurs relations avec la société.
Une grande période dans la vie de la société humaine,
y inclus plusieurs formations sociales, peut être caractérisé
par le fait que les membres de la société ont trouvé
leur place sociale pour être complètement dépendant
sur le plan économique. Pour presque toute la durée de cette
période, l'intellect, la capacité de penser abstraitement,
a joué un rôle secondaire, et ce fut seulement à la
dernière étape, sous des formations socio-économiques
capitalistes que sa situation a changé essentiellement. Et, encore
plus, ce n'était pas une reconnaissance directe de l'importance
sociale de l'intellect, mais cela signifiait seulement que cet intellect
avait mûri pour exercer une influence active sur la position économique,
et le capitalisme fut rapide pour observer ceci, en mettant l'intellect
à son service. L'intelligentsia est devenue un facteur important
dans la lutte compétitive capitaliste et en effet un objet de telle
lutte.
La reconnaissance économique du capitalisme, la compétition
croissante pour l'achat de l'intellect et la révélation de
ses secrets, a grandi dans la reconnaissance sociale, reconnaissance à
travers la position économique.
La reconnaissance économique du capitalisme, la compétition
croissante pour l'achat de l'intellect et la révélation de
ses secrets, a grandi dans la reconnaissance sociale, reconnaissance à
travers la position économique. Mais ce statut secondaire
avait toujours torturé l'intelligentsia, car ils auraient préféré
une société où l'intellect serait reconnu pour son
propre égard, où ils seraient considéré comme
propriété sociale. Mais dans la mesure où la majorité
de l'intelligentsia est incapable de séparer la reconnaissance sociale
de la reconnaissance économique, elle se lance dans un rêve
de fantaisies utopiques, en croyant avoir une connaissance approfondie
de l'esprit et de la matière. En fait les meilleurs esprits de l'humanité
ont réussi à casser avec l'éclectisme et ils ont compris
le rapport entre cette contradiction d'idées et matière et
la contradiction de base de la société capitaliste, en reconnaissant
finalement leur place dans société. Cette situation doit
les mener à se placer dans la position de classe du prolétariat,
mis ceci ne règle pas la question pour l'ensemble de l'intelligentsia.
Dans la poursuite de sa reconnaissance, l'intelligentsia n'a aucun sens
de la solidarité.
La lutte du prolétariat et son activisme social attire toujours
une fraction de l'intelligentsia à son côté.
Quelques-uns immédiatement considèrent le pouvoir du prolétariat
comme un moyen pour l'exploit de leurs propres fins. Ce sont les libéraux
qui flirtent avec le prolétariat.
D'autres arrivent dans les rangs prolétariens comme des égaux
parmi les égaux. Mais plus tard cela devient: "Nous sommes les plus
instruits parmi les égaux, la responsabilité de définir
les buts et choisir les trajectoires retombe sur nous". Ceci sont les opportunistes
qui utilisent le prolétariat pour leurs propres fins.
Quelques-uns choisissent de servir le prolétariat inconditionnellement.
Pour aider le prolétariat à être conscient de ses propres
buts, pour allumer avec la torche de la théorie le chemin que le
prolétarit a devant lui, afin qu'il ne se trompe pas dans son choix;
ce sont les tâches que se pose cette partie de l'intelligentsia.
Avec ce dernier groupe le prolétariat peut marcher à la
victoire.
Et après? Ayant établi son hégémonie, le
prolétariat victorieux a besoin de l'activité de toute l'intelligentsia.
Mais cela sera impossible sans pertes. Les flammes de la révolution
allument les tendances hégémonistes dans une partie de l'intelligentsia
et les incitent à l'activité correspondante. Cette fraction
de l'intelligentsia doit être l'objet de la terreur prolétarienne.
Et clairement, la fraction restante n'aura aucune intention de travailler
pour le prolétariat sans plus.
Le prolétariat comme classe, comme le seul propriétaire
des moyens de production, et cela veut dire comme un capitaliste dans ses
relations avec les autres strates non-prolétariens, doit agir aussi
comme un capitaliste. Il doit embaucher l'intelligentsia autant comme cela
soit nécessaire, et sous des conditions, jusqu'où se soit
possible, non pires que celles qui lui étaient offertes par la bourgeoisie.
Il peut embaucher aussi une fraction de la bourgeoisie, en maintenant
apparemment sa situation de privilèges capitalistes. Le prolétariat
doit organiser rationnellement toutes les ressources créatives de
la société.
Comme dictateur, le prolétariat doit refuser de façon
décisive la reconnaissance politique à tous les membres de
l'intelligentsia embauchés sous des conditions bourgeoises. Le prolétariat,
prennant sur lui la défense des droits humains dans ses relations
individuelles avec les strates non - prolétariens, doit donner à
ces strates, dans leurs relations avec l'état prolétarien,
pas plus de ce dont ils ont apparemment besoin.
Tout de ceci découle evidemment des intérêts du
prolétariat. Tout ceci provoque naturellement une la situation indéfinie,
instable de l'intelligentsia sur le terrain social. Plus les victoires
creuses de l'intelligentsia dans la révolution prolétarienne
se révèlent distinctement, plus précisément
et sans aucun doute est signalé le grand contresens des espoirs
utopiques de l'intelligentsia.
De mème que les contradictions dans les esprits de l'intelligentsia
sont l'expression des contradictions du capitalisme, sous le socialisme
elles doivent être révélées avec une clarté
extrême, et cela doit contraindre l'intelligentsia à repenser
sur sa place dans la société et la vie. Ces contradictions
doivent pousser et inciter l'intelligentsia au mouvement. Mais vers òu?
Le travail créatif est un besoin pour tous les êtres humains.
Chacun régulièrement se retourne à l'activité
créative. Et quand les résultats de cette créativité
acquièrent une signification sociale, ce besoin devient encore plus
impératif, car celà mène a une surélévation
de la signification sociale de la personne.
Le travail productif est essentiel. On se rend compte comme d'une nécessité
sociale et il se produit seulement quand chacun a conscience de sa participation
dans la société et du besoin de cette participation. L'intelligentsia
doit prende concience aussi de ceci, mais cela peut se produire seulement
à travers la perception que la place sociale de la classe ouvrière
est plus haute que la sienne et que la différence ne peut pas être
dédommagée à l'intelligentsia en recevant des biens
matériels.
C'est impossible d'accélérer ce processus à travers
la pression économique, bien que les autorités prolétariennes
aient toujours cette possibilité disponible. Le prolétariat,
sous toutes les conditions, reste une classe ouverte, en cela consiste
son mérite et il assume des dangers concrets.
En exerçant de la pression sur l'intelligentsia, le prolétariat
peut la contraindre à joindre ses propres rangs; mais il resterait
sans intelligentsia, comme un homme aveugle sans guide. C'est pourquoi
il est nécessaire de parler à l'intelligentsia dans la langue
des privilèges bourgeois. Mais le prolétariat ne peut pas
maintenir toujours une situation pareille. Que doit-il y opposer?
Le prolétariat doit encourager sa propre intelligentsia.
La question ici n'est pas certainement qu'elle soit une intelligentsia
d'origine prolétarienne, mais plutôt que cette intelligentsia
doit fournir à la société son travail gratuit, sans
aucun stimulant économique; en se satisfaisant avec la reconnaissance
sociale seulement et en recevant les biens de son propre travail productif.
Si cela ne peut pas être un engagement pour toute une vie, alors
que se soit pour une période définie, et après cette
intelligentsia peut, si elle le souhaite, prendre la position de l'intelligentsia
bourgeoise, en perdant ses privilèges sociaux et en gagnant les
économiques. Mais qu'elle porte la nostalgie et le respect de ses
frères de classe.
Et alors l'efficacité croissante de la production, qui mène
à la diminution de la quantité du travail productif, avec
l'augmentation du bien-être matériel du prolétariat,
complètera ces principes et la nouvelle intelligentsia, en général,
ne souhaitera pas rompre ses liens avec le prolétariat, avec le
travail productif. L'intelligentsia cessera alors d'exister comme un groupe
social, l'intellect deviendra tout à fait une propriété
du prolétariat et le travail créatif sera fait d'après
les capacités de chacun. Il est raisonnable de penser que cela peut
se produire quand le prolétariat lui-même ressente le besoin
d'effectuer un travail créatif.
Maintenant que la tendance dans le développement des relations
entre le prolétariat et l'intelligentsia ont été décrites
avec une clarté suffisante, c'est plus facile de présenter
le mouvement dans les relations avec les paysans.
Seulement en le voyant de l'extérieur, le travail du paysan paraît
avoir un contenu productif. Bien sûr, labourer, semer, désherber,
moissonner, en amenant des engrais et en arrosant, c'est un travail d'un
caractère purement productif. Mais tout cela doit être fait
à un temps approprié et dans une ampleur appropriée.
Et le temps et l'ampleur doivent être déterminées selon
les variations dans les conditions météorologiques, ce qui
est un travail purement créatif. L'agriculture est en relation avec
la nature vivante, et elle doit toujours, créativement, suivre ses
demandes et s'y conformer. C'est plus dur de séparer le travail
créatif du travail productif dans ce cas que dans la production
industrielle.
Mais il n'y a aucun autre chemin. Ici aussi, le travail créatif
doit être séparé du travail productif, car seulement
dans la séparation on peut distinguer la portée sociale de
chacun ce qui est essentiel pour la nouvelle société.
Le développement de l'agronomie et de la zootechnologie, avec
l'industrialisation maximale de l'agriculture, mène à la
libération la plus complète de la nécessité
de la créativité individuelle et à la séparation
la plus tranchante de l'intelligentsia agricole du prolétariat agricole;
c'est la direction que les efforts prolétariens doivent suivre.
Et, bien que ce soit évident que la séparation du travail
créatif et son retour au prolétariat sera exprimée
ici plus clairement, en comparaison avec l'industrie, cependant sans lui
toute la gestion sera impossible.
La séparation nette du prolétariat agricole de l'intelligentsia
et sa fusion avec le prolétariat industriel peut suggérer
aussi de nouvelles formes de travail productif, en prenant en considération
le travail continuel de l'industrie et le caractère saisonnier de
l'agriculture. Mais indépendemment de ceci, l'industrialisation
de l'agriculture reste l'une des tâches les plus importantes du prolétariat
industriel, de la dictature du prolétariat, parce que sans elle
les limitations économiques ne peuvent pas être vaincues,
le niveau général d'efficacité de la production qui
peut résoudre complètement les problèmes économiques
de la société ne sera pas accompli. C'est pourquoi les tâches
techniques et économiques du prolétariat dans ses relations
avec la campagne convergent avec sa direction fondamentale. Ici c'est particulièrement
important que, même si le cours technique de l'industrialisation,
bien sûr, a une importance énorme, il ne doit pas cacher les
tâches politiques. Même dans la recherche de solutions techniques,
les traditions anciennes ne seront pas vaincues sans une attention sérieuse
aux tâches politiques, et cela veut dire que les divisions entre
la ville et la campagne ne peuvent pas être éliminées.
La ville doit apporter à l'agriculture, avec toute la précision
possible, sa pensée industrielle, libérant ainsi des stratifications
féodales et bourgeoises, l'attraction naturelle de l'humanité
envers la terre.
Est-ce que les tâches du prolétariat sont, par rapport
au paysan et à l'intelligentsia, la continuation de la lutte de
classes qui provient de la société capitaliste?
Oui, mais ce n'est pas ici que nous devrions chercher le point focal.
Le prolétariat porte l'essentiel de sa lutte contre la bourgeoisie
à la limite de la révolution socialiste. Cette contradiction
de base devrait être vue de la perspective suivante; d'un côté,
la collectivité, le collectivisme du prolétariat, et de l'autre,
l'individualisme extrême personnifié par la bourgeoisie dans
les privilèges économiques de la propriété
privée et l'établissement d'une dépendance directe
entre la position sociale et la position économique. Mais la société
capitaliste produit non seulement les aspirations individualistes pour
le privilège social dans la bourgeoisie, mais aussi dans tous les
strates et classes de la société. Et le prolétariat,
ayant liquidé la bourgeoisie comme classe, et la propriété
privée comme la fondation du privilège économique
qui sert de base pour l'acquisition de beaucoup de privilèges sociaux,
ne peut pas éliminer complètement toute les aspirations aux
privilèges de l'individu; toute la société, même
sans la bourgeoisie, y compris les masses prolétariennes elles-mêmes
sont pénétrées jusqu'à la moelle de telles
aspirations.
La contradiction principale du socialisme devient la contradiction entre
l'individu et la société. L'essence de la contradiction est
que l'individu, contre les intérêts de la société,
s'efforce pour la conquête de quelques privilèges individuels,
pour recevoir de la société plus qu'il n'a donné.
En revanche le côté le moins évolué, moribond,
de la contradiction survient de l'individu, de chaque membre de la société,
alors que le côté avancé vient de société
et il est lié aux intérêts collectifs de la classe
prolétarienne. Encore aucun des deux côtés opposés
ne peut être annihilé dans la lutte, celà voudrait
dire le suicide social.
De plus, la société, le prolétariat, ne peut pas
résoudre ses problèmes économiques sans stimuler l'activité
de ses membres à travers la provision de certains privilèges.
Cela supporte la lutte individuelle pour les privilèges et ne leur
permet pas de mourir. La société doit fournir les plus grands
privilèges là où seront décidés les
problèmes les plus importants de l'étape historique concrète.
L'offre de privilèges permet la solution efficace de problèmes,
mais, simultanément, la société cherche d'autres solutions
collectives à de tels problèmes et les trouve. Ainsi donc
est créée la négation des privilèges antérieurs
dans la société.
Au cours du développement social, les normes de ce développement
produisent une concentration de privilèges dans certains strates.
Et quand la société découvre des solutions alternatives
à ces problèmes, inévitablement elle opte en faveur
de la liquidation des privilèges antérieurs. C'est alors
que s'enflamment de nouveaux éclats de la lutte sociale, où
la fraction qui défend ses privilèges, en fait ne défend
rien d'autre que son droit bourgeois sur les privilèges,
c.-à-d. ils participent comme successeurs de la cause bourgeoise
dans cette continuation de la bataille de classe.
La montée de telles aggravations de la lutte de classes est inévitable
sur tous les chemins du capitalisme vers le communisme, et, en vainquant
la résistance des strates privilégiées, il doit y
avoir une révolution ininterrompue qui peut mener au développement
de la conscience communiste. Naturellement, c'est seulement la dictature
du prolétariat, la dictature d'une classe ouverte qui fournit des
privilèges à tous par égal (ou ce qui revient au même,
l'absence de tout privilège) peut garantir qu'elle rélèvera
tous les obstacles le long du chemin du développement social, avec
un effort intransigeant vers la victoire sur tous les aspects de la lutte.
_______________________
L'histoire nous a appris lutter pour la dictature du prolétariat
et l'accomplir. L'histoire nous apprend aussi à extraire les leçons
de la défaite. Où les capitalistes ne peuvent pas faire face
au pouvoir armé du prolétariat, ils se cachent, et essayent
de pousser encore, en s'accrochant aux plus petits privilèges. Ils
trompent et dupent les ouvriers, en essayant de regagner tout ce qu'ils
ont perdu. Le prolétariat ne doit pas espérer que de tels
gens et forces puissent les sauver de la renaissance du capitalisme. Seulement
sa propre vigilance peut servir comme une garantie. Le prolétariat
ne doit pas avoir de foi sur ses meilleurs représentants, pour qu'ils
commencent, en se séparant de la classe, à agir conformément
à leurs propres intérêts individuels. Le prolétariat
ne doit même pas avoir confiance au parti auquel il a donné
naissance, quand il tient le pouvoir; le pouvoir est un privilège
tel que seulement le prolétariat lui-même ne sera pas corrompu
et embourgeoisé par lui. Seulement la vigilance continue de toute
la classe, en agissant en défense de ses droits et privilèges,
si c'est nécessaire avec les armes à la main, seulement le
contrôle continuel de la classe sur tous les processus sociaux, seulement
l'enthousiasme éternel et l'initiative des organisations prolétariennes
peut fournir l'hégémonie pour le prolétariat. C'est
pourquoi, en n'annulant pas l'appel pour l'unité des prolétaires
de tous les pays, nous proclamons que le slogan clé de notre temps
est:
" VIVE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT "!
La partie V
V partie
Les classes et la lutte pour le socialisme
Les classes sont ces groupes de gens entre qui toutes les forces
productives de la société sont divisées. Sur cette
base les relations de production entre les classes sont établies.
Avec l'apparence de propriétaires d'une certaine fraction des forces
productives, surgit la possibilité d'influencer tout le mouvement
du produit social et l'exploitation de cette ressource dans la lutte avec
les autres classes pour la position sociale. L'existence même des
classes est liée à l'existence de la propriété
privée des forces productives (pas seulement des moyens de production)
et c'est pourquoi, laissant complètement à part l'existence
de l'échange ou des relations produit-argent, la signification de
toute force productive concrète varie et les rôles des classes
varient égalememt en relation avec les classes concretes qui obtiennent
la suprématie sur le reste.
Quant aux conditions des relations produit - argent, la place sociale
est totalement et complètement définie par les circonstances
économiques qui sont la part de la richesse sociale appropriée
et distribuée par une classe donnée. Les classes luttent
entre elle pour ceci.
Les forces productives incluent trois éléments fondamentaux;
la terre et toute sa richesse naturelle, les moyens de production même
sans être utilisés, la force de travail potentiel et la force
de travail actif. Les changements historiques dans les méthodes
de production et les changements correspondants dans les formations socio-économiques
sont contraints par le niveau d'organisation et l'influence organisée
de ces éléments sur la société.
À part les classes, dans la société il y a des
gens qui n'entrent pas dans le processus de la production en qualité
de propriétaires et qui ne contribuent avec aucune de leur propriété
à production sociale. Ceux-ci peuvent être divisés
en groupes d'après leur rôle social: l'intelligentsia, l'armée,
le lumpen prolétariat etc. Tous, d'une façon ou d'une autre,
servent nécessairement la classe qui est capable de leur distribuer
la part de marchandises essentielles pour leur existence, c.-à-d.
principalement la classe qui est en ce moment, dans une position dominante.
En dépit du fait que leur influence indirecte sur la production
peut avoir une signification colossale pour la société, en
dépit de l'organisation interne définie de tels groupes sociaux,
ces groupes ne jouent pas de rôle décisif dans le développement
de la société puisqu'ils manquent de l'unité organique
d'intérêts qui est le distinctif d'une classe. Historiquement,
toutes les tentatives de tels groupes sociaux pour influencer sur le développement
de la société ont mené, après l'appropriation
de quelques parties des forces productives, à devenir une classe
ou a croitre dans la classe a laquelle ils étaient en train de servir,
peut-être inconsciemment. C'est précisément parce que
les intérêts sociaux de tels groupes sont toujours vagues
et ne forment pas une unité socialement remarcable.
La politique de classe du prolétariat victorieux est définie,
en premier lieu, par les circonstances sous lesquelles ils ont obtenu la
victoire. En d'autres termes, c'est essentiel que le niveau de développement
des forces productives et la composition de classe correspondante de cette
société soient pris en considération.
Comme règle générale, avec l'action commune du
prolétariat, des paysans et des petits bourgeois on obtient le pouvoir.
Cependant, si dans cette union le prolétariat n'a pas la suprématie
décisive, alors la révolution n'aura pas de caractère
socialiste, elle restera democratique bourgeoise.
La victoire authentique du prolétariat, la révolution
socialiste, signifie toujours l'établissement de la dictature du
prolétariat. L'union du prolétariat avec les paysans et d'autres
couches de la société ne peut avoir aucun autre contenu,
quant au terme de cette dictature, que l'exigence du prolétariat
pour le fonctionnement de ces autres couches. Cette exigence dure seulement
pour la période ou l'ensemble de ces fonctions continuent a etre
essentielles pour l'existence de la société.
La politique du prolétariat par rapport à d'autres classes
et couches sont entièrement dictées par le besoin d'y stimuler
l'activité socialement nécessaire; cela est lié avec
les formes d'organisation empruntées des capitalistes d'autrefois,
dans la mesure ou il est nécessaire de fixer la clarté et
l'efficacité de ces stimulants. Mais simultanément, le prolétariat
et son état doivent élever ces stimulants qui contredisent
les formes obsolètes, en les cassant et en dirigeant le développement
de toutes les couches vers des canaux socialistes.
Dans ce sens l'expropriation complète des exploiteurs a une signification
décisive: elle détruit la dépendance psychologique
de la position sociale de l'individu sur le capital, sur sa propriété
privée. Mais, une fois le processus d'expropriation entamé,
il ne doit pas cesser. Les relations produit - argent conduisent inévitablement
à une tendance à l'enrichissement; et cela veut dire que
la lutte contre ces tendances, dans toutes leurs formes d'existence, est
inévitable. Une des tâches les plus importantes est l'inculcation
de l'idée que la richesse personnelle, même déjà
adquise, ne garantie pas la consolidation de la position sociale, mais
au contraire, son instabilité. Cet objectif, naturellement, contredit
la construction des relations les plus importantes de la société
socialiste sur une base purement bourgeoise. Même en retenant les
relations bourgeoises, la société socialiste n'a aucune intention
d'augmenter leur stabilité; de même que le capitalisme lui-même
ne donne aucune garantie contre la destruction ou compétition capitaliste
et ainsi de suite. En même temps, la rétention des relations
bourgeoises demande à la société socialiste le dessin
d'un plan d'attaque contre elles.
Ce sont les questions les plus compliquées de la politique interne
de la dictature du prolétariat. Le mouvement de la totalité
de la société socialiste vers le communisme dépend,
dans une largeur très considérable, de leur resolution convenable
à chaque pas historique. Et, en premier lieu, cela est lié
à la construction de relations avec des classes telles que les paysans
et des strates comme l'intelligentsia.
Mais avant que nous puissions examiner la question des paysans, c'est
absolument essentiel enquêter sur les relations entre le prolétariat
et l'intelligentsia.
Qu'est-ce qui distingue l'intelligentsia, fonctionnant par contrat,
de l'ouvrier embauché?
L'essence économique de la diference, nous l'avons déjà
établie: l'intelligentsia ne vend pas la force de travail, elle
vend son monopole de connaissance. Mais la limite entre le travail physique
et le travail mental a depuis longtemps perdu sa précision antérieure.
Alors, comment séparons-nous les activités des ouvriers de
celles de l'intelligentsia dans la pratique?
Laissez-nous prendre la catégorie la plus précise, le
travail productif.
Le travail productif est la création, avec l'aide de moyens de
production et techniques notoires, de choses qui, a des fins pratiques,
sont identiques à d'autres semblables produites dans le passé.
Le travail productif peut être simple ou complexe; le travail
le plus complexe demande de plus hautes qualifications et des compétences
plus développées. C'est précisément le travail
productif qui constitue la valeur de toute chose donné. C'est
à dire, la valeur de tout produit est le minimum de travail social
nécessaire exigé pour sa reproduction avec les méthodes
contemporaines et au niveau contemporain de développement des forces
productives.
Pratiquement tout ce que l'humanité consomme dans le royaume
matériel est le résultat d'un tel travail productif. Donc
le travail productif possède une signification décisive pour
l'existence et la reproduction de l'humanité.
Le travail créatif, par opposition au travail productif,
apparaît en forme d'une variété large d'activités
qui, cependant, ne sont pas liées à la reproduction immédiate
des choses. Dans ce sens, la créativité apparaît dans
la connaissance approfondie des compétences du travail productif,
dans l'activité organisée et dans la création de technologies
nouvelles; simplement c'est leur signification sociale qui est différente.
Ceux qui vivent de leur remuneration pour le travail créatif,
y compris une catégorie définie de gens qui exécutent
un travail physique, parmi eux des ouvriers, mais qui sont évalués
et sont récompensés sur la base de leurs capacités
pour découvrir des solutions technologiques uniques, ce ne sont
pas des prolétaires. Parmi eux se forme l'intelligentsia et c'est
un strate social particulier.
Le travail productif est la malédiction de l'espèce humaine.
Jour et nuit l'humanité apporte son influence pour soutenir la planète.
Son travail a un seul objetif; il détruit une chose, en créee
une autre et ainsi il réalise des changements dans les conditions
de sa propre existence, le tout pour assurer les ressources pour la satisfaction
de ses besoins.
Le travail productif, la reproduction des articles de consommation,
crée notre nourriture, nos habits, le logement, la chaleur et la
lumière et à travers ces formes matérielles, nous
satisfaisons nos besoins spirituels; le travail productif crée les
machines dont ont a besoin pour produire des articles pour la consommation,
et aussi les usines dont on a besoin pour reproduire tout le précédant.
Le travail productif change le monde, à l'intérieur et à
l'extérieur. Avec la plus-value créée par ce travail,
il y a un changement de valeur dans la planète comme source de vie
pour toute l'humanité, en prenant en considération la consommation
et la prduction; dans un futur pas trop lointain, précisément
cela deviendra la base de l'économie politique d'humanité.
Le travail productif est la source de l'existence de l'humanité,
la base de la vie de l'esprit sur terre.
Le genre humain ne veut pas exister tout simplement, mais il souhaite
vivre toujours mieux et mieux, et pour ce but il s'est donné l'intellect
et la conscience qui sont une force vaste et idéale, capable de
mobilisation préméditée et coordonnée de toutes
les forces physiques. Et conduite par l'histoire, en se déplaçant
d'étape en étape, l'humanité mène sa lutte
interne pour faire l'usage le plus intelligent de ses forces physiques.
Le travail créatif, toujours plus organisé et enrichi
par expérience, est encore plus actif pour influencer le travail
productif et donc l'éclaire et le parfait. C'est aussi vrai qu'un
effort créatif considérable est dirigé vers le contraire,
la lutte pour et en défense des intérêts privés
(qu'ils soient d'individus, de groupes ou de classe), en s'eparpillant
et s'annulant dans des luttes insignifiantes. Libérer toute cette
énergie créative terrible de la lutte destructive, et la
mettre à travailler en bénéefice de la société,
ceci est dans les intérêts de l'humanité. Mais cela
ne peut pas être accompli par moyen d'un "accord raisonné"
utopique, mais en détruisant tous les intérêts privés,
ce qui est possible seulement par la subordination complète du travail
créatif aux tâches du travail productif qui est une conséquence
de la dictature prolétarienne. Et ici la clef, bien sûr, ce
n'est pas que toute l'activité créative soit subordonnée
au but chercher d'alleger le travail productif, mais plutôt que ce
but, dans la forme la plus générale, définit le plus
haut contenu humanistique de toute la créativité.
La tâche pour toute l'humanité est d'obtenir l'accord le
plus complet entre l'intellect et ses forces; cela définit les relations
entre le prolétariat et l'intelligentsia, le caractère du
développement de leurs relations.
L'intelligentsia comme intellect social concentré, a existé
depuis le temps immémorial. L'essence sociale de l'humanité,
ce qui la sépare de l'animal, consiste en intellect et conscience;
ce n'est donc pas surprenant que les capacités de quelques personnes
de généraliser des faits et penser abstraitement distinguent
ces gens de la masse en général, et définit leur position
particulière dans la société. Cette position particulière
n'a pas toujours été et ne sera pas toujours la position
de superieurs par rapport au reste; cela simplement les distingue du reste
dans l'ensemble de leurs relations avec la société.
Une grande période dans la vie de la société humaine,
y inclus plusieurs formations sociales, peut être caractérisé
par le fait que les membres de la société ont trouvé
leur place sociale pour être complètement dépendant
sur le plan économique. Pour presque toute la durée de cette
période, l'intellect, la capacité de penser abstraitement,
a joué un rôle secondaire, et ce fut seulement à la
dernière étape, sous des formations socio-économiques
capitalistes que sa situation a changé essentiellement. Et, encore
plus, ce n'était pas une reconnaissance directe de l'importance
sociale de l'intellect, mais cela signifiait seulement que cet intellect
avait mûri pour exercer une influence active sur la position économique,
et le capitalisme fut rapide pour observer ceci, en mettant l'intellect
à son service. L'intelligentsia est devenue un facteur important
dans la lutte compétitive capitaliste et en effet un objet de telle
lutte.
La reconnaissance économique du capitalisme, la compétition
croissante pour l'achat de l'intellect et la révélation de
ses secrets, a grandi dans la reconnaissance sociale, reconnaissance à
travers la position économique.
La reconnaissance économique du capitalisme, la compétition
croissante pour l'achat de l'intellect et la révélation de
ses secrets, a grandi dans la reconnaissance sociale, reconnaissance à
travers la position économique. Mais ce statut secondaire
avait toujours torturé l'intelligentsia, car ils auraient préféré
une société où l'intellect serait reconnu pour son
propre égard, où ils seraient considéré comme
propriété sociale. Mais dans la mesure où la majorité
de l'intelligentsia est incapable de séparer la reconnaissance sociale
de la reconnaissance économique, elle se lance dans un rêve
de fantaisies utopiques, en croyant avoir une connaissance approfondie
de l'esprit et de la matière. En fait les meilleurs esprits de l'humanité
ont réussi à casser avec l'éclectisme et ils ont compris
le rapport entre cette contradiction d'idées et matière et
la contradiction de base de la société capitaliste, en reconnaissant
finalement leur place dans société. Cette situation doit
les mener à se placer dans la position de classe du prolétariat,
mis ceci ne règle pas la question pour l'ensemble de l'intelligentsia.
Dans la poursuite de sa reconnaissance, l'intelligentsia n'a aucun sens
de la solidarité.
La lutte du prolétariat et son activisme social attire toujours
une fraction de l'intelligentsia à son côté.
Quelques-uns immédiatement considèrent le pouvoir du prolétariat
comme un moyen pour l'exploit de leurs propres fins. Ce sont les libéraux
qui flirtent avec le prolétariat.
D'autres arrivent dans les rangs prolétariens comme des égaux
parmi les égaux. Mais plus tard cela devient: "Nous sommes les plus
instruits parmi les égaux, la responsabilité de définir
les buts et choisir les trajectoires retombe sur nous". Ceci sont les opportunistes
qui utilisent le prolétariat pour leurs propres fins.
Quelques-uns choisissent de servir le prolétariat inconditionnellement.
Pour aider le prolétariat à être conscient de ses propres
buts, pour allumer avec la torche de la théorie le chemin que le
prolétarit a devant lui, afin qu'il ne se trompe pas dans son choix;
ce sont les tâches que se pose cette partie de l'intelligentsia.
Avec ce dernier groupe le prolétariat peut marcher à la
victoire.
Et après? Ayant établi son hégémonie, le
prolétariat victorieux a besoin de l'activité de toute l'intelligentsia.
Mais cela sera impossible sans pertes. Les flammes de la révolution
allument les tendances hégémonistes dans une partie de l'intelligentsia
et les incitent à l'activité correspondante. Cette fraction
de l'intelligentsia doit être l'objet de la terreur prolétarienne.
Et clairement, la fraction restante n'aura aucune intention de travailler
pour le prolétariat sans plus.
Le prolétariat comme classe, comme le seul propriétaire
des moyens de production, et cela veut dire comme un capitaliste dans ses
relations avec les autres strates non-prolétariens, doit agir aussi
comme un capitaliste. Il doit embaucher l'intelligentsia autant comme cela
soit nécessaire, et sous des conditions, jusqu'où se soit
possible, non pires que celles qui lui étaient offertes par la bourgeoisie.
Il peut embaucher aussi une fraction de la bourgeoisie, en maintenant
apparemment sa situation de privilèges capitalistes. Le prolétariat
doit organiser rationnellement toutes les ressources créatives de
la société.
Comme dictateur, le prolétariat doit refuser de façon
décisive la reconnaissance politique à tous les membres de
l'intelligentsia embauchés sous des conditions bourgeoises. Le prolétariat,
prennant sur lui la défense des droits humains dans ses relations
individuelles avec les strates non - prolétariens, doit donner à
ces strates, dans leurs relations avec l'état prolétarien,
pas plus de ce dont ils ont apparemment besoin.
Tout de ceci découle evidemment des intérêts du
prolétariat. Tout ceci provoque naturellement une la situation indéfinie,
instable de l'intelligentsia sur le terrain social. Plus les victoires
creuses de l'intelligentsia dans la révolution prolétarienne
se révèlent distinctement, plus précisément
et sans aucun doute est signalé le grand contresens des espoirs
utopiques de l'intelligentsia.
De mème que les contradictions dans les esprits de l'intelligentsia
sont l'expression des contradictions du capitalisme, sous le socialisme
elles doivent être révélées avec une clarté
extrême, et cela doit contraindre l'intelligentsia à repenser
sur sa place dans la société et la vie. Ces contradictions
doivent pousser et inciter l'intelligentsia au mouvement. Mais vers òu?
Le travail créatif est un besoin pour tous les êtres humains.
Chacun régulièrement se retourne à l'activité
créative. Et quand les résultats de cette créativité
acquièrent une signification sociale, ce besoin devient encore plus
impératif, car celà mène a une surélévation
de la signification sociale de la personne.
Le travail productif est essentiel. On se rend compte comme d'une nécessité
sociale et il se produit seulement quand chacun a conscience de sa participation
dans la société et du besoin de cette participation. L'intelligentsia
doit prende concience aussi de ceci, mais cela peut se produire seulement
à travers la perception que la place sociale de la classe ouvrière
est plus haute que la sienne et que la différence ne peut pas être
dédommagée à l'intelligentsia en recevant des biens
matériels.
C'est impossible d'accélérer ce processus à travers
la pression économique, bien que les autorités prolétariennes
aient toujours cette possibilité disponible. Le prolétariat,
sous toutes les conditions, reste une classe ouverte, en cela consiste
son mérite et il assume des dangers concrets.
En exerçant de la pression sur l'intelligentsia, le prolétariat
peut la contraindre à joindre ses propres rangs; mais il resterait
sans intelligentsia, comme un homme aveugle sans guide. C'est pourquoi
il est nécessaire de parler à l'intelligentsia dans la langue
des privilèges bourgeois. Mais le prolétariat ne peut pas
maintenir toujours une situation pareille. Que doit-il y opposer?
Le prolétariat doit encourager sa propre intelligentsia.
La question ici n'est pas certainement qu'elle soit une intelligentsia
d'origine prolétarienne, mais plutôt que cette intelligentsia
doit fournir à la société son travail gratuit, sans
aucun stimulant économique; en se satisfaisant avec la reconnaissance
sociale seulement et en recevant les biens de son propre travail productif.
Si cela ne peut pas être un engagement pour toute une vie, alors
que se soit pour une période définie, et après cette
intelligentsia peut, si elle le souhaite, prendre la position de l'intelligentsia
bourgeoise, en perdant ses privilèges sociaux et en gagnant les
économiques. Mais qu'elle porte la nostalgie et le respect de ses
frères de classe.
Et alors l'efficacité croissante de la production, qui mène
à la diminution de la quantité du travail productif, avec
l'augmentation du bien-être matériel du prolétariat,
complètera ces principes et la nouvelle intelligentsia, en général,
ne souhaitera pas rompre ses liens avec le prolétariat, avec le
travail productif. L'intelligentsia cessera alors d'exister comme un groupe
social, l'intellect deviendra tout à fait une propriété
du prolétariat et le travail créatif sera fait d'après
les capacités de chacun. Il est raisonnable de penser que cela peut
se produire quand le prolétariat lui-même ressente le besoin
d'effectuer un travail créatif.
Maintenant que la tendance dans le développement des relations
entre le prolétariat et l'intelligentsia ont été décrites
avec une clarté suffisante, c'est plus facile de présenter
le mouvement dans les relations avec les paysans.
Seulement en le voyant de l'extérieur, le travail du paysan paraît
avoir un contenu productif. Bien sûr, labourer, semer, désherber,
moissonner, en amenant des engrais et en arrosant, c'est un travail d'un
caractère purement productif. Mais tout cela doit être fait
à un temps approprié et dans une ampleur appropriée.
Et le temps et l'ampleur doivent être déterminées selon
les variations dans les conditions météorologiques, ce qui
est un travail purement créatif. L'agriculture est en relation avec
la nature vivante, et elle doit toujours, créativement, suivre ses
demandes et s'y conformer. C'est plus dur de séparer le travail
créatif du travail productif dans ce cas que dans la production
industrielle.
Mais il n'y a aucun autre chemin. Ici aussi, le travail créatif
doit être séparé du travail productif, car seulement
dans la séparation on peut distinguer la portée sociale de
chacun ce qui est essentiel pour la nouvelle société.
Le développement de l'agronomie et de la zootechnologie, avec
l'industrialisation maximale de l'agriculture, mène à la
libération la plus complète de la nécessité
de la créativité individuelle et à la séparation
la plus tranchante de l'intelligentsia agricole du prolétariat agricole;
c'est la direction que les efforts prolétariens doivent suivre.
Et, bien que ce soit évident que la séparation du travail
créatif et son retour au prolétariat sera exprimée
ici plus clairement, en comparaison avec l'industrie, cependant sans lui
toute la gestion sera impossible.
La séparation nette du prolétariat agricole de l'intelligentsia
et sa fusion avec le prolétariat industriel peut suggérer
aussi de nouvelles formes de travail productif, en prenant en considération
le travail continuel de l'industrie et le caractère saisonnier de
l'agriculture. Mais indépendemment de ceci, l'industrialisation
de l'agriculture reste l'une des tâches les plus importantes du prolétariat
industriel, de la dictature du prolétariat, parce que sans elle
les limitations économiques ne peuvent pas être vaincues,
le niveau général d'efficacité de la production qui
peut résoudre complètement les problèmes économiques
de la société ne sera pas accompli. C'est pourquoi les tâches
techniques et économiques du prolétariat dans ses relations
avec la campagne convergent avec sa direction fondamentale. Ici c'est particulièrement
important que, même si le cours technique de l'industrialisation,
bien sûr, a une importance énorme, il ne doit pas cacher les
tâches politiques. Même dans la recherche de solutions techniques,
les traditions anciennes ne seront pas vaincues sans une attention sérieuse
aux tâches politiques, et cela veut dire que les divisions entre
la ville et la campagne ne peuvent pas être éliminées.
La ville doit apporter à l'agriculture, avec toute la précision
possible, sa pensée industrielle, libérant ainsi des stratifications
féodales et bourgeoises, l'attraction naturelle de l'humanité
envers la terre.
Est-ce que les tâches du prolétariat sont, par rapport
au paysan et à l'intelligentsia, la continuation de la lutte de
classes qui provient de la société capitaliste?
Oui, mais ce n'est pas ici que nous devrions chercher le point focal.
Le prolétariat porte l'essentiel de sa lutte contre la bourgeoisie
à la limite de la révolution socialiste. Cette contradiction
de base devrait être vue de la perspective suivante; d'un côté,
la collectivité, le collectivisme du prolétariat, et de l'autre,
l'individualisme extrême personnifié par la bourgeoisie dans
les privilèges économiques de la propriété
privée et l'établissement d'une dépendance directe
entre la position sociale et la position économique. Mais la société
capitaliste produit non seulement les aspirations individualistes pour
le privilège social dans la bourgeoisie, mais aussi dans tous les
strates et classes de la société. Et le prolétariat,
ayant liquidé la bourgeoisie comme classe, et la propriété
privée comme la fondation du privilège économique
qui sert de base pour l'acquisition de beaucoup de privilèges sociaux,
ne peut pas éliminer complètement toute les aspirations aux
privilèges de l'individu; toute la société, même
sans la bourgeoisie, y compris les masses prolétariennes elles-mêmes
sont pénétrées jusqu'à la moelle de telles
aspirations.
La contradiction principale du socialisme devient la contradiction entre
l'individu et la société. L'essence de la contradiction est
que l'individu, contre les intérêts de la société,
s'efforce pour la conquête de quelques privilèges individuels,
pour recevoir de la société plus qu'il n'a donné.
En revanche le côté le moins évolué, moribond,
de la contradiction survient de l'individu, de chaque membre de la société,
alors que le côté avancé vient de société
et il est lié aux intérêts collectifs de la classe
prolétarienne. Encore aucun des deux côtés opposés
ne peut être annihilé dans la lutte, celà voudrait
dire le suicide social.
De plus, la société, le prolétariat, ne peut pas
résoudre ses problèmes économiques sans stimuler l'activité
de ses membres à travers la provision de certains privilèges.
Cela supporte la lutte individuelle pour les privilèges et ne leur
permet pas de mourir. La société doit fournir les plus grands
privilèges là où seront décidés les
problèmes les plus importants de l'étape historique concrète.
L'offre de privilèges permet la solution efficace de problèmes,
mais, simultanément, la société cherche d'autres solutions
collectives à de tels problèmes et les trouve. Ainsi donc
est créée la négation des privilèges antérieurs
dans la société.
Au cours du développement social, les normes de ce développement
produisent une concentration de privilèges dans certains strates.
Et quand la société découvre des solutions alternatives
à ces problèmes, inévitablement elle opte en faveur
de la liquidation des privilèges antérieurs. C'est alors
que s'enflamment de nouveaux éclats de la lutte sociale, où
la fraction qui défend ses privilèges, en fait ne défend
rien d'autre que son droit bourgeois sur les privilèges,
c.-à-d. ils participent comme successeurs de la cause bourgeoise
dans cette continuation de la bataille de classe.
La montée de telles aggravations de la lutte de classes est inévitable
sur tous les chemins du capitalisme vers le communisme, et, en vainquant
la résistance des strates privilégiées, il doit y
avoir une révolution ininterrompue qui peut mener au développement
de la conscience communiste. Naturellement, c'est seulement la dictature
du prolétariat, la dictature d'une classe ouverte qui fournit des
privilèges à tous par égal (ou ce qui revient au même,
l'absence de tout privilège) peut garantir qu'elle rélèvera
tous les obstacles le long du chemin du développement social, avec
un effort intransigeant vers la victoire sur tous les aspects de la lutte.
_______________________
L'histoire nous a appris lutter pour la dictature du prolétariat
et l'accomplir. L'histoire nous apprend aussi à extraire les leçons
de la défaite. Où les capitalistes ne peuvent pas faire face
au pouvoir armé du prolétariat, ils se cachent, et essayent
de pousser encore, en s'accrochant aux plus petits privilèges. Ils
trompent et dupent les ouvriers, en essayant de regagner tout ce qu'ils
ont perdu. Le prolétariat ne doit pas espérer que de tels
gens et forces puissent les sauver de la renaissance du capitalisme. Seulement
sa propre vigilance peut servir comme une garantie. Le prolétariat
ne doit pas avoir de foi sur ses meilleurs représentants, pour qu'ils
commencent, en se séparant de la classe, à agir conformément
à leurs propres intérêts individuels. Le prolétariat
ne doit même pas avoir confiance au parti auquel il a donné
naissance, quand il tient le pouvoir; le pouvoir est un privilège
tel que seulement le prolétariat lui-même ne sera pas corrompu
et embourgeoisé par lui. Seulement la vigilance continue de toute
la classe, en agissant en défense de ses droits et privilèges,
si c'est nécessaire avec les armes à la main, seulement le
contrôle continuel de la classe sur tous les processus sociaux, seulement
l'enthousiasme éternel et l'initiative des organisations prolétariennes
peut fournir l'hégémonie pour le prolétariat. C'est
pourquoi, en n'annulant pas l'appel pour l'unité des prolétaires
de tous les pays, nous proclamons que le slogan clé de notre temps
est:
" VIVE LA DICTATURE DU PROLÉTARIAT "!
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