La 2ª partie
Le prolétariat comme chef
Pendant que le prolétariat dirige sa lutte dans la société
capitaliste, pendant qu'il demeure une classe, en s'opposant toujours avec
la plus grande force à l'ordre bourgeois détesté,
cela suffit pour construire la solidarité autour d'une idée,
l'idée de la révolution socialiste. Mais dans la realisation
de la révolution prolétarienne, en ayant nié et détruit
la société bourgeoise et son état, le prolétariat
est affronté au besoin de construire une nouvelle société,
à découvrir, maintenir et créer de nouveaux liens
fonctionnels, et les agrandir dans la totalité et integralité
de la societe. C'est la loi de la négation, de la négation
implacable; avec la bourgeoisie ces fonctions la ont deja accompli leur
objectif, elles ont été annulée, et la société
demande leur remplacement ou renouvellement; et pas nécessairement
chaque remplacement est également convenable Dans le cas opposé,
tous les espaces seront remplis spontanément, dans la forme et la
ressemblance de ceux qui ont été repoussés avant.
Et si le prolétariat n'est pas prêt pour renouveler et restructurer
tout le système de relations sociales, inévitablement une
nouvelle bourgeoisie surviendra, en s'appropriant des fonctions et privilèges
des vieilles bourgeoisies.
Dans l'epoque révolutionnaire antérieure, une succession
de faits est survenue spontanément; et le prolétariat ne
peut pas attendre que cela se passe de nouveau. Dans les crises antérieures
de l'histoire, chaque propriétaire d'esclave, chaque féodal
ou bourgeois, a attaché ses propres petits noeuds dans le filet
des relations sociales. Mais la révolution socialiste se distingue
qualitativement car un nouveau sujet, la classe, qui rentre dans l'arène
de la lutte, et elle gagne seulement parce qu'elle possède le pouvoir
d'organisation de ce sujet et elle est capable de gouverner seulement grâce
à la force de sa propre unité.
En agissant spontanément, les ouvriers eux-mêmes sont incapables
d'aller plus loin d'un syndicalisme respectable, qui est un niveau entièrement
bourgeois. Seulement une forme qualitativement différente de l'organisation
de la conscience de classe, en concrétisant les intérêts
individuels et en les élevant au niveau des intérêts
collectifs de la classe, permet au prolétariat de décider
sur les problèmes sociaux et lui fournit un avantage décisif
dans la lutte contre la bourgeoisie et l'idéologie bourgeoise; et
ceci aussi bien après qu'avant la révolution prolétarienne.
Aussi, les difficultés qui surviennent pour le prolétariat
ont leurs propres distinctions qualitatives.
Premièrement, le prolétariat a besoin d'une bonne
et confiable théorie. Pendant que l'individu, qui est lui-même
une unité, peut agir avec succes grâce à la connaissance
personnelle ou au talent, au flair ou a la chance, le prolétariat
peut atteindre l'unité de but et d'accord mutuel dans ses activités
à travers la coordination de toutes les tâches concretes seulement
dans la structure d'une vision intégrale, mondiale et systématique.
Deuxièmement, les erreurs et désillusions des individus,
l'inexactitude de leurs évaluations et le manque de fondement de
leurs décisions n'a aucune influence sur le développement
de la société dans son ensemble; ils se produisent dans l'accomplissement
des fonctions des simples individus et sont mis de côté, en
occupant un autre espace. Mais les espaces vides dans la conscience de
classe du prolétariat, les faiblesses dans ses connaissances, ses
erreurs, ne signifient rien d'autre que la retraite devant la bourgeoisie;
la bourgeoisie revient rapidement "à son secours", là où
le prolétariat ne se débrouille pas avec ses responsabilités
de leader.
Troisièmement, une société qui repose sur
les intérêts individuels, ne fait aucun effort pour dédommager
les pertes individuelles qui se produisent spontanement à travers
l'action de ces mêmes intérêts. La perte ou le retrait
par le prolétariat signifie une réversion sur le chemin révolutionnaire,
et cela exige la répétition du travail révolutionnaire,
la répétition de la bataille contre la bourgeoisie.
Par conséquent, le prolétariat a besoin d'une théorie
bien élaborée, de méthodes qui permettent l'évaluation
opportune de changements dans les circonstances et qui produisent des décisions
correctes, la compétence pour conduire la recherche, et enrichir
sa connaissance au plus petit coût d'erreurs. C'est son arme et elle
doit être toujours prête au combat.
Deux problèmes doivent être résolus par le prolétariat
en entreprenant la construction d'une nouvelle société;
-
augmenter le bien-être de la société,
-
développer sa conscience.
Le succès dans le deuxième problème dépend,
presque totalement, de la résolution du premier. Comme pour la première
question, c'est essentiel pour le prolétariat d' obtenir un succes
décisif: simplement il doit surpasser le niveau des principaux pays
capitalistes; il doit non seulement les devancez, mais les devancez complètement,
en surpassant la limite qui est inaccessible pour eux.
La société prolétarienne est capable de vaincre
ces obstacles qui arretent subitement le capitalisme, quand il arrive à
son plus haut niveau de développement. Mais cela ne se passera pas
spontanement. Tels sont les intérêts du prolétariat
victorieux, mais le chemin pour leur satisfaction demeure sans être
découvert. Et ici le prolétariat ne peut pas se débrouiller
sans l'expérience de l'etape antérieure, ici il doit apprendre
de la bourgeoisie.
La premiere conclusion générale qui decoule de toute l'expérience
du passé est inévitablement que cette société
s'installe en direction des efforts spontanés de ses membres. Mais
ce n'est pas encore toute la conclusion, seulement la moitie. Le morceau
manquant vital sont les conditions d'existence. Ce n'est pas pour rien
que cette bourgeoisie s'est battue pour la reconnaissance générale
de la propriété privée des moyens de production; c'était
la condition pour le développement du capitalisme et le canal dans
lequel les éléments ont été dirigés.
Sous les conditions du socialisme les moyens de production apparaissent
comme propriété sociale. Mais la clarté est essentielle
ici. La 'societé' qui controle les moyens de production peut être
seulement une partie de la société; et alors sa propriété
devient propriété privée. Le capitalisme lui-même
n'évite pas la forme sociale de propriété; prenez
l' entreprise de capital social, par exemple. Le caractère du socialisme
dépend tout à fait des relations des sociétés
avec la propriété des moyens de production pour la société
dans son ensemble. L'ampleur qui est visé par le prolétariat
c'est le socialisme prolétarien, et il n'y a qu'une seule
forme acceptable: la propriété de classe de tout le prolétariat.
En détail, cela veut dire que, ayant gagné les moyens de
production dans la lutte révolutionnaire, le prolétariat
ne doit ni rendre ni partager les droits et privilèges d'être
propriétaire.
Comment garder ces droits et comment les diriger? Le prolétariat
doit apprendre ceci de la bourgeoisie directement.
La poursuite du profit maximal, dicté aux capitalistes par les
conditions de la lutte compétitive, les contraint à conduire
la recherche ininterrompue pour élever la productivité du
travail. Les conséquences de ceci sont une augmentation dans le
rendement de la production et des superprofits du capitaliste. Le contenu
social progressif de ce processus est révélé quand
de l'exposition du monopole à la compétition en résulte
la chutte du prix total de la production.
Le prolétariat et en fait la totalité de la société,
ont besoin de la plus haute productivité du travail. Ainsi donc
les choses doivent etre faites sous des conditions différentes.
En abolissant le capitalisme, le prolétariat abolit la compétition
capitaliste.
L'extraction du profit maximal ne peut pas être le but du prolétariat;
quelque soit la somme des profits obtenus, elle pourrait seulement revenir
d'où elle provient, au prolétariat.
Le prolétariat s'intéresse meme moins aux superprofits.
L'efficacité maximale de la production est l'intérêt
fondamental du prolétariat. En premier lieu, le bien-être
du prolétariat dépend de ceci directement, pour le prolétariat
on ne peut obtenir aucune marchandise qui l'on n'as pas produit. Deuxiemement,
l'efficacité croissante des rôles principaux de la production
conduit à une réduction des dépenses du travail, des
dépenses de temps, exigés dans la production essentielle
pour la société. Alors ces économies sont consacrées
au développement culturel et créatif du prolétariat,
pour l'augmentation de sa conscience.
Dans la poursuite de l'efficacité maximale de la production,
le prolétariat s'intéresse donc au relèvement continu
de la productivité du travail, qui mene à une augmentation
de l'expression "in natura" de la production. Le seul intérêt
du prolétariat dans les superprofits se trouve dans l'orientation
la plus rapide de tous les monopoles et dans la dissémination la
plus pleine de méthodes de production avancées. Mais ici
le prolétariat se distingue vraiment du capitaliste, seulement d'un
pouce; le capitaliste s'intéresse à la dissémination
la plus pleine et la plus rapide de nouvelles méthodes dans le segment
de la production qui lui appartient, et aussi le prolétariat.
Les intérêts du prolétariat dans l'ensemble, correspondent
aux intérêts du capitaliste individuel dans la société
capitaliste. En essence ces intérêts se présentent
comme le développement humaniste élevé du bourgeois.
La place du profit maximal abstrait est prise completement par l'efficacité
maximale concrète de la production qui est directement -plutôt
qu'indirectement- liée à l'augmentation de la production,
la maximisation des biens exprimés " in natura ". Cela se passe
parce que la base des intérêts fondamentaux du prolétariat,
comme propriétaire, ne reside pas dans la demande inhumaine pour
l'affirmation de la propriété privée dans la lutte
compétitive, mais dans la demande humaine du prolétariat
comme la classe des consommateurs. Le travail et la production retournent
à leur destin original, en servant comme source de satisfaction
des besoins humains immédiats, non déformés par le
complexe oppressif de l'injustice sociale avec sa demande de lutte contre
le reste de société pour son existence.
L'existence d'une analogie définie entre les intérêts
du prolétariat et ceux du capitaliste individuel nous permet de
tirer un trait entre la réalisation de ces intérêts.
Le capitaliste fixe ses intérêts en stimulant les activités
des ouvriers, des organisateurs de la production, des technologues, des
inventeurs et des experts dans les zones d'importance pour lui. Il n'utilise
pas un système de stimulation consolidé d'une fois pour toutes.
Au contraire, il utilise l'effort des gens pour une satisfaction plus complète
des demandes, orientée à obtenir le maximum de profits dans
la direction qui lui est fondamentale.
Le capitaliste ne distribue pas toutes les marchandises lui-même.
Mais, en confiant à quelques-uns la distribution du reste des marchandises,
le capitaliste décide personnellement la récompense pour
ses lieutenants. Dans ce rôle il sélectionne les gens qui
sont les plus zélés et capables de défendre ses intérêts;
et leur part des marchandises dépend directement de l'accomplissement
de ses demandes. Le capitaliste ne reconnaît aucun autre critère
que ses propres intérêts dont l'expression finale est le profit
maximal.
Les décisions fondamentales de direction, telles que l'orientation
de la production de produits d'un type particulier et le choix de la direction
du développement et de l' investissement du capital, sont prises
directement par le capitaliste. Ces décisions s'unissent dans une
seule idee, sa politique économique subjective personnelle.
Aucun facteur objectif ne peut agir sur ces politiques autrement qu'à
travers la conscience du capitaliste, à travers la réfraction
dans sa conscience; ces facteurs deviennent les conditions des décisions
prises.
En faisant face avec des alternatives où l'évaluation
de variations pour augmenter l'efficacite ultime est difficile, le capitaliste
fait ses propres choix subjectifs. Cette subjectivité n'est pas
arbitraire, elle se trouve dans les habitudes de la politique économique
générale. En encourageant les succès et en punissant
les échecs de chacun de ses ouvriers, le capitaliste demande qu'ils
suivent cette ligne de conduite: chacun doit, d'après ses capacités,
décider subjectivement les problèmes à son
niveau.
Et parmi celles-ci, quelles sont celles que le proletariat doit etudier?
Toutes!
Pendant qu'il défini la direction de la production d'après
ses demandes subjectives de classe, les subordonnant à son propre
critère -l'efficacité maximale- dans tous les autres aspects,
le prolétariat doit saisir les méthodes rationnelles déjà
découvertes par les capitalistes.
Et ici et là s'éveille une difficulté importante,
dont la résolution ne peut être suggérée par
aucune experience capitaliste.
Les intérêts du capitaliste sont affirmés par le
capitaliste lui-même. L'intégrité du capitaliste comme
personne est définie, seulement, par la direction a sens unique
de sa politique économique.
Par contre, les intérêts du prolétariat sont les
intérêts de la classe. Le sujet s'exprime par l'ensemble de
la classe. Eux-memes distinguent entre les intérêts de quelques
représentants individuels ou de groupes et les intérêts
de la classe; car tout le prolétariat satisfait seulement ses demandes
directement, en dépendant de l'efficacité de la production,
l'ensemble de la classe ne peut pas se fournir quelque chose qu'elle n'a
pas produit.
Rendre effective une politique économique intégrale, qui
corresponde aux intérêts de la classe, n'est pas réalisable
pour le prolétariat comme une masse d'ouvriers. C'est réalisable
seulement par la classe organisée, par le prolétariat, en
vainquant les tendances individualistes, en devenant conscient ses buts
collectifs. Et ce n'est pas encore une solution, ce n'est pas une forme
de réalisation du droit de propriété du prolétariat.
Les intérets de classe du prolétariat trouvent une forme
concrète, représentée dans la conscience de l'individu
sous forme d'idées claires, de slogans, d'idées accessible
aux masses et capables de la mener à l'activité organisée.
Et bien que la dissémination et l'assimilation d'idées demande
du temps et de l'effort, le prolétariat doit, par dessus tout, avoir
la capacite d'être son propre chef.
Exprimant les intérêts du prolétariat dans le système
le plus précis et concentré d'idées, le leader les
personnifie et les matérialise dans les activités de masses
du prolétariat. Le fait que, par conséquent, la structure
de la direction complexe composée clairement d'individus, participe
à l'organisation des activités de masses, ne change
rien; ce système est supporté et il s'est discipliné
par la compréhension que les masses ont besoin de telles idées
concrètes, par la réponse des masses et leur empressement
pour suivre les idées du chef. Un tel système non seulement
dissémine et supporte des idées, mais est capable aussi,
dans une forme plus active, de nier et réfuter des idées
qui ont coupé avec la decision des masses et se libérer de
chefs qui balançaient de telles idées sans fondement. Dans
l' action, ce système forme la conscience de classe du prolétariat
dans un sujet unifié; la participation dans le mouvement de masses
apporte, à chaque individu, la conscience du changement révolutionnaire
et forme la base pour le développement supplémentaire de
la conscience de classe.
Devant l'état socialiste prolétarien, au début,
d'autres tâches surgissent. L'état socialiste doit prendre
en charge lui-même le règlement de toutes les relations sociales
liées à lui, en prenant du capitalisme son vaste système
de gestion, et en prenant la société dans laquelle non seulement
ils y a des éléments non prolétariens mais aussi le
puissant prolétariat lui-même dans lequel on a précédemment
inculqué la competition individualiste bourgeoise. Il doit combiner
en lui les caractéristiques définies de l'état bourgeois
et du système capitaliste de gestion. Si le mouvement de masses
s'appuie sur les meilleures, sur les plus avancées qualités
révolutionnaires du prolétariat, alors l'état s'oriente
au pires et inévitablement aux moins évoluées caractéristiques
du prolétariat et de toute la société qui n'ont pas
encore été éliminées , et doit créer
des systèmes pour leur règlement. Dans son essence intérieure,
dans ses relations avec ses citoyens, l'état demeure toujours
bourgeois, puisque'il ne va pas au-delà des principes de justice
bourgeoise. Mais cela ne s'applique pas à ses relations externes,
à ses relations avec gens qui ne sont pas des nationaux; ici l'état
prolétarien agit totalement autorisé par le prolétariat,
seulement comme le représentant de ses intérêts de
classe.
Ce sont les bases sociales de la société que le prolétariat
doit apprendre avant d'utiliser la science capitaliste de gestion.
Le patron avec pleins pouvoirs sur tous les moyens conquis de production
c'est le prolétariat comme un tout unitaire.
Les intérêts du prolétariat sont personnifiés
dans leurs leaders. C'est a dire, il retombe sur les leaders de
concrétiser les buts et de construire les politiques dans leur forme
concrète et concertée. De la meme façon, le mot décisif
sur ces questions revient a la classe, car seulement à travers le
support des masses les chefs testent leurs idées politiques.
Les intérêts du prolétariat sont accomplis par l'état
socialiste. L'état agit comme un système embauché
par les ouvriers, (formé de la même façon que l'aurait
fait un capitaliste, pour la réalisation de la volonté du
propriétaire et se trouvant sous son contrôle subjectif) en
dépendant de la volonté de son maître, le prolétariat
dans son ensemble, dans tous ses aspects.
L'état socialiste comme un organe administratif ne traite pas
avec le prolétariat comme une classe. Il administre la société
comme une somme d'individus: ouvriers, paysans et intelligentsia. Il prend
soin des deux, des individus et des strates sociales; l'etat socialiste
doit protéger et diminuer ses activités seulement dans la
mesure ou cela correspond aux intérêts du prolétariat;
et ici il doit aussi être surveillé de façon continue.
L'appareil de l'état doit être composé de personnel
convenable, et ici l'utilisation de la science capitaliste nous donne sa
pleine mesure. Les plus hauts postes ont besoin de gens dignes de confiance
dont le dévouement aux intérêts du prolétariat
est sans aucune doute, ayant été soumis à vérification
stricte. Le prolétariat demande d'eux une compréhension profonde
de ses intérêts dans l'étape actuelle et la capacité
de realiser ces intérêts dans les activités concrètes,
avec les executeurs bien choisis et avec la politique actuelle. Mais le
contrôle et l'évaluation de tout le proletariat doivent les
accompagner dans chaque activité.
Une sphère particulièrement importante de l'activité
pour l'état socialiste c'est l'économie. En remplaçant
l'effort capitaliste pour les profits maximaux par la demande socialiste
pour efficacité de la production maximale, l'état socialiste
doit subordonner tout le système de gestion à cette demande.
En premier lieu, cela s'applique à l'appareil de gestion. L'appareil
des organisateurs de la production doit être récompensé
en dépendance directe avec l'investissement de l'organisation pour
surélever la productivité du travail et doit être récompensé
très hautement.
Pourquoi est-ce que c'est donc ainsi? Pourquoi le proletariat victorieux
ne peut pas (ou ne doit pas) dicter à l'intelligentsia technique
ses propres et différentes conditions? Pourquoi la classe dirigente
n'exploite-elle pas les capacités créatives des spécialistes
de la même maniere impitoyable que les capitalistes exploitent les
ouvriers?
Parce que ce n'est pas avantageux pour le prolétariat, car cela
contredit ses intérêts.
L'exposition du talent et dela capacité créative possèdent
un caractère individuel. La lutte pour son autoreconnaissance sociale
sert comme stimulant pour les manifestations individuelles de capacité.
Aussi longtemps que les relations produit-argent continueront à
exister dans la société, la reconnaissance dans la distribution
de biens restera un des éléments de reconnaissance générale.
Mais c'est sur les activités créatives précisément
que depend la perfection de la production et l'augmentation de son efficacité,
que se soit dans les activités des organisateurs de la production
ou dans l'initiative créative des masses elles-mêmes. L'augmentation
dans la production de biens sans une dépense supplémentaire
de travail, c'est aussi le but économique du prolétariat;
c'est assez utile de consacrer une partie de cette augmentation au mouvement
qui marche dans cette direction.
Et si nous jetons un coup d'oeil en arriere et nous apprenons du capitaliste,
nous pouvons voir qu'il ne perd rien à travers le spécialiste
très bien payé mais que plutôt il augmente ses profits.
En plus, il encourage une lutte compétitive pour leur reconnaissance
entre eux, qui mene à une révélation pleine de leurs
capacités, lui permettant de sélectionner le meilleur d'entre
eux. S'il refuse d'adopter une telle approche, le prolétariat peut
se nuire lui meme.
L'évaluation individuelle de chaque spécialiste doit être
basée sur l'ampleur de l'utilite de ses activités pour le
prolétariat et ce doit être une estimation faite dans le grand
projet, a partir des hauteurs des intérêts de classe. Nous
devons dire que si le prolétariat n'offre pas l'occasion d'obtenir
plus d'avantages à ses spécialistes que dans le service a
tout capitaliste, alors c'est mauvais patron. Travailler pour la société
socialiste doit attirer, pour leur propre avantage, le spécialiste
le plus proéminent du monde capitaliste. Le prolétariat deviendra
seulement plus riche à travers l'exploitation de leurs capacités,
puisque ce qui est avantageux pour le capitaliste il l'est beaucoup plus
pour l'économie socialiste qui n'est pas limitée par les
monopoles compétitifs.
Mais comment la classe principale doit être en rapport avec ses
membres? Est-ce que en general on peut avoir une reponse a cette question,
si la classe dans son ensemble est composée de ces mêmes ouvriers?
Cette question existe et elle est rellement bien fondée bien.
Le prolétariat, organisé comme une classe, n'est pas identique
a la somme des ouvriers dont il est composé. La difference s'est
déjà manifeste à travers l'existence de sa propre
organisation. Cette organisation est basée sur une communauté
d'intérêts; mais ce n'est pas une communauté de tous
les intérêts, quelques-uns continuent à être
en contradiction avec les intérêts de toute la classe.
La classe s'intéresse à l'augmentation de biens pour tous,
l'ouvrier individuel aussi pour lui-même. Mais il peut les obtenir
avec sa classe ou, a la manière bourgeoise, en s'efforçant
pour approprier du travail de ses camarades de classe. Jusqu'au moment
ou cette contradiction ne sera plus logée dans la conscience de
l'ouvrier, une contradiction bien définie entre le prolétariat
et chaque prolétaire, entre la classe et l'individu, continuera
à être maintenue.
Et cela veut dire que, jusqu'à ce moment, la classe organisée
doit défendre ses intérêts contre l'inclinaison spontanée
a la propriété insignifiante, aux intérêts bourgeois.
Cette lutte se developpe sur deux fronts. D'un côté, la lutte
est posee pour ce changement révolutionnaire dans la conscience
de tout le monde pour que les intérêts individualistes bourgeois
fléchissent et disparaissent dans son ensemble. De l'autre côté,
pendant qu'ils continuent à exister, le prolétariat est obligé
d'en faire bon usage, en les retournant au benefice de la société.
La tâche économique principale du prolétariat est
l'augmentation continue dans les marchandises produites pour un investissement
donné de travail. Et l'exécution de cette tâche n'est
pas déterminée par le travail des ouvriers, mais plutôt
par l'ampleur de l'utilisation efficace de ce travail, l'ampleur du développement
de tout le système de production et l'ampleur de l'accomplissement
de leurs obligations par le prolétariat embauché pour organiser
la production. Par conséquent, si dans un investissement donne de
travail dans la production sociale on ne tiens pas compte que les biens
en général ne peuvent pas être reproduits par eux memes,
c'est alors le devoir des ouvriers, leur intérêt fondamental
d'augmenter ces biens en el procurant à travers la demande de production
créative des organisateurs de la production et le contrôle
de leurs activités qui lui permettra la sélection des plus
capables: c'est à travers le maintien continu d'une position de
la classe. Cependant, en executant cette tache, le prolétariat affronte
la nécessité d'appliquer ces demandes à lui-même;
parce que le travail, même a une plus grande escale, ne reconnait
cependant pas universellement ce devoir et parce que les interets individualistes
empechent une telle reconnaissance.
Quant a ces mêmes intérêts qui gouvernent dans la
société capitaliste, la tâche a laquelle fait face
le prolétariat consiste a les organiser et les diriger dans les
canaux exigés; c'est-à-dire, comme le patron, utiliser ces
intérêts, stimuler l'activité des ouvriers pour l'avantage
du patron - la classe ouvrière dans son ensemble. Aussi de cette
façon, dans les relations avec les ouvriers, la politique est dictée
par une suele considération, les intérêts du prolétariat
comme une classe, comme une totalité integre.
La loi fondamentale qui définit l'existence de l'état
socialiste prolétarien, par laquelle le prolétariat victorieux
doit être guidé et a laquelle le système de l'état
doit servir, peut être formulé comme suit;
" La distribution de la main-d'oeuvre et des marchandises
manufacturees en intérêt de la société dans
son ensemble, stimule l'augmentation du bien-être social et de la
conscience sociale."
L'augmentation du bien-être social sert de base matérielle
pour le développement de la conscience; l'efficacité croissante
des rôles principaux de la production mene à la réduction
de la dépense essentielle de la main-d'oeuvre, à la libération
de temps pour le développement culturel. Sauf les questions de principe
pour le développement de la conscience communiste restent non résolus.
Les occasions pour l'état socialiste dans l'affaire de développer
la conscience sont extrêmement limitées. En essence, la tâche
de l'état n'est pas elle-même de changer la conscience des
masses, mais de fortifier les changements progressifs dans leur conscience
qui ont deja surgi, en forme d'état, dans les changements correspondants
dans tous les systèmes de gestion de la société.
Cependant, dans les relations avec les strates non-proletariens de la
societe,l'état sert comme l'exécuteur de la volonte de classe
du proletariat, en jouant un rôle très actif. L'existence
même de tels strates est autorisée seulement dans la mesure
ou il correspond aux intérêts du prolétariat. Les intérêts
et demandes des strates non - prolétariens sont pris en considération
seulement dans la mesure qu'ils correspondent à l'utilisation la
plus efficace de ces secteurs de la société pour l'avantage
du prolétariat. Le proletariat autorise les secteurs non proletaires
de la societe a user des occasions démocratiques particulières
pour l'expression de leurs opinions personnelles, pour l'exposition de
telles idées qui ne leurs ont pas été demandées,
cela avec un seul but: utiliser ces intérêts, les stimuler,
les obligeant au plus haut niveau de performance dans le travail et dans
le talent a ces secteurs de la société pour l'avantage du
prolétariat. Par rapport au développement, les changements
dans les intérêts du prolétariat produiront inevitablement
des changements dans les relations avec les autres classes et groupes sociaux
a l'egard de leurs demandes et leur vie. Également, le caractère
des libertés politiques autorisé par l'état a de tels
strates, changera. Par conséquent, il ne peut y avoir aucune question
de garanties politiques pour ces strates, avec l'exception d'accords temporaires
auxquels le prolétariat accede, en tenant compte de la forme concrète
de ses intérêts, qui correspondent à l'étape
actuelle de l'histoire.
Également, pour accompagner cette politique dictatoriale dans
les relations avec les strates non - prolétariens, l'état
prolétarien décide la question la plus importante pour la
restructuration de leur conscience, en démontrant avec tous les
moyens à sa disposition que leur seule vraie garantie est d'adopter
irrevocablement des positions de classe prolétariennes. Les interelations
avec la classe dominante ont une base complètement différente.
En restant, par rapport au prolétariat, une des institutions
sociales les moins évoluées, l'état ne peut pas être
si conservateur qu'il ne puisse pas changer en suivant le développement
des intérêts du prolétariat.
Dans la sphère politique cela signifie l'élargissement
continu de la démocratie pour le prolétariat. Le contrôle
de l'état, le règlement par l'état de plusieurs aspects
de la vie sociale, depuis le commencement même, agit dans la défense
des intérêts de la classe contre les intérêts
de l'individu. À mesure que les intérêts personnels
des ouvriers sont d'accord avec ceux de la classe, le règlement
de l'état de ces intérêts devient inutile et ils s'éloignent
et se fanent.
Dans la sphère économique, à part l'augmentation
continue dans l'efficacité de la production, et le bien-être
a lié à lui, les changements dans les systèmes pour
la distribution de marchandises ont une signification vitale. Le deplacement
de la distribution " d'après le travail " à la distribution
" d'après les besoins " est provoqué par l'élargissement
des fonds pour la consommation sociale, par la distribution de categories
entièrement nouvelles de marchandises.
Aucune institution de l'état ne peut devancer le niveau de la
conscience des masses. Car en essence, elles assurent un niveau accompli
de conscience auquel les institutions répondent seulement avec un
délai. Mais la dynamique de restructuration s'illustre graphiquement
quand après les changements définis dans conscience individuelle
suivent des changements dans tout le système d'administration qui
stimulent la montée de nouveaux changements et la conscience de
nouvelles tâches.
Les ouvriers n'ont rien a apprendre des capitalistes sur la source fondamentale,
la première cause des changements dans la conscience des masses
prolétariennes. Tous les changements, tels que la discipline consciente,
l'approche de la classe aux phénomènes sociaux, la limitation
dans la consommation de marchandises, la conscience des intérêts
sociaux comme etant les leurs, tout cela survient par rapport au developpement
de l'organisation du prolétariat, par rapport à la conscience
de chaque ouvrier de son adhésion a la classe. Et ceci se produit
au cours de la lutte de classe du prolétariat; ils surviennent sous
forme d'idées, se manifestent dans les victoires de classe du prolétariat
et sont confirmés dans les changements révolutionnaires dans
la conscience de chaque ouvrier.
Et ici pour le prolétariat il y a seulement une science qui est
celle de sa propre expérience historique.
La 2ª partie
Le prolétariat comme chef
Pendant que le prolétariat dirige sa lutte dans la société
capitaliste, pendant qu'il demeure une classe, en s'opposant toujours avec
la plus grande force à l'ordre bourgeois détesté,
cela suffit pour construire la solidarité autour d'une idée,
l'idée de la révolution socialiste. Mais dans la realisation
de la révolution prolétarienne, en ayant nié et détruit
la société bourgeoise et son état, le prolétariat
est affronté au besoin de construire une nouvelle société,
à découvrir, maintenir et créer de nouveaux liens
fonctionnels, et les agrandir dans la totalité et integralité
de la societe. C'est la loi de la négation, de la négation
implacable; avec la bourgeoisie ces fonctions la ont deja accompli leur
objectif, elles ont été annulée, et la société
demande leur remplacement ou renouvellement; et pas nécessairement
chaque remplacement est également convenable Dans le cas opposé,
tous les espaces seront remplis spontanément, dans la forme et la
ressemblance de ceux qui ont été repoussés avant.
Et si le prolétariat n'est pas prêt pour renouveler et restructurer
tout le système de relations sociales, inévitablement une
nouvelle bourgeoisie surviendra, en s'appropriant des fonctions et privilèges
des vieilles bourgeoisies.
Dans l'epoque révolutionnaire antérieure, une succession
de faits est survenue spontanément; et le prolétariat ne
peut pas attendre que cela se passe de nouveau. Dans les crises antérieures
de l'histoire, chaque propriétaire d'esclave, chaque féodal
ou bourgeois, a attaché ses propres petits noeuds dans le filet
des relations sociales. Mais la révolution socialiste se distingue
qualitativement car un nouveau sujet, la classe, qui rentre dans l'arène
de la lutte, et elle gagne seulement parce qu'elle possède le pouvoir
d'organisation de ce sujet et elle est capable de gouverner seulement grâce
à la force de sa propre unité.
En agissant spontanément, les ouvriers eux-mêmes sont incapables
d'aller plus loin d'un syndicalisme respectable, qui est un niveau entièrement
bourgeois. Seulement une forme qualitativement différente de l'organisation
de la conscience de classe, en concrétisant les intérêts
individuels et en les élevant au niveau des intérêts
collectifs de la classe, permet au prolétariat de décider
sur les problèmes sociaux et lui fournit un avantage décisif
dans la lutte contre la bourgeoisie et l'idéologie bourgeoise; et
ceci aussi bien après qu'avant la révolution prolétarienne.
Aussi, les difficultés qui surviennent pour le prolétariat
ont leurs propres distinctions qualitatives.
Premièrement, le prolétariat a besoin d'une bonne
et confiable théorie. Pendant que l'individu, qui est lui-même
une unité, peut agir avec succes grâce à la connaissance
personnelle ou au talent, au flair ou a la chance, le prolétariat
peut atteindre l'unité de but et d'accord mutuel dans ses activités
à travers la coordination de toutes les tâches concretes seulement
dans la structure d'une vision intégrale, mondiale et systématique.
Deuxièmement, les erreurs et désillusions des individus,
l'inexactitude de leurs évaluations et le manque de fondement de
leurs décisions n'a aucune influence sur le développement
de la société dans son ensemble; ils se produisent dans l'accomplissement
des fonctions des simples individus et sont mis de côté, en
occupant un autre espace. Mais les espaces vides dans la conscience de
classe du prolétariat, les faiblesses dans ses connaissances, ses
erreurs, ne signifient rien d'autre que la retraite devant la bourgeoisie;
la bourgeoisie revient rapidement "à son secours", là où
le prolétariat ne se débrouille pas avec ses responsabilités
de leader.
Troisièmement, une société qui repose sur
les intérêts individuels, ne fait aucun effort pour dédommager
les pertes individuelles qui se produisent spontanement à travers
l'action de ces mêmes intérêts. La perte ou le retrait
par le prolétariat signifie une réversion sur le chemin révolutionnaire,
et cela exige la répétition du travail révolutionnaire,
la répétition de la bataille contre la bourgeoisie.
Par conséquent, le prolétariat a besoin d'une théorie
bien élaborée, de méthodes qui permettent l'évaluation
opportune de changements dans les circonstances et qui produisent des décisions
correctes, la compétence pour conduire la recherche, et enrichir
sa connaissance au plus petit coût d'erreurs. C'est son arme et elle
doit être toujours prête au combat.
Deux problèmes doivent être résolus par le prolétariat
en entreprenant la construction d'une nouvelle société;
-
augmenter le bien-être de la société,
-
développer sa conscience.
Le succès dans le deuxième problème dépend,
presque totalement, de la résolution du premier. Comme pour la première
question, c'est essentiel pour le prolétariat d' obtenir un succes
décisif: simplement il doit surpasser le niveau des principaux pays
capitalistes; il doit non seulement les devancez, mais les devancez complètement,
en surpassant la limite qui est inaccessible pour eux.
La société prolétarienne est capable de vaincre
ces obstacles qui arretent subitement le capitalisme, quand il arrive à
son plus haut niveau de développement. Mais cela ne se passera pas
spontanement. Tels sont les intérêts du prolétariat
victorieux, mais le chemin pour leur satisfaction demeure sans être
découvert. Et ici le prolétariat ne peut pas se débrouiller
sans l'expérience de l'etape antérieure, ici il doit apprendre
de la bourgeoisie.
La premiere conclusion générale qui decoule de toute l'expérience
du passé est inévitablement que cette société
s'installe en direction des efforts spontanés de ses membres. Mais
ce n'est pas encore toute la conclusion, seulement la moitie. Le morceau
manquant vital sont les conditions d'existence. Ce n'est pas pour rien
que cette bourgeoisie s'est battue pour la reconnaissance générale
de la propriété privée des moyens de production; c'était
la condition pour le développement du capitalisme et le canal dans
lequel les éléments ont été dirigés.
Sous les conditions du socialisme les moyens de production apparaissent
comme propriété sociale. Mais la clarté est essentielle
ici. La 'societé' qui controle les moyens de production peut être
seulement une partie de la société; et alors sa propriété
devient propriété privée. Le capitalisme lui-même
n'évite pas la forme sociale de propriété; prenez
l' entreprise de capital social, par exemple. Le caractère du socialisme
dépend tout à fait des relations des sociétés
avec la propriété des moyens de production pour la société
dans son ensemble. L'ampleur qui est visé par le prolétariat
c'est le socialisme prolétarien, et il n'y a qu'une seule
forme acceptable: la propriété de classe de tout le prolétariat.
En détail, cela veut dire que, ayant gagné les moyens de
production dans la lutte révolutionnaire, le prolétariat
ne doit ni rendre ni partager les droits et privilèges d'être
propriétaire.
Comment garder ces droits et comment les diriger? Le prolétariat
doit apprendre ceci de la bourgeoisie directement.
La poursuite du profit maximal, dicté aux capitalistes par les
conditions de la lutte compétitive, les contraint à conduire
la recherche ininterrompue pour élever la productivité du
travail. Les conséquences de ceci sont une augmentation dans le
rendement de la production et des superprofits du capitaliste. Le contenu
social progressif de ce processus est révélé quand
de l'exposition du monopole à la compétition en résulte
la chutte du prix total de la production.
Le prolétariat et en fait la totalité de la société,
ont besoin de la plus haute productivité du travail. Ainsi donc
les choses doivent etre faites sous des conditions différentes.
En abolissant le capitalisme, le prolétariat abolit la compétition
capitaliste.
L'extraction du profit maximal ne peut pas être le but du prolétariat;
quelque soit la somme des profits obtenus, elle pourrait seulement revenir
d'où elle provient, au prolétariat.
Le prolétariat s'intéresse meme moins aux superprofits.
L'efficacité maximale de la production est l'intérêt
fondamental du prolétariat. En premier lieu, le bien-être
du prolétariat dépend de ceci directement, pour le prolétariat
on ne peut obtenir aucune marchandise qui l'on n'as pas produit. Deuxiemement,
l'efficacité croissante des rôles principaux de la production
conduit à une réduction des dépenses du travail, des
dépenses de temps, exigés dans la production essentielle
pour la société. Alors ces économies sont consacrées
au développement culturel et créatif du prolétariat,
pour l'augmentation de sa conscience.
Dans la poursuite de l'efficacité maximale de la production,
le prolétariat s'intéresse donc au relèvement continu
de la productivité du travail, qui mene à une augmentation
de l'expression "in natura" de la production. Le seul intérêt
du prolétariat dans les superprofits se trouve dans l'orientation
la plus rapide de tous les monopoles et dans la dissémination la
plus pleine de méthodes de production avancées. Mais ici
le prolétariat se distingue vraiment du capitaliste, seulement d'un
pouce; le capitaliste s'intéresse à la dissémination
la plus pleine et la plus rapide de nouvelles méthodes dans le segment
de la production qui lui appartient, et aussi le prolétariat.
Les intérêts du prolétariat dans l'ensemble, correspondent
aux intérêts du capitaliste individuel dans la société
capitaliste. En essence ces intérêts se présentent
comme le développement humaniste élevé du bourgeois.
La place du profit maximal abstrait est prise completement par l'efficacité
maximale concrète de la production qui est directement -plutôt
qu'indirectement- liée à l'augmentation de la production,
la maximisation des biens exprimés " in natura ". Cela se passe
parce que la base des intérêts fondamentaux du prolétariat,
comme propriétaire, ne reside pas dans la demande inhumaine pour
l'affirmation de la propriété privée dans la lutte
compétitive, mais dans la demande humaine du prolétariat
comme la classe des consommateurs. Le travail et la production retournent
à leur destin original, en servant comme source de satisfaction
des besoins humains immédiats, non déformés par le
complexe oppressif de l'injustice sociale avec sa demande de lutte contre
le reste de société pour son existence.
L'existence d'une analogie définie entre les intérêts
du prolétariat et ceux du capitaliste individuel nous permet de
tirer un trait entre la réalisation de ces intérêts.
Le capitaliste fixe ses intérêts en stimulant les activités
des ouvriers, des organisateurs de la production, des technologues, des
inventeurs et des experts dans les zones d'importance pour lui. Il n'utilise
pas un système de stimulation consolidé d'une fois pour toutes.
Au contraire, il utilise l'effort des gens pour une satisfaction plus complète
des demandes, orientée à obtenir le maximum de profits dans
la direction qui lui est fondamentale.
Le capitaliste ne distribue pas toutes les marchandises lui-même.
Mais, en confiant à quelques-uns la distribution du reste des marchandises,
le capitaliste décide personnellement la récompense pour
ses lieutenants. Dans ce rôle il sélectionne les gens qui
sont les plus zélés et capables de défendre ses intérêts;
et leur part des marchandises dépend directement de l'accomplissement
de ses demandes. Le capitaliste ne reconnaît aucun autre critère
que ses propres intérêts dont l'expression finale est le profit
maximal.
Les décisions fondamentales de direction, telles que l'orientation
de la production de produits d'un type particulier et le choix de la direction
du développement et de l' investissement du capital, sont prises
directement par le capitaliste. Ces décisions s'unissent dans une
seule idee, sa politique économique subjective personnelle.
Aucun facteur objectif ne peut agir sur ces politiques autrement qu'à
travers la conscience du capitaliste, à travers la réfraction
dans sa conscience; ces facteurs deviennent les conditions des décisions
prises.
En faisant face avec des alternatives où l'évaluation
de variations pour augmenter l'efficacite ultime est difficile, le capitaliste
fait ses propres choix subjectifs. Cette subjectivité n'est pas
arbitraire, elle se trouve dans les habitudes de la politique économique
générale. En encourageant les succès et en punissant
les échecs de chacun de ses ouvriers, le capitaliste demande qu'ils
suivent cette ligne de conduite: chacun doit, d'après ses capacités,
décider subjectivement les problèmes à son
niveau.
Et parmi celles-ci, quelles sont celles que le proletariat doit etudier?
Toutes!
Pendant qu'il défini la direction de la production d'après
ses demandes subjectives de classe, les subordonnant à son propre
critère -l'efficacité maximale- dans tous les autres aspects,
le prolétariat doit saisir les méthodes rationnelles déjà
découvertes par les capitalistes.
Et ici et là s'éveille une difficulté importante,
dont la résolution ne peut être suggérée par
aucune experience capitaliste.
Les intérêts du capitaliste sont affirmés par le
capitaliste lui-même. L'intégrité du capitaliste comme
personne est définie, seulement, par la direction a sens unique
de sa politique économique.
Par contre, les intérêts du prolétariat sont les
intérêts de la classe. Le sujet s'exprime par l'ensemble de
la classe. Eux-memes distinguent entre les intérêts de quelques
représentants individuels ou de groupes et les intérêts
de la classe; car tout le prolétariat satisfait seulement ses demandes
directement, en dépendant de l'efficacité de la production,
l'ensemble de la classe ne peut pas se fournir quelque chose qu'elle n'a
pas produit.
Rendre effective une politique économique intégrale, qui
corresponde aux intérêts de la classe, n'est pas réalisable
pour le prolétariat comme une masse d'ouvriers. C'est réalisable
seulement par la classe organisée, par le prolétariat, en
vainquant les tendances individualistes, en devenant conscient ses buts
collectifs. Et ce n'est pas encore une solution, ce n'est pas une forme
de réalisation du droit de propriété du prolétariat.
Les intérets de classe du prolétariat trouvent une forme
concrète, représentée dans la conscience de l'individu
sous forme d'idées claires, de slogans, d'idées accessible
aux masses et capables de la mener à l'activité organisée.
Et bien que la dissémination et l'assimilation d'idées demande
du temps et de l'effort, le prolétariat doit, par dessus tout, avoir
la capacite d'être son propre chef.
Exprimant les intérêts du prolétariat dans le système
le plus précis et concentré d'idées, le leader les
personnifie et les matérialise dans les activités de masses
du prolétariat. Le fait que, par conséquent, la structure
de la direction complexe composée clairement d'individus, participe
à l'organisation des activités de masses, ne change
rien; ce système est supporté et il s'est discipliné
par la compréhension que les masses ont besoin de telles idées
concrètes, par la réponse des masses et leur empressement
pour suivre les idées du chef. Un tel système non seulement
dissémine et supporte des idées, mais est capable aussi,
dans une forme plus active, de nier et réfuter des idées
qui ont coupé avec la decision des masses et se libérer de
chefs qui balançaient de telles idées sans fondement. Dans
l' action, ce système forme la conscience de classe du prolétariat
dans un sujet unifié; la participation dans le mouvement de masses
apporte, à chaque individu, la conscience du changement révolutionnaire
et forme la base pour le développement supplémentaire de
la conscience de classe.
Devant l'état socialiste prolétarien, au début,
d'autres tâches surgissent. L'état socialiste doit prendre
en charge lui-même le règlement de toutes les relations sociales
liées à lui, en prenant du capitalisme son vaste système
de gestion, et en prenant la société dans laquelle non seulement
ils y a des éléments non prolétariens mais aussi le
puissant prolétariat lui-même dans lequel on a précédemment
inculqué la competition individualiste bourgeoise. Il doit combiner
en lui les caractéristiques définies de l'état bourgeois
et du système capitaliste de gestion. Si le mouvement de masses
s'appuie sur les meilleures, sur les plus avancées qualités
révolutionnaires du prolétariat, alors l'état s'oriente
au pires et inévitablement aux moins évoluées caractéristiques
du prolétariat et de toute la société qui n'ont pas
encore été éliminées , et doit créer
des systèmes pour leur règlement. Dans son essence intérieure,
dans ses relations avec ses citoyens, l'état demeure toujours
bourgeois, puisque'il ne va pas au-delà des principes de justice
bourgeoise. Mais cela ne s'applique pas à ses relations externes,
à ses relations avec gens qui ne sont pas des nationaux; ici l'état
prolétarien agit totalement autorisé par le prolétariat,
seulement comme le représentant de ses intérêts de
classe.
Ce sont les bases sociales de la société que le prolétariat
doit apprendre avant d'utiliser la science capitaliste de gestion.
Le patron avec pleins pouvoirs sur tous les moyens conquis de production
c'est le prolétariat comme un tout unitaire.
Les intérêts du prolétariat sont personnifiés
dans leurs leaders. C'est a dire, il retombe sur les leaders de
concrétiser les buts et de construire les politiques dans leur forme
concrète et concertée. De la meme façon, le mot décisif
sur ces questions revient a la classe, car seulement à travers le
support des masses les chefs testent leurs idées politiques.
Les intérêts du prolétariat sont accomplis par l'état
socialiste. L'état agit comme un système embauché
par les ouvriers, (formé de la même façon que l'aurait
fait un capitaliste, pour la réalisation de la volonté du
propriétaire et se trouvant sous son contrôle subjectif) en
dépendant de la volonté de son maître, le prolétariat
dans son ensemble, dans tous ses aspects.
L'état socialiste comme un organe administratif ne traite pas
avec le prolétariat comme une classe. Il administre la société
comme une somme d'individus: ouvriers, paysans et intelligentsia. Il prend
soin des deux, des individus et des strates sociales; l'etat socialiste
doit protéger et diminuer ses activités seulement dans la
mesure ou cela correspond aux intérêts du prolétariat;
et ici il doit aussi être surveillé de façon continue.
L'appareil de l'état doit être composé de personnel
convenable, et ici l'utilisation de la science capitaliste nous donne sa
pleine mesure. Les plus hauts postes ont besoin de gens dignes de confiance
dont le dévouement aux intérêts du prolétariat
est sans aucune doute, ayant été soumis à vérification
stricte. Le prolétariat demande d'eux une compréhension profonde
de ses intérêts dans l'étape actuelle et la capacité
de realiser ces intérêts dans les activités concrètes,
avec les executeurs bien choisis et avec la politique actuelle. Mais le
contrôle et l'évaluation de tout le proletariat doivent les
accompagner dans chaque activité.
Une sphère particulièrement importante de l'activité
pour l'état socialiste c'est l'économie. En remplaçant
l'effort capitaliste pour les profits maximaux par la demande socialiste
pour efficacité de la production maximale, l'état socialiste
doit subordonner tout le système de gestion à cette demande.
En premier lieu, cela s'applique à l'appareil de gestion. L'appareil
des organisateurs de la production doit être récompensé
en dépendance directe avec l'investissement de l'organisation pour
surélever la productivité du travail et doit être récompensé
très hautement.
Pourquoi est-ce que c'est donc ainsi? Pourquoi le proletariat victorieux
ne peut pas (ou ne doit pas) dicter à l'intelligentsia technique
ses propres et différentes conditions? Pourquoi la classe dirigente
n'exploite-elle pas les capacités créatives des spécialistes
de la même maniere impitoyable que les capitalistes exploitent les
ouvriers?
Parce que ce n'est pas avantageux pour le prolétariat, car cela
contredit ses intérêts.
L'exposition du talent et dela capacité créative possèdent
un caractère individuel. La lutte pour son autoreconnaissance sociale
sert comme stimulant pour les manifestations individuelles de capacité.
Aussi longtemps que les relations produit-argent continueront à
exister dans la société, la reconnaissance dans la distribution
de biens restera un des éléments de reconnaissance générale.
Mais c'est sur les activités créatives précisément
que depend la perfection de la production et l'augmentation de son efficacité,
que se soit dans les activités des organisateurs de la production
ou dans l'initiative créative des masses elles-mêmes. L'augmentation
dans la production de biens sans une dépense supplémentaire
de travail, c'est aussi le but économique du prolétariat;
c'est assez utile de consacrer une partie de cette augmentation au mouvement
qui marche dans cette direction.
Et si nous jetons un coup d'oeil en arriere et nous apprenons du capitaliste,
nous pouvons voir qu'il ne perd rien à travers le spécialiste
très bien payé mais que plutôt il augmente ses profits.
En plus, il encourage une lutte compétitive pour leur reconnaissance
entre eux, qui mene à une révélation pleine de leurs
capacités, lui permettant de sélectionner le meilleur d'entre
eux. S'il refuse d'adopter une telle approche, le prolétariat peut
se nuire lui meme.
L'évaluation individuelle de chaque spécialiste doit être
basée sur l'ampleur de l'utilite de ses activités pour le
prolétariat et ce doit être une estimation faite dans le grand
projet, a partir des hauteurs des intérêts de classe. Nous
devons dire que si le prolétariat n'offre pas l'occasion d'obtenir
plus d'avantages à ses spécialistes que dans le service a
tout capitaliste, alors c'est mauvais patron. Travailler pour la société
socialiste doit attirer, pour leur propre avantage, le spécialiste
le plus proéminent du monde capitaliste. Le prolétariat deviendra
seulement plus riche à travers l'exploitation de leurs capacités,
puisque ce qui est avantageux pour le capitaliste il l'est beaucoup plus
pour l'économie socialiste qui n'est pas limitée par les
monopoles compétitifs.
Mais comment la classe principale doit être en rapport avec ses
membres? Est-ce que en general on peut avoir une reponse a cette question,
si la classe dans son ensemble est composée de ces mêmes ouvriers?
Cette question existe et elle est rellement bien fondée bien.
Le prolétariat, organisé comme une classe, n'est pas identique
a la somme des ouvriers dont il est composé. La difference s'est
déjà manifeste à travers l'existence de sa propre
organisation. Cette organisation est basée sur une communauté
d'intérêts; mais ce n'est pas une communauté de tous
les intérêts, quelques-uns continuent à être
en contradiction avec les intérêts de toute la classe.
La classe s'intéresse à l'augmentation de biens pour tous,
l'ouvrier individuel aussi pour lui-même. Mais il peut les obtenir
avec sa classe ou, a la manière bourgeoise, en s'efforçant
pour approprier du travail de ses camarades de classe. Jusqu'au moment
ou cette contradiction ne sera plus logée dans la conscience de
l'ouvrier, une contradiction bien définie entre le prolétariat
et chaque prolétaire, entre la classe et l'individu, continuera
à être maintenue.
Et cela veut dire que, jusqu'à ce moment, la classe organisée
doit défendre ses intérêts contre l'inclinaison spontanée
a la propriété insignifiante, aux intérêts bourgeois.
Cette lutte se developpe sur deux fronts. D'un côté, la lutte
est posee pour ce changement révolutionnaire dans la conscience
de tout le monde pour que les intérêts individualistes bourgeois
fléchissent et disparaissent dans son ensemble. De l'autre côté,
pendant qu'ils continuent à exister, le prolétariat est obligé
d'en faire bon usage, en les retournant au benefice de la société.
La tâche économique principale du prolétariat est
l'augmentation continue dans les marchandises produites pour un investissement
donné de travail. Et l'exécution de cette tâche n'est
pas déterminée par le travail des ouvriers, mais plutôt
par l'ampleur de l'utilisation efficace de ce travail, l'ampleur du développement
de tout le système de production et l'ampleur de l'accomplissement
de leurs obligations par le prolétariat embauché pour organiser
la production. Par conséquent, si dans un investissement donne de
travail dans la production sociale on ne tiens pas compte que les biens
en général ne peuvent pas être reproduits par eux memes,
c'est alors le devoir des ouvriers, leur intérêt fondamental
d'augmenter ces biens en el procurant à travers la demande de production
créative des organisateurs de la production et le contrôle
de leurs activités qui lui permettra la sélection des plus
capables: c'est à travers le maintien continu d'une position de
la classe. Cependant, en executant cette tache, le prolétariat affronte
la nécessité d'appliquer ces demandes à lui-même;
parce que le travail, même a une plus grande escale, ne reconnait
cependant pas universellement ce devoir et parce que les interets individualistes
empechent une telle reconnaissance.
Quant a ces mêmes intérêts qui gouvernent dans la
société capitaliste, la tâche a laquelle fait face
le prolétariat consiste a les organiser et les diriger dans les
canaux exigés; c'est-à-dire, comme le patron, utiliser ces
intérêts, stimuler l'activité des ouvriers pour l'avantage
du patron - la classe ouvrière dans son ensemble. Aussi de cette
façon, dans les relations avec les ouvriers, la politique est dictée
par une suele considération, les intérêts du prolétariat
comme une classe, comme une totalité integre.
La loi fondamentale qui définit l'existence de l'état
socialiste prolétarien, par laquelle le prolétariat victorieux
doit être guidé et a laquelle le système de l'état
doit servir, peut être formulé comme suit;
" La distribution de la main-d'oeuvre et des marchandises
manufacturees en intérêt de la société dans
son ensemble, stimule l'augmentation du bien-être social et de la
conscience sociale."
L'augmentation du bien-être social sert de base matérielle
pour le développement de la conscience; l'efficacité croissante
des rôles principaux de la production mene à la réduction
de la dépense essentielle de la main-d'oeuvre, à la libération
de temps pour le développement culturel. Sauf les questions de principe
pour le développement de la conscience communiste restent non résolus.
Les occasions pour l'état socialiste dans l'affaire de développer
la conscience sont extrêmement limitées. En essence, la tâche
de l'état n'est pas elle-même de changer la conscience des
masses, mais de fortifier les changements progressifs dans leur conscience
qui ont deja surgi, en forme d'état, dans les changements correspondants
dans tous les systèmes de gestion de la société.
Cependant, dans les relations avec les strates non-proletariens de la
societe,l'état sert comme l'exécuteur de la volonte de classe
du proletariat, en jouant un rôle très actif. L'existence
même de tels strates est autorisée seulement dans la mesure
ou il correspond aux intérêts du prolétariat. Les intérêts
et demandes des strates non - prolétariens sont pris en considération
seulement dans la mesure qu'ils correspondent à l'utilisation la
plus efficace de ces secteurs de la société pour l'avantage
du prolétariat. Le proletariat autorise les secteurs non proletaires
de la societe a user des occasions démocratiques particulières
pour l'expression de leurs opinions personnelles, pour l'exposition de
telles idées qui ne leurs ont pas été demandées,
cela avec un seul but: utiliser ces intérêts, les stimuler,
les obligeant au plus haut niveau de performance dans le travail et dans
le talent a ces secteurs de la société pour l'avantage du
prolétariat. Par rapport au développement, les changements
dans les intérêts du prolétariat produiront inevitablement
des changements dans les relations avec les autres classes et groupes sociaux
a l'egard de leurs demandes et leur vie. Également, le caractère
des libertés politiques autorisé par l'état a de tels
strates, changera. Par conséquent, il ne peut y avoir aucune question
de garanties politiques pour ces strates, avec l'exception d'accords temporaires
auxquels le prolétariat accede, en tenant compte de la forme concrète
de ses intérêts, qui correspondent à l'étape
actuelle de l'histoire.
Également, pour accompagner cette politique dictatoriale dans
les relations avec les strates non - prolétariens, l'état
prolétarien décide la question la plus importante pour la
restructuration de leur conscience, en démontrant avec tous les
moyens à sa disposition que leur seule vraie garantie est d'adopter
irrevocablement des positions de classe prolétariennes. Les interelations
avec la classe dominante ont une base complètement différente.
En restant, par rapport au prolétariat, une des institutions
sociales les moins évoluées, l'état ne peut pas être
si conservateur qu'il ne puisse pas changer en suivant le développement
des intérêts du prolétariat.
Dans la sphère politique cela signifie l'élargissement
continu de la démocratie pour le prolétariat. Le contrôle
de l'état, le règlement par l'état de plusieurs aspects
de la vie sociale, depuis le commencement même, agit dans la défense
des intérêts de la classe contre les intérêts
de l'individu. À mesure que les intérêts personnels
des ouvriers sont d'accord avec ceux de la classe, le règlement
de l'état de ces intérêts devient inutile et ils s'éloignent
et se fanent.
Dans la sphère économique, à part l'augmentation
continue dans l'efficacité de la production, et le bien-être
a lié à lui, les changements dans les systèmes pour
la distribution de marchandises ont une signification vitale. Le deplacement
de la distribution " d'après le travail " à la distribution
" d'après les besoins " est provoqué par l'élargissement
des fonds pour la consommation sociale, par la distribution de categories
entièrement nouvelles de marchandises.
Aucune institution de l'état ne peut devancer le niveau de la
conscience des masses. Car en essence, elles assurent un niveau accompli
de conscience auquel les institutions répondent seulement avec un
délai. Mais la dynamique de restructuration s'illustre graphiquement
quand après les changements définis dans conscience individuelle
suivent des changements dans tout le système d'administration qui
stimulent la montée de nouveaux changements et la conscience de
nouvelles tâches.
Les ouvriers n'ont rien a apprendre des capitalistes sur la source fondamentale,
la première cause des changements dans la conscience des masses
prolétariennes. Tous les changements, tels que la discipline consciente,
l'approche de la classe aux phénomènes sociaux, la limitation
dans la consommation de marchandises, la conscience des intérêts
sociaux comme etant les leurs, tout cela survient par rapport au developpement
de l'organisation du prolétariat, par rapport à la conscience
de chaque ouvrier de son adhésion a la classe. Et ceci se produit
au cours de la lutte de classe du prolétariat; ils surviennent sous
forme d'idées, se manifestent dans les victoires de classe du prolétariat
et sont confirmés dans les changements révolutionnaires dans
la conscience de chaque ouvrier.
Et ici pour le prolétariat il y a seulement une science qui est
celle de sa propre expérience historique.
|