Introductionde COMUNISTES de CATALUNYA au LE SECOND MANIFESTE COMMUNISTE par A.B.RAZLATSKI Introductionpour les lecteurs occidentaux et mondiaux Introduction(1999)- LeSecond Manifeste Communiste (A.B. RAZLATZKI)
Avant-propos(1979)-
Ipartie: Bourgeois et proletaires.-
LaII partie: Le prolétariat comme chef-
IIIpartie: La crise du mouvement ouvrier-
IVpartie: Dictature Proletarienne & Democratie Proletarienne-
Vpartie: Les classes et la lutte pour le socialisme
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IIieme Manifeste Communiste - IVieme Partie
IV partie
Dictature Proletarienne & Democratie Proletarienne
Ayant accompli la victoire politique, c'est-à-dire la prise ferme
du pouvoir, le prolétariat, dans l'aspect le plus fondamental, change
l'essence de toutes les valeurs dans la société. Les moyens
de production, les fonds pour la consommation, la terre, les richesses
de la nature, les produits artistiques et les monuments, tout ceci devient
propriété du prolétariat. Cela devient sa propriété
immédiatement, sans attendre la nationalisation ou un quelconque
acte de confiscation et transfert, au moment même de la prise du
pouvoir.
Apparemment cependant, l'histoire est prête à laisser en
arrière desfaits qui contredisent cette conquête. La révolution
prolétarienne se produit, pendant qu' une économie paysane
petite-bourgeoise se maintient et elle produit et vend les marchandises
des artisans. Les propriétaires des entreprises qui n'ont pas été
nationalisées continuent leur recherche de profits... Oui, tout
est donc ainsi. Mais c'est seulement une forme, une apparence, une ombre
du capitalisme du passé.
Au moment de la victoire prolétarienne, la loi fondamentale du
socialisme rentre en force. Pour maintenir le fonctionement utile de la
société, le prolétariat victorieux a besoin de l'activité
de couches très variées de la population, et par conséquent,
il doit stimuler de telles activités. L'essence de la propriété
a changé radicalement par la victoire prolétarienne, mais
la conscience des gens est incapable de répondre à la victoire
avec des changements à la même vitesse. Cette conscience n'est
pas encore préparée pour reconnaître de nouveaux stimulants,
les concepts bourgeois y vivent encore, elle continue à interpreter
les résultats des activités avec des mesures bourgeoises
seulement et poursuit les buts individualistes bourgeois.
Le prolétariat doit s'affronter à ceci. La forme des gains,
la forme de leur défense dans la loi: c'est ainsi qu'est stimulée
l'activité de ces couches de la population, encore non préparées
pour la réorientation socialiste. Ce n'est ni capitalisme ni même
un reste. C'est simplement une ressemblance superficielle, une simulation
externe des relations capitalistes dans la forme de stimulation comprise
par des segments définis de la société qui les attire
dans l'activité utile à la société. Cette forme
de stimulation peut être supplantée par une autre forme. Elle
peut aussi être abolie en général, si le prolétariat
peut prendre sur lui-même ou se libérer des fonctions accomplies
par de telles couches de la société. Cette forme peut changer
là où c'est avantageux pour le prolétariat, où
cela correspond à ses intérêts et si longtemps comme
il continue à y correspondre.
Tout est subordonné aux intérêts du prolétariat.
Telle est la base légale de société socialiste. Toute
autre législation est sa conséquence directe. Et quand les
discussions portent au sujet de la démocratie pour les couches non
- prolétariennes, il n'y a pas de raison de chercher un support
dans les précédents historiques (car il n'y en a pas). Le
prolétariat ne doit partager le vrai pouvoir avec personne. Les
occasions démocratiques pour l'expression des opinions et intérêts
des groupes et classes non - prolétariens sont autorisées
seulement afin que, en faisant inventaire de ces intérêts
et changements produits en eux, une restructuration dynamique du système
de stimulation puisse avoir lieu. Cela permet de diriger les activités
des strates non - prolétariens vers efficacité maximale
au service du prolétariat. Ainsi donc la dictature du prolétariat
ne doit pas, même dans sa plus petite mesure, être prise comme
un système politique qui fournit la démocratie authentique
à toute classe ou couche, sauf pour le prolétariat lui-même.
En questions de lois et de politique, dans les décisions économiques
et sociales, la dictature prolétarienne doit être consciemment
une vraie dictature souveraine. Elle doit gouverner dans les intérêts
exclusifs du prolétariat, à travers la provision et l'élimination
de libertés spécifiques pour les strates non - prolétariens,
exactement comme dans la question de la liquidation de la propriété
privée des moyens de production.
Cela ne veut pas dire arbitrariété débridée
ou autonomie monarchiste dans les relations avec les strates non - prolétariens.
L'insouciance n'est pas dans l'intérêt du prolétariat;
la dictature prolétarienne doit élever avec soin les conditions
pour tous les strates qui mènent au plus haut niveau d'efficacité
dans les activités utiles au prolétariat. Le prolétariat
doit être guidé par les intérêts de classe, de
même dans le soin et intérets d'autes strates, que dans sa
limitation et répression, en ne s'inquiétant pas du tout
dans leurs intérêts.
Le système socialiste est la plus haute forme de démocratie,
non pas parce qu'il soit disposé à accorder le droit bourgeois
au suffrage universel ou des privilèges bourgeois concrets à
l'intelligentsia, mais parce que, pour la première fois dans l'
histoire, la classe dominante est une classe ouverte. Chaque membre
de la société a l'occasion de se joindre à cette classe,
d'obtenir tous les privilèges actuels et d'assumer toutes les responsabilités
correspondantes. L'unique vraie forme de démocratie dans la société
socialiste c' est la démocratie pour le prolétariat,
et c'est tout qui est exigé pour assurer sa transformation graduelle
en société sans classes. La démocratie prolétarienne
deviendra alors la démocratie pour tous.
La démocratie prolétarienne est la seule démocratie
de classe qui se transforme en démocratie pour tous. Mais pour que
ceci puisse avoir lieu il est absolument essentiel que le prolétariat
demeure la classe dominante, puisque c'est la seule classe ouverte de toutes
les classes qui dans histoire a mené une lutte pour la connaissance
approfondie de la société. Et encore, la dictature du prolétariat,
le long de toutes les voies vers la société communiste doit
non seulement, inévitablement, gagner la lutte contre les autres
classes, mais aussi elle doit empecher le surgissement et le développement
de toutes les autres classes aussi longtemps que les conditions pour une
telle naissance et développement existent dans la société.
Comment est-elle donc une telle dictature prolétarienne?
Comment est-ce que la classe ouvrière doit realiser sa dictature?
Dire que cette dictature c'est le pouvoir de l'état c'est insuffisant.
Oui, l'état socialiste ne peut être rien d'autre que la dictature
révolutionnaire du prolétariat. Mais l'état et le
prolétariat sont différents, et ils organisent differemment
les sujets sociaux. Afin que leurs intérêts coïncident,
même si c'est seulement pour une courte période historique,
les conditions suivantes sont nécessaires:
L'état et la dictature de classe sont aussi dissemblables dans
d'autres aspects. L'état, comme un certain type de mécanisme,
est un moyen de rendre effective une dictature, un facteur de direction
et d'influence irrésistible sur la société. Mais afin
que cela puisse être l'instrument de toute une classe donnée,
que les règles de la société soit dans l'intérêt
de cette classe, c'est essentiel que cette classe précisément,
et pas ses représentants individuels, aient dans leurs mains les
leviers, les clés et les pouvoirs, pour contraindre l'état
a prendre les intérêts de cette classe comme étant
leur propre interets.
Une dictature de classe est un système de relations sociales
qui fournissent à la classe dominante le contrôle sur la société;
y compris la suppression de l'initiative politique de toutes autres classes
qui menacent leur dictature.
La bourgeoisie encourage les principes les plus démocratiques
pour la formation du pouvoir de l'état et transfere à l'état
des ressources financières colossales en forme d'impôts sur
les gains, ne craingnant jamais que cela puisse être retourné
contre elle. Elle demande de l'état seulement une chose: la défense
absolue de la propriété privée. Dans la propriété
reside sa force. Parce que c'est la propriété, à travers
ses effets organisatifs, précisément en conférant
le droit de décider sur la distribution des marchandises et en fournissant
les organisations employées par la bourgeoisie qui garantit sa place
de décision à la bourgeoisie et son contrôle sur l'état.
Le prolétariat, comme l'ensemble des ouvriers, n'a en général
aucune occasion de construire sa dictature sur une base analogue. Le prolétariat
est pauvre et personne ne lui prête aucune attention dans les décisions
de l'état. Comme les esclaves dans la Rome ancienne, qui se soulevaient
contre un maitre pour être asservi par un autre , comme les paysans
en Russie qui se révoltaient pour le " bon tsar", aussi le prolétariat,
en créant une autorité et en lui confiant aprés la
distribution des coûts et bénéfices et en abandonnant
tous les moyens de contrôle sur lui, lui-même encourage de
nouveaux patrons, un nouvelle bourgeoisie. C'est comme c'était,
et ce serait, si ce n'était par une condition. Cette condition,
qui survient du caractère social de la production, est la capacité
du prolétariat pour l'auto-organisation.
Précisément la capacité du prolétariat pour
s'organiser lui même à une étape historique définie,
lui permet de forger ses propres chefs. Mais dans la réalisation
de cette capacité, le prolétariat cesse d'être simplement
un ensemble d'ouvriers; il agit comme une classe, comme un sujet social
intégral, et dans ce chemin il devient la force irrésistible
de la société. En émergeant victorieux de la lutte
de classes, le prolétariat, encore comme un sujet intégral,
devient le propriétaire de toutes les richesses de la société.
Mais il est simplement impossible de les administrer à la mode bourgeoise,
en les utilisant directement pour son propre intêret subjectif de
classe. Pour ceci, il est nécessaire de construire un système
social suffisamment complexe hors des matières léguées
par l' histoire et d'après les relations qui prédominent
dans la société à ce moment donné. Mais ces
relations doivent être restructurées et reformées pour
fournir une garantie du caractère de classe de la dictature du prolétariat.
Un système de relations sociales qui opére à travers
les capacités d'auto organisation du prolétariat, en ayant
une base prolétaire d'auto organisation, peut exister seulement
si, au cours de son opération, il garantit la satisfaction des intérêts
prolétariens définis. Mais ces intérêts sont
présicément la fusion des intérêts organisatifs
et collectifs, d'intérêts qui ont un caractère social,
dans l'intérêt de la classe. Dans ce système, l'état
joue le rôle du mécanisme social qui contraint et stimule
l'activité préméditée d'individus à
travers les intérêts personnels, individualistes, et qui règle
la satisfaction de ces désirs selon telle activité. Il est
facile de voir que, si l'état ferme tout à fait à
clef ce rôle, en se basant seulement sur sa mise en fonctions, il
commencera à fonctionner dans les intérêts de son propre
appareil, et cet appareil se transformera en un organisme parasitaire,
en obligeant la société à le servir. En conséquence,
il cessera de satisfaire les intérêts des ouvriers qui ont
un caractère social, il cessera de satisfaire leurs besoins intellectuels,
et cela mènera à l'affaiblissement de l'auto organisation
du prolétariat et aidera directement la formation des plus hauts
niveaux de l'appareil de l'état bureaucratique dans une classe dominante
qui exploite les masses travailleuses.
La tâche du prolétariat révolutionnaire organisé
est de ne pas permettre l'isolement, une coupure nette de l'état.
Le prolétariat doit utiliser le mécanisme de l'état
pour imposer la volonté de classe. Il doit jouer sur les intérêts
individualistes des membres de la société et diriger leur
activité vers la satisfaction des intérêts sociaux
pour consolider dans les relations sociales et dans la conscience des individus
une appréciation des demandes et intérêts de la société.
Et pour ceci le prolétariat se doit d'affronter une multitude d'autres
problèmes pour devenir une réalité, pour que tout
soit possible. Ceci inclut couper toute auto activité de l'état
dirigée contre le prolétariat. Cela inclut de changer les
fonctions de l'état et changer les tâche placées devant
lui d'après les changements et développements des intérêts
du prolétariat. Il inclut aussi, l'élimination la plus catégorique
de l'occasion pour l'etat d'entraver le développement libre des
intérêts prolétariens. Sans une solution à ces
problèmes, sans la construction d'un système entier de relations
qui fixent la réalisation logique de l'intérêt prolétarien
dans un développement, révolution et renouvellement de la
société, tout discours sur la dictature prolétarienne
peut être seulement de l'air chaud.
Les positions de l'état sont opposées à la société,
et dans cette opposition il possède des avantages considérables.
Même l'état bourgeois, les possibilités économiques
duquel sont façonnées par les volontés des capitalistes,
et lequel a à sa disposition quantités colossales de marchandises,
distribue une part vitale de la richesse sociale. L'état socialiste
se charge lui-même de la distribution de toutes les marchandises,
et dans la société il n'y a pas et ne peut y avoir rien comparable
à l'état dans cette mesure. Et cela veut dire que toute la
force des organisations sociales employées est dirigée vers
la défense des intérêts de l'état. Dans de telles
conditions, comment est-ce que la société peut se défendre
de l'exploitation de l'état?
Et bien l'état a ses faiblesses. Par dessus tout, c'est une organisation
payée, stimulée par les biens matériels, et cela veut
dire que les activités des membres des differents échelons
de ce mécanisme, dans la défense de leurs intérêts
communs, sont vaincus par leur dépendance économique et parce
que de telles attitudes ne sont pas dictées par leurs intérêts
de base. Deuxièmement, chaque membre de l'appareil de l'état
n'obtient pas de façon simple l'occasion de s'approprier d'une certaine
quantité de biens: ceux-ci lui sont fournis sous des conditions
définies et, dans ce sens il est sous le contrôle de la société.
Troisièmement, le même système que le mécanisme
de l'état organise n'est pas formé par l'état mais
par la totalité de la société; ainsi donc, sous des
conditions définies, il se trouve au devant de chaque membre de
l'appareil de l'état et il dicte l'intérêt de la société.
Les faiblesses existent, et elles doivent être utilisées
par la société prolétarienne pour maintenir le contrôle
sur l'état prolétarien, mais ce n'est pas si facile. L'activité
spontanée du prolétariat en exerçant ce contrôle
ne peut pas être garantie. L'état alors immédiatement
s'échappe au contrôle et se restructure pour éliminer
ses faiblesses. Afin que le contrôle de la société
sur l'état puisse être efficace, la société
doit s'opposer à l'état avec une telle force qu'elle sera
capable de couper toutes les tentatives de l'état de se restructurer
en marge du système social, de même qu'elle sera capable d'entraver
les efforts de l'état pour libérer ses liens du contrôle
social, et, en fin, elle sera capable de détruire tout le système
de l'état, si ce système refuse de subordonner le bienêtre
personnel aux intérêts sociaux.
La société doit s'opposer à l'état avec
de l'organisation. Et cette organisation peut être seulement
l'organisation auto - dirigée de la masse prolétarienne,
une organisation plus solide que celle basée sur l'unité
des intérêts fondamentaux des ouvriers.
La société doit s'opposer à l'état avec
le parti prolétarien auto-dirigé et organisé.
Le parti prolétarien auto dirigé est la forme d'organisation
prolétarienne et avec son aide le mécanisme de l'état
peut être forcé à servir les intérêts
du prolétariat, et être le moyen pour la réalisation
de la dictature du prolétariat.
Voici la clef. Le parti doit être auto - dirigée, c'est-à-dire
d'un côté volontaire, capable d'attirer les gens grâce
à leur intérêts sociaux collectivistes exclusivement,
et non pas par la promesse d'un avantage personnel, et engagé avec
la discipline consciente et l'enthousiasme personnel. Le parti doit être
prolétarien, puisque seulement le rapport particulier du prolétariat
avec le produit social global fournit une garantie de la distribution de
biens et de travail dans l'intérêt de la totalité de
la société. Et ce doit être un parti, puisque seulement
un parti peut garantir une politique intégrale, un point de vue
mondial unifié qui surveille tous les liens du mécanisme
de l'état, seulement un parti est capable d'organisar et de diriger
les activités des masses pour le changement et l'amélioration
de ce mécanisme.
Mais ce n'est pas tout. Un tel parti, avec l'organisation la plus puissante
et en hayant le support des masses prolétariennes, nécessairement
doit avoir la possibilité de prendre sur lui-même tout le
pouvoir absolu, tout le contrôle de la société.
Et cela c'est ce qui ne doit pas se faire! Le parti doit rester contre
l'état, il doit agir sur l'état seulement à travers
les masses prolétariennes. En d'autres mots, chaque décision
du parti doit être évaluée par le support de toute
la classe, par son empressement au combat de classe. Un parti qui sert
les intérêts du prolétariat ne doit pas lier son activité
avec celles de l'état, il doit rester en opposition continue
à l'état.
Maintenant nous pouvons rassembler tout ceci comme un plan pour l'ensemble
des relations sociales. L'état administre la société,
y compris l'ensemble de tous les prolétaires. Le parti surveille
l'état. Le prolétariat, toute la classe, surveille les décisions
du parti en les personnifiant dans leurs propres activités de masses
dirigées à changer le système de l'état. Et
à l'inverse: le prolétariat transfère et délègue
au parti ses idées les plus avancées; le parti assure la
réalisation de ces idées en forme d'état; l'état
consolide l'établissement de ces idées dans la société.
C'est le seul plan de relations sociales qui peut assurer l'existence
et la reproduction continue de la dictature du prolétariat dans
la société.
Pour évaluer la disposition des forces qui correspondent à
la dictature du prolétariat, nous devons d'abord faire une pause
pour un examen plus profond. Contrairement aux autres composants de la
dictature prolétarienne, le parti doit avoir toujours une compréhension
précise de ses buts de base et de ses tâches à chaque
étape concrète. Cela ne veut pas dire que le parti doit être
le cerveau de la société. Non, le destin du parti est plutôt
celui de jouer le rôle d'un organe sensoriel, pour comprendre de
façon aigue la réalité et les premières impulsions
du mouvement de masses. Mais avant qu'il puisse être intégré
dans une restructuration définie, chaque impulsion doit être
comprise par le supercerveau, la conscience du prolétariat; parce
que seulement son approbation peut conférer l'impulsion de la réalité.
Si le parti se dévie des intérêts du prolétariat
ou se place devant lui, ceci sera senti immédiatement.
Tenant à son but de construire vite la société
communiste, le développement des relations sociales dans la direction
du communisme, le parti doit comprendre la divergence tranchante entre
ses propres tâches et celles de l'état prolétarien.
En dépit du fait que l'état prolétarien, en général,
à l'étape du mouvement vers le communisme, joue un rôle
positif et il est le seul moyen de réaliser ce mouvement, chaque
forme
concrète de l'état prolétarien est l'élément
le moins évolué de la société prolétarienne
à ce moment historique là. Et c'est parce qu'il n'est pas
occupé par la recherche des plus hauts et nouveaux niveaux, mais
par la consolidation d'un niveau de conscience sociale qui a déjà
été atteinte et surpassée. L'état, en restant
prolétarien, expose son caractère avancé seulement
dans les aspects externes, dans ses relations avec l'environnement non
- prolétarien seulement. Dans ses relations avec le prolétariat
il reste toujours bourgeois parce qu'il meurt seulement dans la mesure
ou il perd le support des gueules de bois individualistes dans le prolétariat
lui-même et dans d'autres membres de la société.
Le parti encourage à ce que ceci se fane avec tous les moyens
à sa disposition, son travail idéologique fixe des changements
définis dans la conscience de la société et dans le
mouvement organisé du prolétariat pour la consolidation par
l'état des changements qui se sont produits. L'état est incapable
de personnifier une idéologie qui devance le niveau courant dans
ce chemin; il change et progresse seulement sous la pression des masses,
et il perd sa fonction dans la mesure ou les masses transforment leur conscience
sur le chemin vers la conscience sociale communiste. L'augmentation de
la conscience sociale communiste, en général, ne consiste
pas dans la connaissance approfondie de la culture, ni dans l'assimilation
de la théorie du développement social, bien que tout ceci
soit utile, mais tout simplement dans la predomination du collectiviste
sur la conscience individuelle. Mais le développement des intérêts
collectivistes de chaque membre de la société dépend
directement de leur niveau de satisfaction; il fleurit dans la victoire
et se fanne dans la défaite. C'est là où le parti
et ses armes théoriques jouent un rôle décisif, en
assurant la sélection des voies vers la victoire et en organisant
les masses pour cette victoire. Seulement l'interaction continue d'après
les intérêts communs, peut garantir l'établissement
dans chaque individu de l'idée communiste principale que la place
sociale de l'individu est déterminée par le degré
de son collectivisme. Incidemment, c'est pourquoi toutes les tentatives
d'"implanter" le communisme par l'état ou par un parti-état
souverain sont futiles; on ne doit pas espérer le développement
de caractéristiques collectivistes a partir de motivations individualistes.
À chaque forme concrète historique de l'état socialiste,
les masses doivent librement offrir leur reconnaissance mais pas leur soumission;
et c'est exactement à ce sujet que le parti doit s'inquiéter,
qui écrasera la complaisance conservatrice avec son enthousiasme
inépuisable.
Bien que subordonné à la société, l'état
sert sa majorité, en même temps que les idées
avancées, qui garantissent le mouvement vers l'avant, surgissent
dans les esprits d'une minorité. De telles idées peuvent
devenir la propriété de toute la société, les
idées principales de l'état seulement s'ils sont supportés
par le parti qui, à travers son activité idéologique,
en fait les idées de la majorité. Sans le support organisé
d'un parti aucune idée de la minorité ne serait capable d'être
maintenue contre le fonctionnement de la machine de l'état.
L'opposition entre le parti et l'état dans la société
socialiste est le reflet le plus direct, le plus réel de la contradiction
fondamentale du socialisme, la contradiction entre le communiste et le
bourgeois, le social et le personnel, le collectiviste et l'individualiste.
Dans cette contradiction se trouve la source du développement vers
le communisme, et plus clairement les forces d'opposition sont reconnues,
plus exactement les causes de leur opposition sont définies dans
chaque etape historique concrète, plus efficacement le processus
de vaincre ces contradictions continuera et le chemin de la société
vers le communisme sera plus directe.
Le parti et l'état se présentent comme deux structures
qui organisent la societé, deux types d'organisation sociale: direction
et gestion. C'est comme si ces structures se trouvaient dans des pôles
contraires de la vie sociale. La gestion c'est une coordination de l'activité,
la direction est une coordination de la conscience. La gestion exerce son
influence sur l'individu à travers les limitations et les stimulants,
la direction demande la compréhension et influence à travers
opinion publique. La gestion demande à l'individu, ne connaissant
aucun autre moyen que le contrôle économique. La direction
divulgue à l'individu la possibilité de gestion sociale directe,
non liée aux circonstances économiques. La gestion opère
sur l'expérience accumulée du passé, la direction
cherche son support dans le futur.
La société sert comme la source, en nourrissant le parti
et l'état de façon continue. Que se passera-t-il alors?
Le prolétariat, sous la direction du parti, prend le pouvoir;
donc le parti, bon gré mal gré, devient souverain. Nécessairement
il doit prendre une partie décisive pour assurer la victoire du
prolétariat, pour liquider les forces capitalistes résiduelles,
dans la destruction du vieil appareil de l'état et la construction
du nouveau. Et le nouvel appareil de l'état peut être composé
de cadres du parti, seulement de gens qui ont prouvé leur attachement
à la cause prolétarienne. Où se trouve alors l'opposition?
Mais peut-être les choses n'ont pas besoin d'être ainsi?
Non, c'est la seule façon! Est-ce que nous rendrons le pouvoir aux
"Varangians"[2]dont
les buts sont si loin de ceux du prolétariat? Et en général,
pour l'état nouveau né il y a seulement une possibilité,
un soutien solide pour l'établissement du pouvoir qui est le plein
support de toutes les couches prolétariennes cimenté dans
l'ensemble du parti.
La solution, paraît-il, est predéterminée. Et pour
tout ceci... le parti prolétarien, en se liant avec l'état,
se trompe au sujet de la facilité apparente pour la réalisation
de buts révolutionnaires seulement à travers le mécanisme
de l'état. Une telle trajectoire peut consolider la victoire du
prolétariat et sa connaissance approfondie des autres classes, mais
pour les questions du développement supplémentaire du prolétariat
lui-même et de sa conscience, ceux-ci sont exclus de la sphère
d'activités du parti et deviennent inaccessibles à lui. En
devenant le parti gouvernant il peut rester prolétarien, mais par
là il ne sera pas l'avant-garde du prolétariat mais il représentera
les moins évolués de ses strates.
Diriger la progression consciente de la société c'est
possible pour un parti d'opposition seulement, en basant son travail sur
l'appel au caractère collectiviste des ouvriers et en organisant
le prolétariat pour l'activité collective comme un contrepoids
à l'administration qui lie la société avec son système
de stimulants contraignants.
Donc, qu'est-ce que nous devrions avoir? Un système de deux partis
ou multipartidiste? Et est-ce que nous laisserons les contradictions sociales
se résoudre à travers la lutte entre le parti gouvernant
et celui de l'opposition?
Mais, le long de ce chemin, la contradiction fondamentale de la société,
la source de son développement, serait dissimulée, se compliquerait
et serait meme poussée tout à fait de côté dans
la lutte pour le pouvoir; c'est-à-dire, les contradictions secondaires
détourneraient beaucoup d'efforts, mais en aucun sens elles n'aideraient
à la formation de la société avancée. En plus,
l'existence de beaucoup de partis aide inévitablement à la
stratification de la société et à la division de ses
intérêts, c'est à dire, cela sert pour placer des obstacles
supplémentaires sur le chemin de la transformation vers la société
sans classes.
Non, la résolution du problème de la dictature du prolétariat,
est possible seulement en coupant avec les précédents historiques
(et tous ceux qui sont étrangers au prolétariat), en les
libérant du schematisme habituel. Ce n'est pas en opposant un parti
gouvernant à un autre d'opposition, mais l'opposition immédiate
entre le parti et l'état; c'est ce qui vraiment révèle
les contradictions sociales, c'est pour cela que le prolétariat
doit s'efforcer.
Oui, le parti doit guider le prolétariat dans la lutte pour le
pouvoir. Oui, le parti, à la tête du prolétariat doit
saisir ce pouvoir. Oui, il doit détruire le vieil appareil de l'état
et en construire un de nouveau. Il doit encourager ses organisateurs les
plus expérimentés, dirigeants et chefs, aux postes principaux
de l'état; et alors il doit les effacer immédiatement
de la liste du parti en tant que membres avec droit de vote.
Tout juste ainsi. Cela ne signifie pas une rupture complète mais
une restructuration radicale des relations; on exclut donc totalement l'intervention
de l'état dans les affaires du parti et l'influence directe des
intérêts de l'état sur l'activité du parti.
Le parti doit continuer à superviser ses membres qui ont été
promus à des postes administratifs, il doit comprendre leur intérêts
d'état et il doit prouver être une aide directe dans l'organisation
des masses pour supporter les mesures de l'état. Mais le parti doit
faire ceci, non pas sous le diktat de l'état, mais seulement comme
émergeant de ses propres buts et tâches. C'est complètement
naturel que ce support sera plus énergique et puissant dans la première
période, quand les idées principales du parti et de l'état
sont presque complètement convergentes, quand l'état est
en train de se consolider et il a besoin de tout le support. Mais le parti
ne doit s'engager avec aucune promesse même dans cette période.
En détachant ses meilleurs cadres et en dirigeant des forces
aux postes de l'etat, le prolétariat doit reconnaître clairement
que cela ne résoudra pas tous les problèmes du développement
social. Tôt ou tard, les intérêts de l'appareil de l'état
rentreront en contradiction avec les intérêts du développement
du prolétariat, et cela deviendra une contrainte pour la formation
des structures de l'état et le but de quelques unes de ses fonctions
sera perdu.
On aura besoin alors d'une nouvelle révolution, qui puisse élever
au niveau de l'état ces changements qui ont eu lieu dans la conscience
de la société. Seulement un tel développement révolutionnaire
ininterrompu peut mener à la fondation d'une société
communiste.
Ayant pris le pouvoir à la bourgeoisie au coût des vies
de ses meilleurs combattants, le prolétariat est obligé de
preter attention a ceci dans le futur, en essayant de continuer la révolution
sans lutte sanglante. Le prolétariat doit priver l'état de
toute possibilité de créer des organisations anti - prolétariennes.
Il doit aussi consolider constitutionnelement ses propres droits qui lui
procurent des voies pour la transformation démocratique de l'état.
Ces droits sont comme suit:
-
la liberté d'organisation auto - dirigée du prolétariat
et des garanties de l'état pour ces libertés en leur accordant
de la place dans les moyens de propagande de masse et ainsi successivement,
-
l'interdiction de la participation directe des serviteurs de l'appareil
de l'état dans les organisations sociales et politiques,
-
limitations sur l'activité autodirigée des strates non prolétariens.
Mais le plus important est, le prolétariat ne doit jamais
l'oublier, que bien que reconnus dans la constitution, de tels droits ne
fourniront aucune vraie garantie sans la préparation du prolétariat
lui-même pour les défendre de la manière la plus décisive.
Si le prolétariat est incapable de défendre ses libertés,
ses privilèges et son parti prolétarien, cela signifie que
sa conscience n'est pas encore mûre pour le socialisme. Et à
l'inverse, si le prolétariat est capable de défendre ces
droits, sans concessions, inflexiblement, avec les armes à la main
quand c'est inévitable, alors c'est ce qui fixera précisément
sa liberté dans le mouvement vers le communisme. Le socialisme est
possible seulement quand la conscience de classe du prolétariat
et de son organisation ont développé l'empressement pour
saisir le pouvoir en main à n'importe quel moment.
Seulement en assurant la fusion de ses intérêts sociaux
et collectifs dans l'activité du parti prolétarien, seulement
en maintenant un minimum d'organisation, et cela signifie en opposition
aux autres couches sociales, le prolétariat sera capable de se sentir
maître de la situation, il sera capable de maintenir l'obéissance
de tout le mécanisme de l'état et il sera capable de le restructurer
à n'importe quelle esfere que se soit nécessaire.
Etre maître de la situation cela signifie être chargé
de la distribution des biens. Et bien que beaucoup de démarches
de cette question soit, inévitablement, confiées à
l'appareil de l'état, le prolétariat doit reconnaître
que le dernier mot repose toujours en lui; car tout fonctionnaire de l'état,
y compris le plus haut, peut être renvoyé de son poste et
peut être privé de ses avantages par la volonté du
prolétariat. À cause de la disponibilité du parti
prolétarien envers les ouvriers, pour organiser ses activités
de masses, ce droit cesse d'être une fiction et devient de vrais
moyens pour diriger l'état.
Pour sa part, le parti, même s'il en a l'occasion, doit refuser
de participer à la distribution directe des biens, mais il doit
faire les efforts les plus décisifs pour placer toutes les activités
de l'état sur ce terrain sous le contrôle de toute la classe,
de toute la masse prolétarienne. Car, si la distribution de biens
n'est pas contrôlée par tout le prolétariat,
elle deviendra le butin d'une nouvelle bourgeoisie, quel que soit
la forme qu'elle prenne.
Ainsi donc, l'appareil de l'état, tout au moins ses parties clefs,
doit être composé de gens précédemment instruits
dans le travail d'organisation du parti. Ils doivent être supervisés
par le parti dans toutes leurs activités et ils doivent porter la
responsabilité directe à la classe dominante, le prolétariat.
Le parti doit aussi être formée directement par la masse prolétarienne.
Et il doit accomplir la condition suivante:
Le parti est la plus haute forme d'organisation auto - dirigée
du prolétariat. Servir le prolétariat doit être pour
le parti non seulement son idée principale, mais aussi la seule
exigence de ses membres, qui dépend de la satisfaction de leur adhésion
soutenue. Pendant que l'état sert le prolétariat, en étant
stimulé par la partie de biens qui lui sont distribués, pour
le parti le service au prolétariat est le but et le stimulant. Donc,
le parti et l'état servent différemment le prolétariat.
Servir le prolétariat, satisfaire ses besoins actuels, en s'adaptant
à ses intérêts présents et en créant
pour lui les conditions pour son développement culturel et créatif,
ce sont les obligations de l'état.
Le parti a d'autres tâches.
Infatigablement, de parole et de fait, le parti doit clarifier au prolétariat
que ses présents intérêts sont de faux intérêts;
qu'ils sont analysés avec le bagage ancien de l'histoire féodale
et bourgeoise, et qu'en aucun cas ils ne correspondent aux possibilités
avancées de la société. Il doit clarifier que ce que
le prolétariat demande justement de la vie et ce qu'ils peuvent
construire, sera largement meilleur.
Le parti doit aider le prolétariat à utiliser les occasions
dont il dispose pour son vrai développement culturel; c'est à
dire pour l'association, pour l'influence décisive de la formation,
par l'humanité, du système général pour comprendre
le monde et pour la connaissance approfondie des possibilités énormes
de la société humaine.
Le parti doit developper à partir des interets actuels du prolétariat
ses intérêts de futur. Il doit enrichir l'esprit de confiance
mutuelle et le collectivisme, en insistant toujours sur la dépendance
de la situation sociale, plus directement sur les facteurs sociaux que
sur les facteurs économiques.
Le parti doit agir comme l'organisateur de la lutte de masses pour le
changement social révolutionnaire, pour l'incarnation de ce qui
est nouveau et avancé dans les formes d'état et pour leur
inculcation dans les esprits et les opinions de la masse; c'est pour la
transformation des intérêts futurs dans la réalité
d'aujourd'hui.
Pour faire face à ces tâches, le parti ne doit pas être
composé de gens qui ont démontré une fois leur capacité
de servir le prolétariat, mais plutôt de gens qui le prouvent
dans chaque mouvement, chaque jour de leurs vies. Pour cela le parti non
seulement doir être capable d'attirer vers ses rangs l'enthousiasme
enrichissant de la jeunesse, mais il doit aussi être capable de se
liberer lui-même des individus avec incrustations conservatrices.
Le parti doit s'assainir, non seulement de ceux qui vivent dans les
jours passés, mais aussi de ceux qui sont crottés dans le
présent. Pour eux, le temps est venu de passer du travail idéologique
à la mise en oeuvre pratique de leurs propres idées, et le
parti doit les pousser à affirmer le travail, en le libérant
simultanément de leur influence.
En réalité, dans la société contemporaine,
ce n'est pas tout le monde, même parmi les ouvriers, qui est
capable de consacrer sa vie entière et tous ses efforts au service
désintéressé au prolétariat. Mais, dans
la vie de presque tout le monde, il y a une période ou le social
prédomine sur le personnel, quand leurs activités sont dictées
par les intérêts collectifs et non pas par l'avantage personnel.
C'est dans cette période précisément que leur auto-motivation
doit être unie au parti, dans la structure pour résoudre les
problèmes du parti.
C'est seulement alors, quand la conscience d'un être humain a
grandit au-dessus de ses préjugés et des instincts biologiques,
dans la période de sa plus haute élévation spirituelle,
c'est seulement alors que l'individu est digne d'adhésion au parti,
qu'il est convenable pour travail du parti, capable, avec le parti, de
placer devant la société les problèmes du futur. Mais
le parti ne peut pas compter sur l'enthousiasme toute la vie, et c'est
pourquoi la confiance pour toute la vie ne peut être garantie à
personne.
Le travail du parti n'est pas le seul cadre ou la société
peut être servie; l'état présente au citoyen une autre
forme de service, encouragé par la satisfaction de besoins personnels.
Ceux qui ont survécu à leur élévation, chez
qui l'individualiste a prédominé, le parti doit les séparer
de ses activités; les séparer sans reproche mais avec respect
et reconnaissance des mérites; la séparation impitoyable,
cependant sans couper tous les liens.
Et à la tête de la liste de ceux qui doivent être
séparés des affaires du parti, se trouvent ceux dont le travail
est lié à prendre des décisions d'état, étant
donné que dans la société prolétarienne il
n'y a pas un seul problème interne ou le parti et l'état
adopteraient la même solution. Le développement de la conscience
sociale inclut aussi la reconnaissance du fait que chaque individu règle
ses contradictions lui-même, dans sa propre conscience, et que personne
ne peut les résoudre pour lui, au niveau de l'état.
Les solutions, proposées par le parti et assumées individuellement
par la majorité de la société prolétarienne,
sont des transformations révolutionnaires, des changements dans
la conscience de chaque individu; en même temps elles marquent une
cassure définie dans le social: c'est la conscience de classe. Le
renouvellement de la conscience de classe du prolétariat trouve
une forme concrète d'expression, qui se reflète, dans une
forme plus précise et concentrée, dans la conscience des
leaders individuels. De cette façon, les nouveaux intérets
de classe s'expriment à travers les idées; elles sont définies
par les conditions historiques et pénètrent dans la conscience
individuelle des ouvriers. De telles idées ont une signification
d'organisation décisive à travers la mobilisation du prolétariat
pour l'activité coopérative qui vise l'exploit des buts de
classe.
Les idées formulées par les leaders reflètent les
exigences de la classe, elles ne sont pas identiques aux intérêts
engendrés par la réalité objective dans les individus
séparés, et c'est pourquoi elles ne peuvent pas être
prises comme une espèce de programme personnel et elles peuvent
être adoptés seulement avec la reconnaissance de la dépendance
personnelle sur l'activité collective et le collectif. Les idées
des leaders ne pénètrent pas dans la conscience de chaque
individu tout de suite. Elles ont besoin d'être poussées chaque
fois, le long d'un même chemin difficile, en cassant la barrière
habituelle de l'individualisme et en fissurant la coquille de la complaisance
conservatrice. Au début, elles sont adoptées seulement par
ceux qui sont les plus réceptifs, et à travers eux, on obtient
une diffusion beaucoup plus large. L'essence de la question est que la
diffusion immédiate d'idées dans la société
est généralement impossible; la société est
suffisamment conservatrice et indifférente à la nouveauté
que toute idée peut y dépérir. Mais une fois comprises,
même seulement par une très petite minorité, les idées
avancées mènent cette minorité
à l'action,
et alors ce même mouvement de la minorité dérange le
sommeil de la société qui doit alors définir son rapport
avec les événements d'une façon ou d'une autre et
cela mène à l' activité. Ainsi l'activité s'élargit,
et les idées s'étendent et se dispersent.
La diffusion d'idées est accompagnée par leur concrétisation
et, ce qui est particulièrement important, les concrétisations
des formes de l'activité qui y sont liées. Elles deviennent
en tout cas plus définies, les formes des idées personnifiées
dans l'activité acquièrent le caractère d'un mouvement
social, elles sont consolidés dans la forme de traditions acceptées
dans la conscience de la société et exigent la reconnaissance
et la légalisation par l'état. Les exigences de la société
pour un changement de l'état, entraînent des changements dans
la politique de l'état, des changements dans sa structure, et les
leaders, liés aux nouvelles formes de conscience sociale, sont encouragés.
Et ainsi, en créant un pouls révolutionnaire continu dans
la société, en encourageant de nouveaux leaders et de nouvelles
idées, avec de nouvelles formes de mouvement social qui émergent
et se consolident, il doit y avoir une coopération entre le parti
et l'état. Dans le renouvellement continu de l'appareil de l'état,
sa restructuration, c'est-à-dire, le renouvellement constant de
sa composition et sa structure, le parti joue son rôle décisif
dans le développement de la dictature révolutionnaire
du prolétariat.
Mais est-ce que nous n'avons pas oublié, en examinant les relations
entre le prolétariat, son parti et l'état, que l'état
est une force organisée particulière pour la repression et
la contrainte? Ici, tout sera clair quand nous examinerons l'état
en tant que moyen de réalisation de la dictature du prolétariat
sur d'autres classes. Mais l'état reste aussi l'état dans
ses relations avec le prolétariat lui-même; et ici la question
n'est pas si simple.
En représentant les intérêts du prolétariat
comme une classe, ses intérêts sociaux, par opposition a l'ensemble
de l'intérêt individualiste de tous les prolétaires,
l'état utilise tous ses moyens de contrainte directement à
cette fin. Clairement, même quand nous parlons des stimulants, des
bonifications et des primes pour l'accomplissement par les membres de la
société de conditions définies, l'axe central
de la question reste le même que pour la contrainte qui est seulement
la limitation de l'accès aux biens pour ces membres de la société
qui n'accomplissent pas ces conditions définies. Si nous prenons
en considération que les stimulants donnent accès à
des ressources définies, en fournissant à l'individu son
moyen de vie, pendant que les contraintes sont la menace de retrait partiel
ou total d'accès à ces ressources, alors c'est clair que,
dans les relations entre la société et l'individu, il n'y
a aucune différence entre eux (stimulants et contraintes). Depuis
la fondation de la société socialiste, la stimulation des
activités des individus est dans l'intérêt de la société
dans son ensemble, et c'est assez évident que l'état a besoin
des moyens définis de contrainte, de force, qui permettent l'établissement
de limites définies.
Mais, possédant une force convenable pour la contrainte de la
société dans son ensemble, l'état cours le danger
de s'aliéner de la société, en se plaçant au-dessus
d'elle. De plus, l'histoire du 20eme siècle offre de nombreux cas
dans lesquels l'armée s'est placée au-dessus de la société,
a formé un nouvel état et a transféré le pouvoir
à une autre classe.
Comment est-ce que le prolétariat peut éviter un tel danger?
L'histoire prouve que, ayant provoqué une révolution,
l'armée ne peut pas transférer le pouvoir à n'importe
quelle classe, mais seulement à l'une des classes les plus organisées,
la renforçant avec son support organisé. Cela signifie que
l'une des garanties consiste à assurer que l'organisation du prolétariat
dans l'état socialiste est incomparablement plus élevée
que celle des autres classes. Pour cela le prolétariat doit non
seulement limiter l'organisation auto - dirigée des autres classes,
mais aussi, et c'est très important, l' utilisation (avec le but
d'organiser) des ressources économiques qui étaient inaccessibles
au prolétariat. Cela assure non seulement l' affaiblissement, mais
aussi la destruction graduelle de toutes les classes opposées au
prolétariat et défend sérieusement le prolétariat
des ennemis internes, à exception de l'état lui-même.
L'état socialiste est une organisation suffisamment puissante
et suffisamment bourgeoise qu'il peut, à travers son effort pour
s'isoler, à travers l'utilisation des forces sous son contrôle,
devenir une classe indépendante, une nouvelle bourgeoisie. La seule
garantie fiable contre ceci est une situation dans laquelle les forces
de l'état sont composées de gens armés seulement,
le prolétariat armé. Mais pendant que l'état lui-même
est essentiel, c'est essentiel aussi que ce soit un état organisé
qui arme les gens. Et il ne s'agit pas simplement d'armer les gens; cela
présuppose l'usage de l'état avec le but d'organiser la distribution
des biens, c.-à-d. devenir une force organisée dépendant
de l'état directement.
Aucune recette simple pour redresser ce problème ne peut être
donnée. Ici se cache une vraie difficulté, provenant de la
contradiction de la situation d'un pays socialiste entouré par le
capitalisme. Cependant cela ne signifie pas que le problème est
insoluble, mais seulement que la solution ne peut pas être trouvée
au niveau des principes mais au niveau de formes d'organisation concrètes,
prenant en considération toutes les caractéristiques de l'état
du développement de la conscience sociale.
Il faut tenir compte que dans toutes les questions externes,
les affaires des relations mutuelles avec les autres états et les
strates non - prolétariens internes, les intérêts de
l'état socialiste et du prolétariat coïncident complètement.
Par conséquent et clairement, l'institution des commissaires
politiques dans l'armée, qui fut un résultat inévitable
de la guerre civile en Russie, a perdu sa signification dans les
guerres externes.
Par conséquent, l'attention du prolétariat doit être
concentrée sur le contrôle de l'armée, et, surtout
dans des situations de conflit interne, sur les organes d'affaires internes
et de sécurité politique. La position du parti prolétarien,
les intérêts du parti dans toutes les questions internes,
coïncidenet avec les intérêts du prolétariat.
Cependant, s'il n'y a pas cette coïncidence d'intérêts
dans les questions internes et externes, la subordination immédiate
des forces de répression au parti se produit. Une telle subordination
provoquerait un changement dans les intérêts du parti, elle
mènerait à sa " statefication ". Mais c'est dans les questions
de contrôle sur les forces armées que le prolétariat
peut faire confiance au parti, de même que dans les questions de
contrôle sur l'état en général.
Plusieurs mesures peuvent être prises avec but de faciliter un
tel contrôle. Par exemple, la décentralisation du contrôle
des forces armées en relation directe avec une menace externe, ou
la responsabilité plus stricte des organes internes dans des activités
qui affectent les intérêts du prolétariat, etc; de
telles mesures de nature organisative, et leur modification dans chaque
étape croncrete, doit être déterminé dans le
sens ou elles sont essentieles pour l'entretien de la suprématie
du prolétariat, par rapport aux dangers internes et externes.
L'histoire de l'Union Soviétique où pour la période
de la dictature prolétarienne de tels problèmes n'ont pas
produit des difficultés insolubles, prouve que, pourvu qu'il soit
economiquement plus loin du contrôle de l'encerclement capitaliste,
un pays socialiste est capable de, pour un temps suffisant et peut-être
pour aussi longtemps qu'il veuille, contenir ces contradictions dans la
construction de l'état; car ils affaiblissent et meurent pendant
que l'organisation du prolétariat et son influence organisée
dans la société grandissent.
********************************
(2) Les Varangians
sont des Normans de la région d'Upsala qui ont subjugué les
Slaves vers les alentours de l'année 859. Menés par Rurik
ils se sont établis pres de Novgorod. Leur domination a duré
seulement deux années, après quoi les populations locales
qui avaient développé des vieilles traditions libres et démocratiques
se sont lancées dans la rébellion.
IIieme Manifeste Communiste - IVieme Partie
IV partie
Dictature Proletarienne & Democratie Proletarienne
Ayant accompli la victoire politique, c'est-à-dire la prise ferme
du pouvoir, le prolétariat, dans l'aspect le plus fondamental, change
l'essence de toutes les valeurs dans la société. Les moyens
de production, les fonds pour la consommation, la terre, les richesses
de la nature, les produits artistiques et les monuments, tout ceci devient
propriété du prolétariat. Cela devient sa propriété
immédiatement, sans attendre la nationalisation ou un quelconque
acte de confiscation et transfert, au moment même de la prise du
pouvoir.
Apparemment cependant, l'histoire est prête à laisser en
arrière desfaits qui contredisent cette conquête. La révolution
prolétarienne se produit, pendant qu' une économie paysane
petite-bourgeoise se maintient et elle produit et vend les marchandises
des artisans. Les propriétaires des entreprises qui n'ont pas été
nationalisées continuent leur recherche de profits... Oui, tout
est donc ainsi. Mais c'est seulement une forme, une apparence, une ombre
du capitalisme du passé.
Au moment de la victoire prolétarienne, la loi fondamentale du
socialisme rentre en force. Pour maintenir le fonctionement utile de la
société, le prolétariat victorieux a besoin de l'activité
de couches très variées de la population, et par conséquent,
il doit stimuler de telles activités. L'essence de la propriété
a changé radicalement par la victoire prolétarienne, mais
la conscience des gens est incapable de répondre à la victoire
avec des changements à la même vitesse. Cette conscience n'est
pas encore préparée pour reconnaître de nouveaux stimulants,
les concepts bourgeois y vivent encore, elle continue à interpreter
les résultats des activités avec des mesures bourgeoises
seulement et poursuit les buts individualistes bourgeois.
Le prolétariat doit s'affronter à ceci. La forme des gains,
la forme de leur défense dans la loi: c'est ainsi qu'est stimulée
l'activité de ces couches de la population, encore non préparées
pour la réorientation socialiste. Ce n'est ni capitalisme ni même
un reste. C'est simplement une ressemblance superficielle, une simulation
externe des relations capitalistes dans la forme de stimulation comprise
par des segments définis de la société qui les attire
dans l'activité utile à la société. Cette forme
de stimulation peut être supplantée par une autre forme. Elle
peut aussi être abolie en général, si le prolétariat
peut prendre sur lui-même ou se libérer des fonctions accomplies
par de telles couches de la société. Cette forme peut changer
là où c'est avantageux pour le prolétariat, où
cela correspond à ses intérêts et si longtemps comme
il continue à y correspondre.
Tout est subordonné aux intérêts du prolétariat.
Telle est la base légale de société socialiste. Toute
autre législation est sa conséquence directe. Et quand les
discussions portent au sujet de la démocratie pour les couches non
- prolétariennes, il n'y a pas de raison de chercher un support
dans les précédents historiques (car il n'y en a pas). Le
prolétariat ne doit partager le vrai pouvoir avec personne. Les
occasions démocratiques pour l'expression des opinions et intérêts
des groupes et classes non - prolétariens sont autorisées
seulement afin que, en faisant inventaire de ces intérêts
et changements produits en eux, une restructuration dynamique du système
de stimulation puisse avoir lieu. Cela permet de diriger les activités
des strates non - prolétariens vers efficacité maximale
au service du prolétariat. Ainsi donc la dictature du prolétariat
ne doit pas, même dans sa plus petite mesure, être prise comme
un système politique qui fournit la démocratie authentique
à toute classe ou couche, sauf pour le prolétariat lui-même.
En questions de lois et de politique, dans les décisions économiques
et sociales, la dictature prolétarienne doit être consciemment
une vraie dictature souveraine. Elle doit gouverner dans les intérêts
exclusifs du prolétariat, à travers la provision et l'élimination
de libertés spécifiques pour les strates non - prolétariens,
exactement comme dans la question de la liquidation de la propriété
privée des moyens de production.
Cela ne veut pas dire arbitrariété débridée
ou autonomie monarchiste dans les relations avec les strates non - prolétariens.
L'insouciance n'est pas dans l'intérêt du prolétariat;
la dictature prolétarienne doit élever avec soin les conditions
pour tous les strates qui mènent au plus haut niveau d'efficacité
dans les activités utiles au prolétariat. Le prolétariat
doit être guidé par les intérêts de classe, de
même dans le soin et intérets d'autes strates, que dans sa
limitation et répression, en ne s'inquiétant pas du tout
dans leurs intérêts.
Le système socialiste est la plus haute forme de démocratie,
non pas parce qu'il soit disposé à accorder le droit bourgeois
au suffrage universel ou des privilèges bourgeois concrets à
l'intelligentsia, mais parce que, pour la première fois dans l'
histoire, la classe dominante est une classe ouverte. Chaque membre
de la société a l'occasion de se joindre à cette classe,
d'obtenir tous les privilèges actuels et d'assumer toutes les responsabilités
correspondantes. L'unique vraie forme de démocratie dans la société
socialiste c' est la démocratie pour le prolétariat,
et c'est tout qui est exigé pour assurer sa transformation graduelle
en société sans classes. La démocratie prolétarienne
deviendra alors la démocratie pour tous.
La démocratie prolétarienne est la seule démocratie
de classe qui se transforme en démocratie pour tous. Mais pour que
ceci puisse avoir lieu il est absolument essentiel que le prolétariat
demeure la classe dominante, puisque c'est la seule classe ouverte de toutes
les classes qui dans histoire a mené une lutte pour la connaissance
approfondie de la société. Et encore, la dictature du prolétariat,
le long de toutes les voies vers la société communiste doit
non seulement, inévitablement, gagner la lutte contre les autres
classes, mais aussi elle doit empecher le surgissement et le développement
de toutes les autres classes aussi longtemps que les conditions pour une
telle naissance et développement existent dans la société.
Comment est-elle donc une telle dictature prolétarienne?
Comment est-ce que la classe ouvrière doit realiser sa dictature?
Dire que cette dictature c'est le pouvoir de l'état c'est insuffisant.
Oui, l'état socialiste ne peut être rien d'autre que la dictature
révolutionnaire du prolétariat. Mais l'état et le
prolétariat sont différents, et ils organisent differemment
les sujets sociaux. Afin que leurs intérêts coïncident,
même si c'est seulement pour une courte période historique,
les conditions suivantes sont nécessaires:
L'état et la dictature de classe sont aussi dissemblables dans
d'autres aspects. L'état, comme un certain type de mécanisme,
est un moyen de rendre effective une dictature, un facteur de direction
et d'influence irrésistible sur la société. Mais afin
que cela puisse être l'instrument de toute une classe donnée,
que les règles de la société soit dans l'intérêt
de cette classe, c'est essentiel que cette classe précisément,
et pas ses représentants individuels, aient dans leurs mains les
leviers, les clés et les pouvoirs, pour contraindre l'état
a prendre les intérêts de cette classe comme étant
leur propre interets.
Une dictature de classe est un système de relations sociales
qui fournissent à la classe dominante le contrôle sur la société;
y compris la suppression de l'initiative politique de toutes autres classes
qui menacent leur dictature.
La bourgeoisie encourage les principes les plus démocratiques
pour la formation du pouvoir de l'état et transfere à l'état
des ressources financières colossales en forme d'impôts sur
les gains, ne craingnant jamais que cela puisse être retourné
contre elle. Elle demande de l'état seulement une chose: la défense
absolue de la propriété privée. Dans la propriété
reside sa force. Parce que c'est la propriété, à travers
ses effets organisatifs, précisément en conférant
le droit de décider sur la distribution des marchandises et en fournissant
les organisations employées par la bourgeoisie qui garantit sa place
de décision à la bourgeoisie et son contrôle sur l'état.
Le prolétariat, comme l'ensemble des ouvriers, n'a en général
aucune occasion de construire sa dictature sur une base analogue. Le prolétariat
est pauvre et personne ne lui prête aucune attention dans les décisions
de l'état. Comme les esclaves dans la Rome ancienne, qui se soulevaient
contre un maitre pour être asservi par un autre , comme les paysans
en Russie qui se révoltaient pour le " bon tsar", aussi le prolétariat,
en créant une autorité et en lui confiant aprés la
distribution des coûts et bénéfices et en abandonnant
tous les moyens de contrôle sur lui, lui-même encourage de
nouveaux patrons, un nouvelle bourgeoisie. C'est comme c'était,
et ce serait, si ce n'était par une condition. Cette condition,
qui survient du caractère social de la production, est la capacité
du prolétariat pour l'auto-organisation.
Précisément la capacité du prolétariat pour
s'organiser lui même à une étape historique définie,
lui permet de forger ses propres chefs. Mais dans la réalisation
de cette capacité, le prolétariat cesse d'être simplement
un ensemble d'ouvriers; il agit comme une classe, comme un sujet social
intégral, et dans ce chemin il devient la force irrésistible
de la société. En émergeant victorieux de la lutte
de classes, le prolétariat, encore comme un sujet intégral,
devient le propriétaire de toutes les richesses de la société.
Mais il est simplement impossible de les administrer à la mode bourgeoise,
en les utilisant directement pour son propre intêret subjectif de
classe. Pour ceci, il est nécessaire de construire un système
social suffisamment complexe hors des matières léguées
par l' histoire et d'après les relations qui prédominent
dans la société à ce moment donné. Mais ces
relations doivent être restructurées et reformées pour
fournir une garantie du caractère de classe de la dictature du prolétariat.
Un système de relations sociales qui opére à travers
les capacités d'auto organisation du prolétariat, en ayant
une base prolétaire d'auto organisation, peut exister seulement
si, au cours de son opération, il garantit la satisfaction des intérêts
prolétariens définis. Mais ces intérêts sont
présicément la fusion des intérêts organisatifs
et collectifs, d'intérêts qui ont un caractère social,
dans l'intérêt de la classe. Dans ce système, l'état
joue le rôle du mécanisme social qui contraint et stimule
l'activité préméditée d'individus à
travers les intérêts personnels, individualistes, et qui règle
la satisfaction de ces désirs selon telle activité. Il est
facile de voir que, si l'état ferme tout à fait à
clef ce rôle, en se basant seulement sur sa mise en fonctions, il
commencera à fonctionner dans les intérêts de son propre
appareil, et cet appareil se transformera en un organisme parasitaire,
en obligeant la société à le servir. En conséquence,
il cessera de satisfaire les intérêts des ouvriers qui ont
un caractère social, il cessera de satisfaire leurs besoins intellectuels,
et cela mènera à l'affaiblissement de l'auto organisation
du prolétariat et aidera directement la formation des plus hauts
niveaux de l'appareil de l'état bureaucratique dans une classe dominante
qui exploite les masses travailleuses.
La tâche du prolétariat révolutionnaire organisé
est de ne pas permettre l'isolement, une coupure nette de l'état.
Le prolétariat doit utiliser le mécanisme de l'état
pour imposer la volonté de classe. Il doit jouer sur les intérêts
individualistes des membres de la société et diriger leur
activité vers la satisfaction des intérêts sociaux
pour consolider dans les relations sociales et dans la conscience des individus
une appréciation des demandes et intérêts de la société.
Et pour ceci le prolétariat se doit d'affronter une multitude d'autres
problèmes pour devenir une réalité, pour que tout
soit possible. Ceci inclut couper toute auto activité de l'état
dirigée contre le prolétariat. Cela inclut de changer les
fonctions de l'état et changer les tâche placées devant
lui d'après les changements et développements des intérêts
du prolétariat. Il inclut aussi, l'élimination la plus catégorique
de l'occasion pour l'etat d'entraver le développement libre des
intérêts prolétariens. Sans une solution à ces
problèmes, sans la construction d'un système entier de relations
qui fixent la réalisation logique de l'intérêt prolétarien
dans un développement, révolution et renouvellement de la
société, tout discours sur la dictature prolétarienne
peut être seulement de l'air chaud.
Les positions de l'état sont opposées à la société,
et dans cette opposition il possède des avantages considérables.
Même l'état bourgeois, les possibilités économiques
duquel sont façonnées par les volontés des capitalistes,
et lequel a à sa disposition quantités colossales de marchandises,
distribue une part vitale de la richesse sociale. L'état socialiste
se charge lui-même de la distribution de toutes les marchandises,
et dans la société il n'y a pas et ne peut y avoir rien comparable
à l'état dans cette mesure. Et cela veut dire que toute la
force des organisations sociales employées est dirigée vers
la défense des intérêts de l'état. Dans de telles
conditions, comment est-ce que la société peut se défendre
de l'exploitation de l'état?
Et bien l'état a ses faiblesses. Par dessus tout, c'est une organisation
payée, stimulée par les biens matériels, et cela veut
dire que les activités des membres des differents échelons
de ce mécanisme, dans la défense de leurs intérêts
communs, sont vaincus par leur dépendance économique et parce
que de telles attitudes ne sont pas dictées par leurs intérêts
de base. Deuxièmement, chaque membre de l'appareil de l'état
n'obtient pas de façon simple l'occasion de s'approprier d'une certaine
quantité de biens: ceux-ci lui sont fournis sous des conditions
définies et, dans ce sens il est sous le contrôle de la société.
Troisièmement, le même système que le mécanisme
de l'état organise n'est pas formé par l'état mais
par la totalité de la société; ainsi donc, sous des
conditions définies, il se trouve au devant de chaque membre de
l'appareil de l'état et il dicte l'intérêt de la société.
Les faiblesses existent, et elles doivent être utilisées
par la société prolétarienne pour maintenir le contrôle
sur l'état prolétarien, mais ce n'est pas si facile. L'activité
spontanée du prolétariat en exerçant ce contrôle
ne peut pas être garantie. L'état alors immédiatement
s'échappe au contrôle et se restructure pour éliminer
ses faiblesses. Afin que le contrôle de la société
sur l'état puisse être efficace, la société
doit s'opposer à l'état avec une telle force qu'elle sera
capable de couper toutes les tentatives de l'état de se restructurer
en marge du système social, de même qu'elle sera capable d'entraver
les efforts de l'état pour libérer ses liens du contrôle
social, et, en fin, elle sera capable de détruire tout le système
de l'état, si ce système refuse de subordonner le bienêtre
personnel aux intérêts sociaux.
La société doit s'opposer à l'état avec
de l'organisation. Et cette organisation peut être seulement
l'organisation auto - dirigée de la masse prolétarienne,
une organisation plus solide que celle basée sur l'unité
des intérêts fondamentaux des ouvriers.
La société doit s'opposer à l'état avec
le parti prolétarien auto-dirigé et organisé.
Le parti prolétarien auto dirigé est la forme d'organisation
prolétarienne et avec son aide le mécanisme de l'état
peut être forcé à servir les intérêts
du prolétariat, et être le moyen pour la réalisation
de la dictature du prolétariat.
Voici la clef. Le parti doit être auto - dirigée, c'est-à-dire
d'un côté volontaire, capable d'attirer les gens grâce
à leur intérêts sociaux collectivistes exclusivement,
et non pas par la promesse d'un avantage personnel, et engagé avec
la discipline consciente et l'enthousiasme personnel. Le parti doit être
prolétarien, puisque seulement le rapport particulier du prolétariat
avec le produit social global fournit une garantie de la distribution de
biens et de travail dans l'intérêt de la totalité de
la société. Et ce doit être un parti, puisque seulement
un parti peut garantir une politique intégrale, un point de vue
mondial unifié qui surveille tous les liens du mécanisme
de l'état, seulement un parti est capable d'organisar et de diriger
les activités des masses pour le changement et l'amélioration
de ce mécanisme.
Mais ce n'est pas tout. Un tel parti, avec l'organisation la plus puissante
et en hayant le support des masses prolétariennes, nécessairement
doit avoir la possibilité de prendre sur lui-même tout le
pouvoir absolu, tout le contrôle de la société.
Et cela c'est ce qui ne doit pas se faire! Le parti doit rester contre
l'état, il doit agir sur l'état seulement à travers
les masses prolétariennes. En d'autres mots, chaque décision
du parti doit être évaluée par le support de toute
la classe, par son empressement au combat de classe. Un parti qui sert
les intérêts du prolétariat ne doit pas lier son activité
avec celles de l'état, il doit rester en opposition continue
à l'état.
Maintenant nous pouvons rassembler tout ceci comme un plan pour l'ensemble
des relations sociales. L'état administre la société,
y compris l'ensemble de tous les prolétaires. Le parti surveille
l'état. Le prolétariat, toute la classe, surveille les décisions
du parti en les personnifiant dans leurs propres activités de masses
dirigées à changer le système de l'état. Et
à l'inverse: le prolétariat transfère et délègue
au parti ses idées les plus avancées; le parti assure la
réalisation de ces idées en forme d'état; l'état
consolide l'établissement de ces idées dans la société.
C'est le seul plan de relations sociales qui peut assurer l'existence
et la reproduction continue de la dictature du prolétariat dans
la société.
Pour évaluer la disposition des forces qui correspondent à
la dictature du prolétariat, nous devons d'abord faire une pause
pour un examen plus profond. Contrairement aux autres composants de la
dictature prolétarienne, le parti doit avoir toujours une compréhension
précise de ses buts de base et de ses tâches à chaque
étape concrète. Cela ne veut pas dire que le parti doit être
le cerveau de la société. Non, le destin du parti est plutôt
celui de jouer le rôle d'un organe sensoriel, pour comprendre de
façon aigue la réalité et les premières impulsions
du mouvement de masses. Mais avant qu'il puisse être intégré
dans une restructuration définie, chaque impulsion doit être
comprise par le supercerveau, la conscience du prolétariat; parce
que seulement son approbation peut conférer l'impulsion de la réalité.
Si le parti se dévie des intérêts du prolétariat
ou se place devant lui, ceci sera senti immédiatement.
Tenant à son but de construire vite la société
communiste, le développement des relations sociales dans la direction
du communisme, le parti doit comprendre la divergence tranchante entre
ses propres tâches et celles de l'état prolétarien.
En dépit du fait que l'état prolétarien, en général,
à l'étape du mouvement vers le communisme, joue un rôle
positif et il est le seul moyen de réaliser ce mouvement, chaque
forme
concrète de l'état prolétarien est l'élément
le moins évolué de la société prolétarienne
à ce moment historique là. Et c'est parce qu'il n'est pas
occupé par la recherche des plus hauts et nouveaux niveaux, mais
par la consolidation d'un niveau de conscience sociale qui a déjà
été atteinte et surpassée. L'état, en restant
prolétarien, expose son caractère avancé seulement
dans les aspects externes, dans ses relations avec l'environnement non
- prolétarien seulement. Dans ses relations avec le prolétariat
il reste toujours bourgeois parce qu'il meurt seulement dans la mesure
ou il perd le support des gueules de bois individualistes dans le prolétariat
lui-même et dans d'autres membres de la société.
Le parti encourage à ce que ceci se fane avec tous les moyens
à sa disposition, son travail idéologique fixe des changements
définis dans la conscience de la société et dans le
mouvement organisé du prolétariat pour la consolidation par
l'état des changements qui se sont produits. L'état est incapable
de personnifier une idéologie qui devance le niveau courant dans
ce chemin; il change et progresse seulement sous la pression des masses,
et il perd sa fonction dans la mesure ou les masses transforment leur conscience
sur le chemin vers la conscience sociale communiste. L'augmentation de
la conscience sociale communiste, en général, ne consiste
pas dans la connaissance approfondie de la culture, ni dans l'assimilation
de la théorie du développement social, bien que tout ceci
soit utile, mais tout simplement dans la predomination du collectiviste
sur la conscience individuelle. Mais le développement des intérêts
collectivistes de chaque membre de la société dépend
directement de leur niveau de satisfaction; il fleurit dans la victoire
et se fanne dans la défaite. C'est là où le parti
et ses armes théoriques jouent un rôle décisif, en
assurant la sélection des voies vers la victoire et en organisant
les masses pour cette victoire. Seulement l'interaction continue d'après
les intérêts communs, peut garantir l'établissement
dans chaque individu de l'idée communiste principale que la place
sociale de l'individu est déterminée par le degré
de son collectivisme. Incidemment, c'est pourquoi toutes les tentatives
d'"implanter" le communisme par l'état ou par un parti-état
souverain sont futiles; on ne doit pas espérer le développement
de caractéristiques collectivistes a partir de motivations individualistes.
À chaque forme concrète historique de l'état socialiste,
les masses doivent librement offrir leur reconnaissance mais pas leur soumission;
et c'est exactement à ce sujet que le parti doit s'inquiéter,
qui écrasera la complaisance conservatrice avec son enthousiasme
inépuisable.
Bien que subordonné à la société, l'état
sert sa majorité, en même temps que les idées
avancées, qui garantissent le mouvement vers l'avant, surgissent
dans les esprits d'une minorité. De telles idées peuvent
devenir la propriété de toute la société, les
idées principales de l'état seulement s'ils sont supportés
par le parti qui, à travers son activité idéologique,
en fait les idées de la majorité. Sans le support organisé
d'un parti aucune idée de la minorité ne serait capable d'être
maintenue contre le fonctionnement de la machine de l'état.
L'opposition entre le parti et l'état dans la société
socialiste est le reflet le plus direct, le plus réel de la contradiction
fondamentale du socialisme, la contradiction entre le communiste et le
bourgeois, le social et le personnel, le collectiviste et l'individualiste.
Dans cette contradiction se trouve la source du développement vers
le communisme, et plus clairement les forces d'opposition sont reconnues,
plus exactement les causes de leur opposition sont définies dans
chaque etape historique concrète, plus efficacement le processus
de vaincre ces contradictions continuera et le chemin de la société
vers le communisme sera plus directe.
Le parti et l'état se présentent comme deux structures
qui organisent la societé, deux types d'organisation sociale: direction
et gestion. C'est comme si ces structures se trouvaient dans des pôles
contraires de la vie sociale. La gestion c'est une coordination de l'activité,
la direction est une coordination de la conscience. La gestion exerce son
influence sur l'individu à travers les limitations et les stimulants,
la direction demande la compréhension et influence à travers
opinion publique. La gestion demande à l'individu, ne connaissant
aucun autre moyen que le contrôle économique. La direction
divulgue à l'individu la possibilité de gestion sociale directe,
non liée aux circonstances économiques. La gestion opère
sur l'expérience accumulée du passé, la direction
cherche son support dans le futur.
La société sert comme la source, en nourrissant le parti
et l'état de façon continue. Que se passera-t-il alors?
Le prolétariat, sous la direction du parti, prend le pouvoir;
donc le parti, bon gré mal gré, devient souverain. Nécessairement
il doit prendre une partie décisive pour assurer la victoire du
prolétariat, pour liquider les forces capitalistes résiduelles,
dans la destruction du vieil appareil de l'état et la construction
du nouveau. Et le nouvel appareil de l'état peut être composé
de cadres du parti, seulement de gens qui ont prouvé leur attachement
à la cause prolétarienne. Où se trouve alors l'opposition?
Mais peut-être les choses n'ont pas besoin d'être ainsi?
Non, c'est la seule façon! Est-ce que nous rendrons le pouvoir aux
"Varangians"[2]dont
les buts sont si loin de ceux du prolétariat? Et en général,
pour l'état nouveau né il y a seulement une possibilité,
un soutien solide pour l'établissement du pouvoir qui est le plein
support de toutes les couches prolétariennes cimenté dans
l'ensemble du parti.
La solution, paraît-il, est predéterminée. Et pour
tout ceci... le parti prolétarien, en se liant avec l'état,
se trompe au sujet de la facilité apparente pour la réalisation
de buts révolutionnaires seulement à travers le mécanisme
de l'état. Une telle trajectoire peut consolider la victoire du
prolétariat et sa connaissance approfondie des autres classes, mais
pour les questions du développement supplémentaire du prolétariat
lui-même et de sa conscience, ceux-ci sont exclus de la sphère
d'activités du parti et deviennent inaccessibles à lui. En
devenant le parti gouvernant il peut rester prolétarien, mais par
là il ne sera pas l'avant-garde du prolétariat mais il représentera
les moins évolués de ses strates.
Diriger la progression consciente de la société c'est
possible pour un parti d'opposition seulement, en basant son travail sur
l'appel au caractère collectiviste des ouvriers et en organisant
le prolétariat pour l'activité collective comme un contrepoids
à l'administration qui lie la société avec son système
de stimulants contraignants.
Donc, qu'est-ce que nous devrions avoir? Un système de deux partis
ou multipartidiste? Et est-ce que nous laisserons les contradictions sociales
se résoudre à travers la lutte entre le parti gouvernant
et celui de l'opposition?
Mais, le long de ce chemin, la contradiction fondamentale de la société,
la source de son développement, serait dissimulée, se compliquerait
et serait meme poussée tout à fait de côté dans
la lutte pour le pouvoir; c'est-à-dire, les contradictions secondaires
détourneraient beaucoup d'efforts, mais en aucun sens elles n'aideraient
à la formation de la société avancée. En plus,
l'existence de beaucoup de partis aide inévitablement à la
stratification de la société et à la division de ses
intérêts, c'est à dire, cela sert pour placer des obstacles
supplémentaires sur le chemin de la transformation vers la société
sans classes.
Non, la résolution du problème de la dictature du prolétariat,
est possible seulement en coupant avec les précédents historiques
(et tous ceux qui sont étrangers au prolétariat), en les
libérant du schematisme habituel. Ce n'est pas en opposant un parti
gouvernant à un autre d'opposition, mais l'opposition immédiate
entre le parti et l'état; c'est ce qui vraiment révèle
les contradictions sociales, c'est pour cela que le prolétariat
doit s'efforcer.
Oui, le parti doit guider le prolétariat dans la lutte pour le
pouvoir. Oui, le parti, à la tête du prolétariat doit
saisir ce pouvoir. Oui, il doit détruire le vieil appareil de l'état
et en construire un de nouveau. Il doit encourager ses organisateurs les
plus expérimentés, dirigeants et chefs, aux postes principaux
de l'état; et alors il doit les effacer immédiatement
de la liste du parti en tant que membres avec droit de vote.
Tout juste ainsi. Cela ne signifie pas une rupture complète mais
une restructuration radicale des relations; on exclut donc totalement l'intervention
de l'état dans les affaires du parti et l'influence directe des
intérêts de l'état sur l'activité du parti.
Le parti doit continuer à superviser ses membres qui ont été
promus à des postes administratifs, il doit comprendre leur intérêts
d'état et il doit prouver être une aide directe dans l'organisation
des masses pour supporter les mesures de l'état. Mais le parti doit
faire ceci, non pas sous le diktat de l'état, mais seulement comme
émergeant de ses propres buts et tâches. C'est complètement
naturel que ce support sera plus énergique et puissant dans la première
période, quand les idées principales du parti et de l'état
sont presque complètement convergentes, quand l'état est
en train de se consolider et il a besoin de tout le support. Mais le parti
ne doit s'engager avec aucune promesse même dans cette période.
En détachant ses meilleurs cadres et en dirigeant des forces
aux postes de l'etat, le prolétariat doit reconnaître clairement
que cela ne résoudra pas tous les problèmes du développement
social. Tôt ou tard, les intérêts de l'appareil de l'état
rentreront en contradiction avec les intérêts du développement
du prolétariat, et cela deviendra une contrainte pour la formation
des structures de l'état et le but de quelques unes de ses fonctions
sera perdu.
On aura besoin alors d'une nouvelle révolution, qui puisse élever
au niveau de l'état ces changements qui ont eu lieu dans la conscience
de la société. Seulement un tel développement révolutionnaire
ininterrompu peut mener à la fondation d'une société
communiste.
Ayant pris le pouvoir à la bourgeoisie au coût des vies
de ses meilleurs combattants, le prolétariat est obligé de
preter attention a ceci dans le futur, en essayant de continuer la révolution
sans lutte sanglante. Le prolétariat doit priver l'état de
toute possibilité de créer des organisations anti - prolétariennes.
Il doit aussi consolider constitutionnelement ses propres droits qui lui
procurent des voies pour la transformation démocratique de l'état.
Ces droits sont comme suit:
-
la liberté d'organisation auto - dirigée du prolétariat
et des garanties de l'état pour ces libertés en leur accordant
de la place dans les moyens de propagande de masse et ainsi successivement,
-
l'interdiction de la participation directe des serviteurs de l'appareil
de l'état dans les organisations sociales et politiques,
-
limitations sur l'activité autodirigée des strates non prolétariens.
Mais le plus important est, le prolétariat ne doit jamais
l'oublier, que bien que reconnus dans la constitution, de tels droits ne
fourniront aucune vraie garantie sans la préparation du prolétariat
lui-même pour les défendre de la manière la plus décisive.
Si le prolétariat est incapable de défendre ses libertés,
ses privilèges et son parti prolétarien, cela signifie que
sa conscience n'est pas encore mûre pour le socialisme. Et à
l'inverse, si le prolétariat est capable de défendre ces
droits, sans concessions, inflexiblement, avec les armes à la main
quand c'est inévitable, alors c'est ce qui fixera précisément
sa liberté dans le mouvement vers le communisme. Le socialisme est
possible seulement quand la conscience de classe du prolétariat
et de son organisation ont développé l'empressement pour
saisir le pouvoir en main à n'importe quel moment.
Seulement en assurant la fusion de ses intérêts sociaux
et collectifs dans l'activité du parti prolétarien, seulement
en maintenant un minimum d'organisation, et cela signifie en opposition
aux autres couches sociales, le prolétariat sera capable de se sentir
maître de la situation, il sera capable de maintenir l'obéissance
de tout le mécanisme de l'état et il sera capable de le restructurer
à n'importe quelle esfere que se soit nécessaire.
Etre maître de la situation cela signifie être chargé
de la distribution des biens. Et bien que beaucoup de démarches
de cette question soit, inévitablement, confiées à
l'appareil de l'état, le prolétariat doit reconnaître
que le dernier mot repose toujours en lui; car tout fonctionnaire de l'état,
y compris le plus haut, peut être renvoyé de son poste et
peut être privé de ses avantages par la volonté du
prolétariat. À cause de la disponibilité du parti
prolétarien envers les ouvriers, pour organiser ses activités
de masses, ce droit cesse d'être une fiction et devient de vrais
moyens pour diriger l'état.
Pour sa part, le parti, même s'il en a l'occasion, doit refuser
de participer à la distribution directe des biens, mais il doit
faire les efforts les plus décisifs pour placer toutes les activités
de l'état sur ce terrain sous le contrôle de toute la classe,
de toute la masse prolétarienne. Car, si la distribution de biens
n'est pas contrôlée par tout le prolétariat,
elle deviendra le butin d'une nouvelle bourgeoisie, quel que soit
la forme qu'elle prenne.
Ainsi donc, l'appareil de l'état, tout au moins ses parties clefs,
doit être composé de gens précédemment instruits
dans le travail d'organisation du parti. Ils doivent être supervisés
par le parti dans toutes leurs activités et ils doivent porter la
responsabilité directe à la classe dominante, le prolétariat.
Le parti doit aussi être formée directement par la masse prolétarienne.
Et il doit accomplir la condition suivante:
Le parti est la plus haute forme d'organisation auto - dirigée
du prolétariat. Servir le prolétariat doit être pour
le parti non seulement son idée principale, mais aussi la seule
exigence de ses membres, qui dépend de la satisfaction de leur adhésion
soutenue. Pendant que l'état sert le prolétariat, en étant
stimulé par la partie de biens qui lui sont distribués, pour
le parti le service au prolétariat est le but et le stimulant. Donc,
le parti et l'état servent différemment le prolétariat.
Servir le prolétariat, satisfaire ses besoins actuels, en s'adaptant
à ses intérêts présents et en créant
pour lui les conditions pour son développement culturel et créatif,
ce sont les obligations de l'état.
Le parti a d'autres tâches.
Infatigablement, de parole et de fait, le parti doit clarifier au prolétariat
que ses présents intérêts sont de faux intérêts;
qu'ils sont analysés avec le bagage ancien de l'histoire féodale
et bourgeoise, et qu'en aucun cas ils ne correspondent aux possibilités
avancées de la société. Il doit clarifier que ce que
le prolétariat demande justement de la vie et ce qu'ils peuvent
construire, sera largement meilleur.
Le parti doit aider le prolétariat à utiliser les occasions
dont il dispose pour son vrai développement culturel; c'est à
dire pour l'association, pour l'influence décisive de la formation,
par l'humanité, du système général pour comprendre
le monde et pour la connaissance approfondie des possibilités énormes
de la société humaine.
Le parti doit developper à partir des interets actuels du prolétariat
ses intérêts de futur. Il doit enrichir l'esprit de confiance
mutuelle et le collectivisme, en insistant toujours sur la dépendance
de la situation sociale, plus directement sur les facteurs sociaux que
sur les fa |