Introductionde COMUNISTES de CATALUNYA au LE SECOND MANIFESTE COMMUNISTE par A.B.RAZLATSKI Introductionpour les lecteurs occidentaux et mondiaux Introduction(1999)- LeSecond Manifeste Communiste (A.B. RAZLATZKI)
Avant-propos(1979)-
Ipartie: Bourgeois et proletaires.-
LaII partie: Le prolétariat comme chef-
IIIpartie: La crise du mouvement ouvrier-
IVpartie: Dictature Proletarienne & Democratie Proletarienne-
Vpartie: Les classes et la lutte pour le socialisme
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1ª partie.
Bourgeois et proletaires.
La bataille du proletariat contre la suprematie de la bourgeoisie fut l'objet
d'une attention concentree de la part des esprits les plus clairvoyants
de l'humanite. Son travail ne fut pas en vain. Ceci a approche encore plus
la victoire de la revolution proletaire.
Bourgeois et proletaires... Le temps passe depuis la Grande Revolution
d'Octubre, permet et exige l'analyse des relations entre les deux
classes sociales les plus importantes, les deux ideologies oposees, a partir
de la perspective du proletariat victorieux.
Sur ce plan, deux problemes surviennent.
Tout d'abord, dans la societe capitaliste, bien qu'elle vole du proletariat,
la bourgeoisie accomplit des fonctions sociales definies. Pour regler les
comptes avec la bourgeoisie, le proletariat doit prendre sur lui meme tout
le fardeau de ces fonctions: reorganiser completement ce legat, rejeter
tout ce qui est uniquement un soutien pour la bourgeoisie et ses activites
specifiques; separer les fonctions qui sont inevitables meme dans une societe
sans propriete privee et mettre de l'ordre pour son accomplissement. Tout
ceci n'est pas une tache facile.
Deuxièmement, le prolétariat n'émerge pas de la
révolution prolétaire, assaini, renouvelé et préparé
pour le communisme. Non, il porte sur lui la plupart des relations bourgeoises
inculquées par la société capitaliste, il est entierement
mêlé dans ses soucis au sujet du bien-être matériel
personnel, il pense encore dans les catégories du marché,
marchandises et main-d'oeuvre; et il pense meme que cela ne pourrait exister
autrement. Comment est-ce qu'il peut trouver la force pour vaincre ceci,
et comment est-ce qu'il peut être aidé?
Pendant longtemps, la société capitaliste s'est débrouillée
avec ses problèmes presque spontanément. Bien sûr,
le capitalisme n'est pas éternel et il ne peut pas regler tous les
problèmes plus aigus qu'il développe. L'augmentation de la
crise générale du capitalisme (qui grandit sans arret) contraint
la bourgeoisie a devenir de plus en plus organisée, ce qui contredit
directement son essence individualiste. Les contradictions internes d'une
bourgeoisie organisée apparaissent, chaque fois plus clairement,
dans l'augmentation rapide de la corruption et des infractions de tout
genre, même dans les ambiences les plus bourgeoises. Cependant, ce
qui est nécessaire pour la conservation des relations de production
capitalistes, c.-à-d. la base même de société
capitaliste, est déterminé par le capitalisme.
L'intérêt naturel de la bourgeoisie jout le rôle
decisif d'organisation dans la société capitaliste. Les bourgeois
subordonnent et coordonnent les intérêts de toutes les couches
de la société, parmi eux les intérêts individualistes
des ouvriers. Seuls les intérêts du prolétariat révolutionnaire
organisé sont capables de s'y opposer. Dans d'autres aspects, la
bourgeoisie est courageuse pour prendre sur elle-même tout le fardeau
d'organiser la production et la société; elle s'accorde intrépidement
des pouvoirs dictatoriaux pleins et exerce donc ainsi sa dictature.
Motivée par son effort d'accumulation de capital qui est la loi
du profit maximum, pour accomplir ses buts la bourgeoisie exige la direction
des relations sociales dans le parcours adequat, c.-à-d. la trajectoire
vers la réalisation d'une gamme de fonctions définies qui
reajustent des relations sociales concretes. Ainsi la société
peut être liée par un système défini de relations,
mais ceux-ci ne s'obtiennent qu'au prix d'un effort considerable.
Les plus importantes de ces fonctions sont:
l'organisation de la production
le développement de la production
la distribution des produits
le règlement des relations entre les membres de la société
le règlement du développement des organisations sociales
et leurs relations avec la société
La bourgeoisie s'occupe aussi elle-même d'autres affaires:
prouver sa compétitivité, lutter dans la sphère politique
et ainsi de suite. Ce sont les tâches de la classe bourgeoise; bien
que les fonctions enumerees ci-dessus soient aussi en rapport avec leur
résolution inévitable meme dans une société
socialiste.
La capacité productive capitaliste a été historiquement
stable parce que le succès de la bourgeoisie pour satisfaire les
intérêts de pratiquement toutes couches de la société
est dépendant de la satisfaction de leurs propres intérêts.
Nous ne devrions attribuer aucun grand mérite intellectuel a la
bourgeoisie sur ce compte. Ils n'ont pas façonné cet état
de société consciemment, mais plutôt cela est survenu
par la volonté d'une loi objective qui généralise
spontanément les diverses tendances dans les stratégies individuelles
de chaque bourgeois. L'étape finale du développement spontané
de la société humaine dans laquelle les intérêts
collectifs apparaissent comme le remplacement des intérêts
de l'individu (different de l'addition des intérêts individuels)
ne peut être organisée d'aucune autre façon que d'après
la théorie du matérialisme révolutionnaire, en base
a la réalisation sociale de tâches sociales.
C'est relativement plus facile de clarifier comment une société
sans classes dirigera ces problèmes, pour vaincre activement toutes
les tendances individualistes, dans un esprit d'unité, en donnant
vie a sa volonté collective. Mais, meme en etant victorieux sur
la bataille avec la bourgeoisie, le prolétariat est encore loin
d'etre capable de se debarasser complètement des caracteristiques
héritées de la société capitaliste. Devant
lui il y a encore un travail prolongé d'auto-éducation et
de libération de sa propre conscience de la trajectoire historiquement
entrelacée de l'individualisme bourgeois.
Cette période dans la vie du prolétariat est extrêmement
compliquée et dangereuse. Les tendances individualistes profondément
enracinées dans le prolétariat, même dans l'environnement
le plus prolétarien, continuent à percer dans l'activité,
et dans la lutte pour l'acquisition de privileges bourgeois (privés);
et sur l'instauration de formes masquées de propriété
privée dans cette situation sociale particulière, ils construisent
des parcelles personnelles définies et ainsi successivement. S'il
existe un espace pour elles dans la structure de société,
ces tendances créeront et façonneront inévitablement
une nouvelle bourgeoisie.
Le danger s'intensifie par la nécessité pour l'état
prolétarien d'attirer le côté individualiste de la
conscience des membres de société. Le capitalisme produit
des compétences et des méthodes de travail mais ne prend
pas en charge le désir pour travail. Par conséquent pour
impliquer les membres de la société dans le processus de
la production, l'état prolétarien doit utiliser des stimulants
bourgeois; cela veut dire satisfaire les intérêts de l'individu
et ce qui est plus, les retenir même et encourager leur développement.
En mettant en marche sa dictature, le prolétariat ne peut pas
éviter d'utiliser une serie de fonctions avec des fondaments bourgeois;
la société n'est pas prête pour, ni elle n'est meme
capable de se réaliser par une autre voie. En même temps,
maintenir le contrôle de la classe prolétarienne est
complètement essentiel; ou, dans le cas contraire, si ce contrôle
devient la prérogative de n'importe quel individu ou groupe, non
contrôlé dans son action par l'ensemble de la classe,
la mise en oeuvre de la dictature deviendra l'affaire de ce groupe, et
acquerra un caractere prive, c'est-à-dire bourgeois,et cela
signifiera la perte de la dictature prolétarienne.
Le prolétariat ne doit pas se faire des illusions au sujet de
la consolidation juridique, constitutionnelle de son droit d'avoir le contrôle
des fonctions sociales les plus importantes. Le droit authentique,
de racine, n'obéit pas toujours la loi juridique mais une loi objective
qui agit sur société. Ce n'est pas une coïncidence qui
dans les pays démocratiques bourgeois, les autorités, choisies
dans une société où la majorité absolue est
composée d'ouvriers, constituent la dictature de la bourgeoisie
inévitablement.
Le prolétariat ne peut pas compter sur le dévouement et
la conscience de ses meilleurs représentants quand ils sont placés
dans des positions cles; la où la classe doit se débrouiller
avec les circonstances qui surgissent, cette activité des representants
individuels peut paraître hors de contrôle. Et la où
le contrôle sur les activités des représentants se
renforce à travers leur revocation, par volonté de la classe,
de telles revocations doivent être garanties non seulement par la
loi, mais aussi à travers les mécanismes de processus
sociaux naturels, car autrement elles deviendront une fiction.
Pour se rendre compte de son but historique, le développement
d'une société communiste sans classes, le prolétariat
exige non seulement la prise du pouvoir mais aussi le maintien de sa propre
dictature sur toutes les trajectoires du développement. Et pour
cela il est absolument essentiel que le prolétariat comprenne: premièrement,
les points clés dans le système social doivent etre sous
son contrôle de classe; deuxièmement, la méthode
pour exercer un tel contrôle sont ces lois objectives de développement
social qui garantissent la réalisation de ce contrôle; et
troisièmement, le prolétariat doit maîtriser
aussi ces lois sociales, dont l'usage l'autoriserait, en prenant compte
de sa propre force, a rétablir sa domination meme si elle est affaiblie
ou il l'a perdu. Le pouvoir du prolétariat organisé apparaît
donc comme une garantie fiable dans toutes ses taches; mais seulement s'il
ne perd pas son but clair dans la vie, centre sur le mouvement vers communisme.
Le prolétariat doit être capable de rendre effective sa
dictature. Cela ne survient pas spontanément, au contraire, toute
spontanéité mène à la déchéance,
à l'échec bourgeois. Seulement la plus haute organisation
de l'effort spontané du prolétariat vers la résolution
collective de problèmes sociaux, avec la connaissance et développement
continu de la théorie révolutionnaire, peut donner au prolétariat
le droit à la place principale dans la société.
Le prolétariat doit commencer sa connaissance approfondie des
possibilités sociales pour la réalisation logique de sa dictature
avec l'étude de l'expérience de son ennemi de classe, la
bourgeoisie.
La bourgeoisie a commencé avec l'organisation de la production.
Seulement en prenant pour soi la combinaison du travail avec les moyens
de production, la bourgeoisie a obtenu la possibilité de s'approprier
du produit du surplus de production. La division du travail, le développement
de nouvelles technologies et une plus grande spécialisation, tout
ceci a garanti sa victoire sur la mode antérieure de production.
Ainsi, dans la première étape, tout est décidé
par le pouvoir de l'organisation du capital. L'accumulation capitaliste,
servant le but du capitaliste, le contraint pour chercher simultanément
les moyens pour élever la productivité du travail, et aider
a résoudre le problème de la concentration de capital.
Dans la deuxième étape, la compétition entre
les capitalistes eux-mêmes paraît décisif; c'est la
bataille pour le marché. Dans cette bataille seulement ceux qui
obtiennent la plus haute productivité du travail, qui possèdent
la plus grande part de la production, qui apportent des marchandises pour
vendre aux plus bas prix, peuvent être victorieux. C'est à
ce stade que la loi du profit maximal se manifeste comme la loi économique
fondamentale du capitalisme. Le profit maximal, c'est l'element essentiel
pour la restructuration opportune de la production, pour chaque restructuration
a son tour, qui ramasse les superprofits qui proviennent d'un monopole
temporaire apporte par une technologie de plus en plus parfaite.
Après ceci, la troisième étape est atteinte
quand la perfection technologique exige en outre une recherche prolongée,
un plus grand investissement de capital et elle est attachée à
une restructuration plus prolongée. Le risque pour le capitaliste
individuel devient infiniment grand; au debut d'une telle restructuration
profonde, il n'a aucune garantie que demain un de ses concurrents ne peut
pas produire une plus parfaite et révolutionnaire technologie, qui
exige une restructuration moins prolongée et un plus petit investissement.
Une telle garantie est fournie par le groupement de capitaux, à
travers une monopolisation croissante, et c'est alors que le capitalisme
acquiert son caractère monopolisateur.
Et plus tard, le capitalisme arrive à une impasse dans la quatrième
étape, juste avant l'époque d'un vaste changement technologique.
Ces changements futurs demandent une approche générale, abolir
les limites entre branches de production, mais le capitalisme n'est pas
destiné a faire une telle restructuration. Le capitalisme ne peut
pas mener une si compliquée recherche; c'est impossible de garder
le secret, mais la perte du monopole est équivalente à une
dépense inutile d'argent. Le maximum que ce capitalisme est capable
de faire c'est de confier une telle recherche à l'état ou
a une organisation inter-etats (c'est la plus haute forme d'unité
capitaliste.) Mais l'état bourgeois, meme s'il peut conduire une
recherche dans des problèmes compliqués, n'a aucune intention
de faire absolument rien dans le terrain d'augmenter l'efficacité
de la production, car de ceci pourrait en résulter seulement l'intensification
de contradictions sociales. Ici, s'origine la crise technologique, le côté
technologique de la crise générale du capitalisme.
Qu'est-ce qui peut être extrait de l'histoire du capitalisme?
Le capitalisme survient dans une société où il
existe déjà une notion hautement développée
de la propriété et où la propriété apparaît
déjà comme la plus importante parmi les affirmations de l'individu
dans la société, et complète le développement
de la notion de propriété privée dans la conscience
de la société, en la conduisant à la limite.
Également, le capitalisme poursuit seulement un but, l' accumulation,
l'extension de la propriété privée. Mais la propriété
privée interesse la bourgeoisie dans une forme complètement
définie, la forme de capital. Seulement la propriété
privée des moyens de production donne la possibilité de l'appropriation
d'une valeur récemment créée dans la forme de surplus
du produit, qui fournit l'accumulation.
L'expansion continue accompagne l'augmentation du capital, en menant
à l'augmentation de la compétition, à l'exacerbation
de la lutte dans les marchés, et pour les marchandises et pour le
pouvoir du travail. La lutte pour le monopole de la propriete de techniques
de production très productives accelere le progrès technique;
avec le temps, la destruction de ces monopoles temporaires au cours de
la compétition, rend les résultats de l'exploit technique
accessible à la totalité de société.
Mais les possibilités d'expansion sont limitées. Leur
développement supplémentaire exige toujours de plus grandes
concentrations de capital. Le capitalisme devient monopolisateur, et se
moque de la lutte compétitive. Avec le résultat suivant,
dans la défense des monopoles des branches de la production, les
exploits de progrès technique ne peuvent pas être révélés
à la société. Dans les conditions du monopole du capitalisme,
le progrès technique perd sa signification décisive vu que
la bourgeoisie obtient la possibilité de maintenir ses profits par
d'autres moyens. Ainsi donc, la bourgeoisie cesse de jouer un rôle
avancé dans développement social.
Ce n'est pas difficile de voir que le ritme du développement
dans la société capitaliste est dictée par la bourgeoisie.
Et il n'est pas dur de comprendre que la possibilité du contrôle
bourgeois du développement des ses propres intérêts
reste sur la propriété des moyens de production, sur la propriété
privée.
Mais comment, au long de quelles trajectoires la bourgeoisie realise-t-elle
ses possibilités?
La connaissance humaine abstraite se développe en parallèle
avec le développement de la compétence créative de
l'humanité. De temps en temps elle est enrichie par la pratique
de découvertes complètement nouvelles. Mais la bourgeoisie
reconnait, organise et augmente seulement l'armée de l'intelligentsia,
en la plaçant au service du capital. La bourgeoisie contrait l'intelligentsia
pour qu'elle s'inquiéte au sujet de l'organisation et de l'amélioration
de la production, en l'attirant vers la recherche scientifique appliquée.
Ce facteur sert de source a beaucoup d'exploits du capitalisme, par conséquent
nous le reconnaissons comme une cause de racine, absolument essentielle
dans son essence.
Les premiers pas du capitalisme sont fermement lies à la division
du travail. En parlant de ceci,on se refere simplement a la division du
processus de production dans des opérations individuelles, et ces
nouvelles méthodes permettent l'usage de main d'oeuvre moins qualifié;
et en outre, cette réduction du temps exigé pour l'acquisition
de compétences essentielles suppose un avantage décisif,
et le point le plus important. La combinaison d'opérations individuelles
dans un seul processus de production était elle-même separe
du processus de travail; dans ce sens il est devenu possible de diviser
ces fonctions entre des catégories individuelles d'ouvriers, de
casser le lien entre eux et d'opposer les organisateurs de la production
aux producteurs immédiats. Le résultat de cela fut la surcharge
de travail pour les uns, pendant que, simultanément, les autres
ont été libérés du travail pour s'occuper a
l'amélioration dela productivité. Carrément, l'essence
reside dans cette division, bien qu' historiquement ce ne fût
pas la première division d'une nature semblable. Son caractère
particulier reside dans les exploits de l'humanité au niveau du
développement des forces productives de l'epoque.
La coopération entre les artisans et leur groupement en corporations
a stimulé l'intensification du travail, mais n'a pas aidé
dans la dissémination de méthodes avancées de travail
dans les limites de la meme corporation. Au contraire, chaque membre de
la corporation avait un intérêt pour conserver ses secrets.
Cela a arrete le développement de la production; d'un autre cote
le mouvement a demandé de nouveaux stimulants, et ceux-ci ont augmente
avec la division du travail.
La séparation des organisateurs de la production, en les sélectionnant
comme une catégorie particulière d'ouvriers, a accompagné
et a fortifié la formation des systèmes pour la distribution
de marchandises, a stimulé leurs activités pour élever
la productivité du travail des producteurs immédiats.
Le maître de la corporation, lui-même autrefois un producteur
immédiat, est devenu le maître de la production et n'a plus
participé au travail; mais il y restait intéressé
car, plus les producteurs etaient soumis à ses ordre, plus productives
etaient les méthodes de travail, et plus grande la valeur de ce
travail collectif exprimé en forme de produit final.
Le maître de la corporation, lui-même autrefois un producteur
immédiat, est devenu le maître de la production et
n'a plus participé au travail; mais il y restait intéressé
car, plus les producteurs étaient soumis à ses ordres, plus
productives étaient les méthodes de travail, et plus grande
la valeur de ce travail exprimé en forme de produit final.
Ainsi, le maître est aussi intéressé de garder ses
connaissances d'organisation, ses secrets de production et d'augmentar
le large cercle de producteurs subordonnés à lui. Le brisement
de ce monopole a menacé de réduire la valeur du produit resultant.
Mais, premièrement, il devait révéler ses connaissances
aux producteurs. Et deuxièmement, le maître s'est retrouvé
dans une situation complètement différente. Le maître-patron,
le maître-capitaliste, qui possède les moyens de production,
s'est efforcé pour vendre ouvertement son produit au plus haut prix;
à un prix qui inclut non seulement le travail essentiel réalisé
par les producteurs, mais aussi un superprofit qui surgit de son monopole
de connaissances organisatives et techniques.
Le maître embauché, celui qui organise la production qui
appartient au propriétaire, s'est aussi efforcé pour maximiser
l'avantage obtenu de son monopole de connaissances. De l'autre côté,
le propriétaire s'est efforcé pour maximiser sa part des
profits et dans ses relations avec le maître embauché il s'est
guidé clairement par ceci. Également, pour le maître
embauché, sa part de biens a été définie selon
l'ampleur des superprofits reçus par le propriétaire; le
capitaliste a stimulé l'intérêt du maître pour
l'augmentation des superprofits qui sont uniquement appropriés par
le capitaliste.
Les trajectoires du maître capitaliste et du maître embauché
étaient complètement divergentes. Le capitaliste n'a plus
eu besoin de posséder lui-même un monopole de connaissances,
il a acheté cette connaissance, en la payant avec une partie du
superprofit obtenu. En s'appropriant l'exédent du travail et une
partie du superprofit, le capitaliste a garanti son existence dans le monde
de la lutte compétitive.
Le maître embauché a été obligé de
vendre ses connaissances, ses capacités et son potentiel créatif
sous les conditions de lutte compétitive où les mesures et
les critères ne servaient le maître en aucun sens, mais toujours
les superprofits du capitaliste.
Le capitaliste était prêt à payer toute connaissance,
invention, découverte, méthode efficace de préparation
des matières premières, dee vente, des méthodes d'organisation
ou de technologie de la production, toutes les marchandises ideales,
aussi longtemps que cela lui apporte des superprofits. Tout cela
a aidé la formation d'une couche particulière de la société,
l'intelligentsia, dont la fonction spécifique est devenue le développement
continu de la connaissance d'organisation des capitalistes.
L'augmentation de la productivité du travail était et
reste la méthode fondamentale pour la création de superprofits.
Ce serait une erreur de supposer que la productivité croissante
du travail augmente le profit immédiat du capitaliste, et l'autorise
à s'approprier d'une plus grande partie de l'excédent du
produit. En effet, une telle redistribution est possible seulement parce
que le produit resultant, se basant sur sa valeur, dépasse la quantité
de travail réellement matérialisée dans lui; mais
cela survient parce que le capitaliste a un avantage défini dans
les méthodes de travail, c.-à-d., il possède un monopole
défini de ces méthodes. Le brisement de ce monopole mène
à l'abaissement de la valeur du produit résultant et la perte
de superprofits du capitaliste, bien qu'il obtienne clairement encore
un profit.
Il est important de noter, pour comprendre que le travail de l'intelligentsia
(le travail intellectuel, créatif) ne cré ni bénéfices
ni augmentations. Tout le gain est créé par le travail des
ouvriers uniquement. Cependant, l'intelligentsia fournit une augmentation
de l'efficacité de la production dans un sens bien précis,
l'augmentation "in natura" du produit résultant. Pour le bourgeois
ce fait n'engendre pas de joie, mais il s'inquiète, cela menace
de produire une crise de surproduction. Mais le bourgeois ne veut pas rater
la course du benefice maximum, ou de la poursuite des superprofits, et,
par conséquent, il ne peut pas s'opposer à ce processus.
Donc, en stimulant la productivité du travail à travers
son intensification, (le paiement de la main d'oeuvre) et en surélevant
la productivité du travail à travers l'amelioration de l'organisation,
(paiement pour le travail créatif de l'intelligentsia) le capitaliste
entame la lutte pour le profit maximum, qui est composé de la valeur
de l'excédent et des superprofits qui surviennent de l'activité
de l'intelligentsia.
La bourgeoisie ne crée rien avec ses propres mains, elle accomplit
ses buts en dirigeant les activités des autres. C'est le travail
du prolétariat qui crée le capital pour la bourgeoisie. Les
organisateurs de la production s'inquiétent eux-mêmes pour
élever au plus haut niveau la part du travail approprié par
la bourgeoisie. L'intelligentsia créative produit des inventions
afin que la bourgeoisie puisse extraire ses superprofits. Et tout cela
parce que la bourgeoisie a dans ses mains une obligation sociale, la distribution
du travail et des biens materiels.
Non, la bourgeoisie n'est pas omnipotente dans cette question, ses possibilités
sont limitées par les lois objectives de société la
capitaliste. Mais le capitaliste connait ces lois clairement et ne rate
pas une seule occasion pour en profiter.
À travers un marchandage compétitif dans le marché
pour la main d'oeuvre, le capitaliste obtient la force de travail, mais
seulement la main d'oeuvre, de laquelle, d'après la qualification,
l'âge, et d'autres caracteristiques il est capable d'extraire, sous
des conditions concrètes, la plus grande quantité de travail
de surplus.
Le capitaliste engage seulement des organisateurs de la production,
en nombre nécessaire, afin qu'ils s'inquiétent au sujet de
l'élévation de la productivité du travail et donc
de maximisez ses superprofits. Il embauche aussi des avocats, des spécialistes
en opérations commerciales et d'autres employés pour qu'ils
s'inquiétent au sujet de ses superprofits, mais ceux-ci sont déjà
à l'extérieur de la sphère de la production. Le capitaliste
finance la recherche scientifique et la créativité technique,
mais seulement comme une avance contre les superprofits que lui apporteront
la propriété du monopole de nouveaux exploits et de nouvelles
connaissances. Ainsi le capitaliste accomplit la distribution des salaires
qui sont une mesure quantitative de marchandises.
Le capitaliste participe à la production d'une composition qualitative
définie par la société, en choisissant la direction
du développement de la production, son orientation vers la production
de marchandises définies, (et le capitaliste fait toujours ceci
lui-même,) en comptant sur l'analyse des conditions du marché
et des prévisions de la production faites par les spécialistes
embauchés. Quand il prend un coin du marché existant, il
doit prendre nécessairement en considération l'existence
d'une demande sociale et essayer de la satisfaire.
Et quand, finalement, le capitaliste a dirigé la distribution
de marchandises, il en resulte que la distribution du travail a aussi été
décidée déjà. Il a décidé combien
et de quels spécialistes il a besoin, quels seraient les postes
de travail des ouvriers et en quoi serait occupée l'intelligentsia.
Le capitaliste ne projette en aucun sens de séparer ces questions:
ceux qui ramènent les profits reçoivent les marchandises.
Quant au reste, le capitaliste n'est pas troublé; parce que chacun,
en luttant pour augmenter pour lui.même la quantité de marchandises,
il fournit une augmentation des profits pour le capitaliste, et
il y a une convergence d'intérêts.
Bien sûr, il y a des contradictions de classe dans le monde; quand
le prolétariat devient plus organisé pour la lutte, le capitaliste
ne peut pas résoudre ses problèmes d'une manière unilatérale,
sans le support d'autres forces. Pour diriger la société
vers les intérêts de la propriété privée,
la bourgeoisie doit tout simplement diriger le mouvement social a travers
les canaux où elle peut placer ses barrages et ses fossés.
Ce canal est celui de la propriété privée, et ses
banques sont la somme entière des relations sociales du monde capitaliste,
et en premier lieu, tout le pouvoir de ses organisations, supportant et
façonnant ces relations. La plus grande de ces organisations est
l'état bourgeois avec ses nombreux moyens de contrôle sur
la société.
Le pouvoir de l'état dans la majorité des pays capitalistes
est basé sur des principes très démocratiques.
Cela ne l'empeche pas, cepandant, de continuer a être la dictature
de la bourgeoisie. Le suffrage universel effraie à peine la bourgeoisie,
même dans des conditions où le prolétariat industriel
constitue une grande partie de la population. Pourquoi est-ce qu'une poignée
de capitalistes est complètement imperturbable au sujet de la première
manifestation de lutte pour le pouvoir?
Parce que, dans la lutte pour le pouvoir, c'est la force qui prédomine,
et non pas les chiffres. Et la formule de la force dans la société
a une forme simple: chiffres plus organisation. En unissant dans les partis
politiques, en achetant pratiquement toute la partie intellectuellement
développée de l'humanité, en disposant du pouvoir
d'organisation des mass média, en finançant plusieurs sociétés
et des campagnes résolues, la bourgeoisie façonne non seulement
le support de l'opinion sociale, mais aussi elle supprime, assourdit et
noie dans le bruit général les voix des adversaires de son
idéologie. Les capacités d'organisation de la richesse, de
l'argent et de la propriété, c'est ce qui aide la bourgeoisie,
non seulement dans la reproduction du capital mais aussi dans l'oeuvre
de refaire la société.
Par son avarice naturelle, la bourgeoisie se trompe, et à l'avenir
elle continuera de se tromper, sur ces moments ou l'organisation du prolétariat
et en général des forces de la gauche ont atteint des niveaux
dangereux pour elle, comme de fut le cas, par exemple, du Chili en 1970.
En revanche tout n'est pas encore perdu pour elle. Si sous des conditions
démocratiques " normales ", la bourgeoisie préfère
négocier avec le prolétariat, en dépensant la partie
minimum nécessaire de ses gains pour l'organisation, la menace de
perdre la propriété privée en général
la contraint a depenser encore plus. Alors, sans regretter ni lésiner,
la bourgeoisie exposera de l'argent sur la création d'un régime
fasciste. Le fascisme est l'autre côté de démocratie
bourgeoise. C'est aussi une dictature, mais sans ornements. Sous des "conditions
démocratiques" la bourgeoisie préfère conduire la
lutte contre le prolétariat par des moyens démocratiques;
en obstruisant l'organisation du prolétariat avec la pression idéologique
générale, en apportant le chaos aux ouvriers possèdant
une tendance résolue et en finançant des organisations bourgeoises
pour qu'il y ait suffisamment d'activités de l'opposition. Avec
le fascisme, tels avantages d'organisation assurent a la bourgeoisie la
destruction de la force des organisations ouvrieres et la liquidation directe
de centres d'organisation prolétariens à travers des arrestations
et des exécutions. Pour la bourgeoisie c'est une perte supplémentaire,
et qui apporte des complications dans l'économie, mais elle sait
que ce sont des temps durs. Avec les dégâts, la destruction
et la perte de ses meilleurs cadres et rapports existants, les organisations
des ouvriers abandonnent le système et se retirent de l'arène
politique. Et quand le fascisme devient inutile, la bourgeoisie le laisse
tranquillement, et ayant rétabli leur avantage d'organisation sur
les forces prolétariennes non coordonnées dans la structure
"la plus particulière", une démocratie bourgeoise. Les bourgeois
maudissent pour un long temps, au sujet de la bassesse de la terreur fasciste,
en le peignant comme une tache noire isolée sur l'histoire démocratique
pure de la société capitaliste.
C'est comme cela que la bourgeoisie régle ses problèmes
d'organisation. En comparaison avec ceci, le règlement des relations
personnelles est une question insignifiante. Ici une condition est nécessaire
seulement, à savoir, cet état bourgeois affirme l'inviolabilité
de la propriété privée, avec toute sa législation,
ses tribunaux et ses armes. Bien sûr, chaque capitaliste concret
essaie aussi, dans chaque cas concret, de saisir ce que la loi ne lui a
pas offert. Chaque bourgeois arrive, avec difficulté, a l'idée
que la justice est bonne et qu'elle est faite pour le puissant. Et, bien
sûr, tout ceci engendre un système vaste de corruption et
la fabrication d'affaires parmi la bourgeoisie toutepuissante contre la
totalité de société. Mais ce sont la des détails
de l'existence capitaliste.
Ainsi donc, dans la société capitaliste, l'intérêt
de la bourgeoisie par la propriété privée est etablie
comme la base d'organisation la plus importante. Le processus de réalisation
de ces intérêts, la somme des activités entreprises
par la bourgeoisie pour leur satisfaction, apparaîssent les deux
comme la mise en oeuvre d'une gamme de fonctions sociales sans lesquelles
l'activité coopérative des membres de la société
n'aurait pas son état complet, l'essentiel pour l'existence de la
société.
Est-ce que toutes ces fonctions sont accomplies par la bourgeoisie elle-même?
Sans aucun doute, non. Vraiment, où il s'avère être
possible, la bourgeoisie attire l'intelligentsia. Les postes principaux
dans la société capitaliste sont distribués à
l'intelligentsia. Les fonctionnaires de l'etat du plus haut proviennent
de l'intelligentsia. Les chefs techniques et commerciaux de tous les rangs
viennent de l'intelligentsia. Aussi, tout le travail ideologique revient
à l'intelligentsia. La capacité créative de l'intelligentsia
est exploitée par le monde capitaliste avec toute sa puissance.
Cette situation de l'intelligentsia, avec le depersonalisation en voie
de développement du capital, sous forme d'union des compagnies actionnaires
et d'autres formes de coopération capitaliste, autorise à
beaucoup d'ideologues bourgeois à parler du retrait du capitalisme
des poisitions clefs, du passage du pouvoir aux mains de l'intelligentsia
et de sa formulation, d'une manière coopérative, d'après
ses lois des systèmes commercio-techniques, de politique économique
progressive, soi-disant indépendante des capitalistes, et sans leur
responsabilité. Ceci est un mensonge, parce que jamais les capitalistes
ne livrent à n'importe qui le contrôle de la distribution
des marchandises; parce que quand elle accorde à l'intelligentsia
le droit de diriger, la bourgeoisie retient pour elle-même
le droit de décider la direction a suivre, parce que
les capitalistes sont prêts à payer les activités d'un
administrateur, politicien ou ingénieur, pour l'activité
de tout système, seulement pendant qu' ils accomplissent méticuleiesement
leur obligation principale pour les capitalistes, l'obtention du maximum
de profit pour eux.
La place de l'intelligentsia dans la société bourgeoise
peut paraître importante, cepandant même si la bourgeoisie
l'autorise à faire comme elle veut, elle ne lui permet pas d'aller
au-delà des limites de ce qui est acceptable pour la bourgeoisie.
Et pour tout cela, l'intelligentsia joue un rôle très essentiel
dans société bourgeoise. La façon individualiste de
voir le monde, la ferme insertion sur la société bourgeoise,
l'acces de l'intelligentsia à tous les postes, l'apparence d'être
la source de la structure sociale, en combinaison avec l'expérience
pratique de l'intelligentsia pour résoudre des problèmes
majeurs et mineurs d'après un calcul et un accord raisonné,
engendre les convictions spécifiques de l'intelligentsia sur la
croyance dans la possibilité de stabiliser la société
et de fortifier son origine rationnelle. Au fond de chaque intellectuel,
son modèle complet pour restructurer la société consiste
a lever les obstacles qu' il a éprouvé dans ses relations
personnelles avec la société, dont la non-logique de son
existence lui paraît évidente. Restant à l'extérieur
de la chaleur du conflit de classe, et tranquille par l'analyse des forces
de classe et des intérêts de classe, l'intelligentsia prouve
qu'elle ne veut pas être dans une place ou (ni, en fait elle s'efforce
pour le manifester) on comprend que tout est pris par elle comme un obstacle,
ce qui est en realite une expression de la vraie et inévitable contradiction
de classe, que ces " obstacles " lui donnent la connaissance de la force
reelle du capitaliste, en reaffirmant ses intérêts.
Une telle atmosphère spirituelle fait monter dans le milieu de
l'intelligentsia un tas de théories du "rationnel", sur l'organization
de la societe mais qui en fait sont completement idéalistes et donc
sans fondement. Toutes ces théories servent de jeu dans les mains
de la bourgeoisie, car elles distraient la partie rationnelle de l'humanité
de la participation dans la lutte de classe, et elles masquent la source
authentique de la contradiction sociale. Mais, même plus important,
c'est l'accessibilité apparente de l'intelligentsia aux formes de
structures sociales utopiques, un point de vue qui défini leur caste.
Cela les mène à penser en eux-mêmes comme une classe
capable de prendre la responsabilité du destin de la société.
Cette illusion de masses, qui pousse dans le sol fertile du narcissisme
et de l'hypertrophie, caractéristiques de l'intelligentsia, dissimule
son propre rôle secondaire de service dans la société.
La bourgeoisie supporte solidement ces préjugés maniaques
de l'intelligentsia qui, dans sa confusion, sert sérieusement la
bourgeoisie; et quand l'intellegentsia voit plus clairement, en devenant
consciente du caractère obligatoire de son service, elle est capable
de prendre le choix révolutionnaire et servir le prolétariat.
En fait, dans la société capitaliste, l'existence même
de l'intelligentsia provient des demandes de la bourgeoisie et elle est
seulement possible sous sa surveillance, normalement, en aidant le renforcement
de sa mentalité de caste. Ces mêmes activités du capital,
prises par l'intelligentsia comme obstacles ennuyeux, fournissent un équilibre
défini dans société capitaliste, son intégrité
et sa coordination; ils empêchent l'intelligentsia de tester le non
fondement de ses théories et supporte ainsi la croyance de l'intelligentsia
que la paix et l'ordre existent grâce à ses efforts exclusivement.
Deux conséquences de cette situation actuelle touchent directement
les intérêts du prolétariat. Premièrement,
le concept de caste sociale de l'intelligentsia la renferme en elle-même
et elle coupe avec le prolétariat, et cela est un dégât
sérieux pour le développement de l'idéologie dans
le monde - y compris celle du prolétariat- et affaiblit le travail
d'organisation sans lequel le prolétariat ne peut pas se préparer
pour entrer dans la bataille de la classe décisive. Deuxièmement,
après la victoire du prolétariat, malgré qu'il peut
avoir vraiment besoin de la capacité créative de l'intelligentsia,
il ne peut pas lui faire confiance; en s'efforçant pour s'entrainer
dans ses nombreuses théories personnelles, inévitablement
un des rôles principaux de l'intelligentsia devient , dans une combinaison
non - contradictoire avec elle-même, la résurrection des relations
capitalistes.
Dans le seul sens de gagner le pouvoir, d'être capable de ne pas
le perdre et d'apporter l'ordre après une nouvelle victoire, le
prolétariat est obligé de savoir tous ces mystères
de la société capitaliste et toutes les forces sociales qui
y existent. Le proletariat a la tâche de les prendre comme héritage,
en les transformant et les dirigeant vers la construction de la nouvelle
société.
1ª partie.
Bourgeois et proletaires.
La bataille du proletariat contre la suprematie de la bourgeoisie fut l'objet
d'une attention concentree de la part des esprits les plus clairvoyants
de l'humanite. Son travail ne fut pas en vain. Ceci a approche encore plus
la victoire de la revolution proletaire.
Bourgeois et proletaires... Le temps passe depuis la Grande Revolution
d'Octubre, permet et exige l'analyse des relations entre les deux
classes sociales les plus importantes, les deux ideologies oposees, a partir
de la perspective du proletariat victorieux.
Sur ce plan, deux problemes surviennent.
Tout d'abord, dans la societe capitaliste, bien qu'elle vole du proletariat,
la bourgeoisie accomplit des fonctions sociales definies. Pour regler les
comptes avec la bourgeoisie, le proletariat doit prendre sur lui meme tout
le fardeau de ces fonctions: reorganiser completement ce legat, rejeter
tout ce qui est uniquement un soutien pour la bourgeoisie et ses activites
specifiques; separer les fonctions qui sont inevitables meme dans une societe
sans propriete privee et mettre de l'ordre pour son accomplissement. Tout
ceci n'est pas une tache facile.
Deuxièmement, le prolétariat n'émerge pas de la
révolution prolétaire, assaini, renouvelé et préparé
pour le communisme. Non, il porte sur lui la plupart des relations bourgeoises
inculquées par la société capitaliste, il est entierement
mêlé dans ses soucis au sujet du bien-être matériel
personnel, il pense encore dans les catégories du marché,
marchandises et main-d'oeuvre; et il pense meme que cela ne pourrait exister
autrement. Comment est-ce qu'il peut trouver la force pour vaincre ceci,
et comment est-ce qu'il peut être aidé?
Pendant longtemps, la société capitaliste s'est débrouillée
avec ses problèmes presque spontanément. Bien sûr,
le capitalisme n'est pas éternel et il ne peut pas regler tous les
problèmes plus aigus qu'il développe. L'augmentation de la
crise générale du capitalisme (qui grandit sans arret) contraint
la bourgeoisie a devenir de plus en plus organisée, ce qui contredit
directement son essence individualiste. Les contradictions internes d'une
bourgeoisie organisée apparaissent, chaque fois plus clairement,
dans l'augmentation rapide de la corruption et des infractions de tout
genre, même dans les ambiences les plus bourgeoises. Cependant, ce
qui est nécessaire pour la conservation des relations de production
capitalistes, c.-à-d. la base même de société
capitaliste, est déterminé par le capitalisme.
L'intérêt naturel de la bourgeoisie jout le rôle
decisif d'organisation dans la société capitaliste. Les bourgeois
subordonnent et coordonnent les intérêts de toutes les couches
de la société, parmi eux les intérêts individualistes
des ouvriers. Seuls les intérêts du prolétariat révolutionnaire
organisé sont capables de s'y opposer. Dans d'autres aspects, la
bourgeoisie est courageuse pour prendre sur elle-même tout le fardeau
d'organiser la production et la société; elle s'accorde intrépidement
des pouvoirs dictatoriaux pleins et exerce donc ainsi sa dictature.
Motivée par son effort d'accumulation de capital qui est la loi
du profit maximum, pour accomplir ses buts la bourgeoisie exige la direction
des relations sociales dans le parcours adequat, c.-à-d. la trajectoire
vers la réalisation d'une gamme de fonctions définies qui
reajustent des relations sociales concretes. Ainsi la société
peut être liée par un système défini de relations,
mais ceux-ci ne s'obtiennent qu'au prix d'un effort considerable.
Les plus importantes de ces fonctions sont:
l'organisation de la production
le développement de la production
la distribution des produits
le règlement des relations entre les membres de la société
le règlement du développement des organisations sociales
et leurs relations avec la société
La bourgeoisie s'occupe aussi elle-même d'autres affaires:
prouver sa compétitivité, lutter dans la sphère politique
et ainsi de suite. Ce sont les tâches de la classe bourgeoise; bien
que les fonctions enumerees ci-dessus soient aussi en rapport avec leur
résolution inévitable meme dans une société
socialiste.
La capacité productive capitaliste a été historiquement
stable parce que le succès de la bourgeoisie pour satisfaire les
intérêts de pratiquement toutes couches de la société
est dépendant de la satisfaction de leurs propres intérêts.
Nous ne devrions attribuer aucun grand mérite intellectuel a la
bourgeoisie sur ce compte. Ils n'ont pas façonné cet état
de société consciemment, mais plutôt cela est survenu
par la volonté d'une loi objective qui généralise
spontanément les diverses tendances dans les stratégies individuelles
de chaque bourgeois. L'étape finale du développement spontané
de la société humaine dans laquelle les intérêts
collectifs apparaissent comme le remplacement des intérêts
de l'individu (different de l'addition des intérêts individuels)
ne peut être organisée d'aucune autre façon que d'après
la théorie du matérialisme révolutionnaire, en base
a la réalisation sociale de tâches sociales.
C'est relativement plus facile de clarifier comment une société
sans classes dirigera ces problèmes, pour vaincre activement toutes
les tendances individualistes, dans un esprit d'unité, en donnant
vie a sa volonté collective. Mais, meme en etant victorieux sur
la bataille avec la bourgeoisie, le prolétariat est encore loin
d'etre capable de se debarasser complètement des caracteristiques
héritées de la société capitaliste. Devant
lui il y a encore un travail prolongé d'auto-éducation et
de libération de sa propre conscience de la trajectoire historiquement
entrelacée de l'individualisme bourgeois.
Cette période dans la vie du prolétariat est extrêmement
compliquée et dangereuse. Les tendances individualistes profondément
enracinées dans le prolétariat, même dans l'environnement
le plus prolétarien, continuent à percer dans l'activité,
et dans la lutte pour l'acquisition de privileges bourgeois (privés);
et sur l'instauration de formes masquées de propriété
privée dans cette situation sociale particulière, ils construisent
des parcelles personnelles définies et ainsi successivement. S'il
existe un espace pour elles dans la structure de société,
ces tendances créeront et façonneront inévitablement
une nouvelle bourgeoisie.
Le danger s'intensifie par la nécessité pour l'état
prolétarien d'attirer le côté individualiste de la
conscience des membres de société. Le capitalisme produit
des compétences et des méthodes de travail mais ne prend
pas en charge le désir pour travail. Par conséquent pour
impliquer les membres de la société dans le processus de
la production, l'état prolétarien doit utiliser des stimulants
bourgeois; cela veut dire satisfaire les intérêts de l'individu
et ce qui est plus, les retenir même et encourager leur développement.
En mettant en marche sa dictature, le prolétariat ne peut pas
éviter d'utiliser une serie de fonctions avec des fondaments bourgeois;
la société n'est pas prête pour, ni elle n'est meme
capable de se réaliser par une autre voie. En même temps,
maintenir le contrôle de la classe prolétarienne est
complètement essentiel; ou, dans le cas contraire, si ce contrôle
devient la prérogative de n'importe quel individu ou groupe, non
contrôlé dans son action par l'ensemble de la classe,
la mise en oeuvre de la dictature deviendra l'affaire de ce groupe, et
acquerra un caractere prive, c'est-à-dire bourgeois,et cela
signifiera la perte de la dictature prolétarienne.
Le prolétariat ne doit pas se faire des illusions au sujet de
la consolidation juridique, constitutionnelle de son droit d'avoir le contrôle
des fonctions sociales les plus importantes. Le droit authentique,
de racine, n'obéit pas toujours la loi juridique mais une loi objective
qui agit sur société. Ce n'est pas une coïncidence qui
dans les pays démocratiques bourgeois, les autorités, choisies
dans une société où la majorité absolue est
composée d'ouvriers, constituent la dictature de la bourgeoisie
inévitablement.
Le prolétariat ne peut pas compter sur le dévouement et
la conscience de ses meilleurs représentants quand ils sont placés
dans des positions cles; la où la classe doit se débrouiller
avec les circonstances qui surgissent, cette activité des representants
individuels peut paraître hors de contrôle. Et la où
le contrôle sur les activités des représentants se
renforce à travers leur revocation, par volonté de la classe,
de telles revocations doivent être garanties non seulement par la
loi, mais aussi à travers les mécanismes de processus
sociaux naturels, car autrement elles deviendront une fiction.
Pour se rendre compte de son but historique, le développement
d'une société communiste sans classes, le prolétariat
exige non seulement la prise du pouvoir mais aussi le maintien de sa propre
dictature sur toutes les trajectoires du développement. Et pour
cela il est absolument essentiel que le prolétariat comprenne: premièrement,
les points clés dans le système social doivent etre sous
son contrôle de classe; deuxièmement, la méthode
pour exercer un tel contrôle sont ces lois objectives de développement
social qui garantissent la réalisation de ce contrôle; et
troisièmement, le prolétariat doit maîtriser
aussi ces lois sociales, dont l'usage l'autoriserait, en prenant compte
de sa propre force, a rétablir sa domination meme si elle est affaiblie
ou il l'a perdu. Le pouvoir du prolétariat organisé apparaît
donc comme une garantie fiable dans toutes ses taches; mais seulement s'il
ne perd pas son but clair dans la vie, centre sur le mouvement vers communisme.
Le prolétariat doit être capable de rendre effective sa
dictature. Cela ne survient pas spontanément, au contraire, toute
spontanéité mène à la déchéance,
à l'échec bourgeois. Seulement la plus haute organisation
de l'effort spontané du prolétariat vers la résolution
collective de problèmes sociaux, avec la connaissance et développement
continu de la théorie révolutionnaire, peut donner au prolétariat
le droit à la place principale dans la société.
Le prolétariat doit commencer sa connaissance approfondie des
possibilités sociales pour la réalisation logique de sa dictature
avec l'étude de l'expérience de son ennemi de classe, la
bourgeoisie.
La bourgeoisie a commencé avec l'organisation de la production.
Seulement en prenant pour soi la combinaison du travail avec les moyens
de production, la bourgeoisie a obtenu la possibilité de s'approprier
du produit du surplus de production. La division du travail, le développement
de nouvelles technologies et une plus grande spécialisation, tout
ceci a garanti sa victoire sur la mode antérieure de production.
Ainsi, dans la première étape, tout est décidé
par le pouvoir de l'organisation du capital. L'accumulation capitaliste,
servant le but du capitaliste, le contraint pour chercher simultanément
les moyens pour élever la productivité du travail, et aider
a résoudre le problème de la concentration de capital.
Dans la deuxième étape, la compétition entre
les capitalistes eux-mêmes paraît décisif; c'est la
bataille pour le marché. Dans cette bataille seulement ceux qui
obtiennent la plus haute productivité du travail, qui possèdent
la plus grande part de la production, qui apportent des marchandises pour
vendre aux plus bas prix, peuvent être victorieux. C'est à
ce stade que la loi du profit maximal se manifeste comme la loi économique
fondamentale du capitalisme. Le profit maximal, c'est l'element essentiel
pour la restructuration opportune de la production, pour chaque restructuration
a son tour, qui ramasse les superprofits qui proviennent d'un monopole
temporaire apporte par une technologie de plus en plus parfaite.
Après ceci, la troisième étape est atteinte
quand la perfection technologique exige en outre une recherche prolongée,
un plus grand investissement de capital et elle est attachée à
une restructuration plus prolongée. Le risque pour le capitaliste
individuel devient infiniment grand; au debut d'une telle restructuration
profonde, il n'a aucune garantie que demain un de ses concurrents ne peut
pas produire une plus parfaite et révolutionnaire technologie, qui
exige une restructuration moins prolongée et un plus petit investissement.
Une telle garantie est fournie par le groupement de capitaux, à
travers une monopolisation croissante, et c'est alors que le capitalisme
acquiert son caractère monopolisateur.
Et plus tard, le capitalisme arrive à une impasse dans la quatrième
étape, juste avant l'époque d'un vaste changement technologique.
Ces changements futurs demandent une approche générale, abolir
les limites entre branches de production, mais le capitalisme n'est pas
destiné a faire une telle restructuration. Le capitalisme ne peut
pas mener une si compliquée recherche; c'est impossible de garder
le secret, mais la perte du monopole est équivalente à une
dépense inutile d'argent. Le maximum que ce capitalisme est capable
de faire c'est de confier une telle recherche à l'état ou
a une organisation inter-etats (c'est la plus haute forme d'unité
capitaliste.) Mais l'état bourgeois, meme s'il peut conduire une
recherche dans des problèmes compliqués, n'a aucune intention
de faire absolument rien dans le terrain d'augmenter l'efficacité
de la production, car de ceci pourrait en résulter seulement l'intensification
de contradictions sociales. Ici, s'origine la crise technologique, le côté
technologique de la crise générale du capitalisme.
Qu'est-ce qui peut être extrait de l'histoire du capitalisme?
Le capitalisme survient dans une société où il
existe déjà une notion hautement développée
de la propriété et où la propriété apparaît
déjà comme la plus importante parmi les affirmations de l'individu
dans la société, et complète le développement
de la notion de propriété privée dans la conscience
de la société, en la conduisant à la limite.
Également, le capitalisme poursuit seulement un but, l' accumulation,
l'extension de la propriété privée. Mais la propriété
privée interesse la bourgeoisie dans une forme complètement
définie, la forme de capital. Seulement la propriété
privée des moyens de production donne la possibilité de l'appropriation
d'une valeur récemment créée dans la forme de surplus
du produit, qui fournit l'accumulation.
L'expansion continue accompagne l'augmentation du capital, en menant
à l'augmentation de la compétition, à l'exacerbation
de la lutte dans les marchés, et pour les marchandises et pour le
pouvoir du travail. La lutte pour le monopole de la propriete de techniques
de production très productives accelere le progrès technique;
avec le temps, la destruction de ces monopoles temporaires au cours de
la compétition, rend les résultats de l'exploit technique
accessible à la totalité de société.
Mais les possibilités d'expansion sont limitées. Leur
développement supplémentaire exige toujours de plus grandes
concentrations de capital. Le capitalisme devient monopolisateur, et se
moque de la lutte compétitive. Avec le résultat suivant,
dans la défense des monopoles des branches de la production, les
exploits de progrès technique ne peuvent pas être révélés
à la société. Dans les conditions du monopole du capitalisme,
le progrès technique perd sa signification décisive vu que
la bourgeoisie obtient la possibilité de maintenir ses profits par
d'autres moyens. Ainsi donc, la bourgeoisie cesse de jouer un rôle
avancé dans développement social.
Ce n'est pas difficile de voir que le ritme du développement
dans la société capitaliste est dictée par la bourgeoisie.
Et il n'est pas dur de comprendre que la possibilité du contrôle
bourgeois du développement des ses propres intérêts
reste sur la propriété des moyens de production, sur la propriété
privée.
Mais comment, au long de quelles trajectoires la bourgeoisie realise-t-elle
ses possibilités?
La connaissance humaine abstraite se développe en parallèle
avec le développement de la compétence créative de
l'humanité. De temps en temps elle est enrichie par la pratique
de découvertes complètement nouvelles. Mais la bourgeoisie
reconnait, organise et augmente seulement l'armée de l'intelligentsia,
en la plaçant au service du capital. La bourgeoisie contrait l'intelligentsia
pour qu'elle s'inquiéte au sujet de l'organisation et de l'amélioration
de la production, en l'attirant vers la recherche scientifique appliquée.
Ce facteur sert de source a beaucoup d'exploits du capitalisme, par conséquent
nous le reconnaissons comme une cause de racine, absolument essentielle
dans son essence.
Les premiers pas du capitalisme sont fermement lies à la division
du travail. En parlant de ceci,on se refere simplement a la division du
processus de production dans des opérations individuelles, et ces
nouvelles méthodes permettent l'usage de main d'oeuvre moins qualifié;
et en outre, cette réduction du temps exigé pour l'acquisition
de compétences essentielles suppose un avantage décisif,
et le point le plus important. La combinaison d'opérations individuelles
dans un seul processus de production était elle-même separe
du processus de travail; dans ce sens il est devenu possible de diviser
ces fonctions entre des catégories individuelles d'ouvriers, de
casser le lien entre eux et d'opposer les organisateurs de la production
aux producteurs immédiats. Le résultat de cela fut la surcharge
de travail pour les uns, pendant que, simultanément, les autres
ont été libérés du travail pour s'occuper a
l'amélioration dela productivité. Carrément, l'essence
reside dans cette division, bien qu' historiquement ce ne fût
pas la première division d'une nature semblable. Son caractère
particulier reside dans les exploits de l'humanité au niveau du
développement des forces productives de l'epoque.
La coopération entre les artisans et leur groupement en corporations
a stimulé l'intensification du travail, mais n'a pas aidé
dans la dissémination de méthodes avancées de travail
dans les limites de la meme corporation. Au contraire, chaque membre de
la corporation avait un intérêt pour conserver ses secrets.
Cela a arrete le développement de la production; d'un autre cote
le mouvement a demandé de nouveaux stimulants, et ceux-ci ont augmente
avec la division du travail.
La séparation des organisateurs de la production, en les sélectionnant
comme une catégorie particulière d'ouvriers, a accompagné
et a fortifié la formation des systèmes pour la distribution
de marchandises, a stimulé leurs activités pour élever
la productivité du travail des producteurs immédiats.
Le maître de la corporation, lui-même autrefois un producteur
immédiat, est devenu le maître de la production et n'a plus
participé au travail; mais il y restait intéressé
car, plus les producteurs etaient soumis à ses ordre, plus productives
etaient les méthodes de travail, et plus grande la valeur de ce
travail collectif exprimé en forme de produit final.
Le maître de la corporation, lui-même autrefois un producteur
immédiat, est devenu le maître de la production et
n'a plus participé au travail; mais il y restait intéressé
car, plus les producteurs étaient soumis à ses ordres, plus
productives étaient les méthodes de travail, et plus grande
la valeur de ce travail exprimé en forme de produit final.
Ainsi, le maître est aussi intéressé de garder ses
connaissances d'organisation, ses secrets de production et d'augmentar
le large cercle de producteurs subordonnés à lui. Le brisement
de ce monopole a menacé de réduire la valeur du produit resultant.
Mais, premièrement, il devait révéler ses connaissances
aux producteurs. Et deuxièmement, le maître s'est retrouvé
dans une situation complètement différente. Le maître-patron,
le maître-capitaliste, qui possède les moyens de production,
s'est efforcé pour vendre ouvertement son produit au plus haut prix;
à un prix qui inclut non seulement le travail essentiel réalisé
par les producteurs, mais aussi un superprofit qui surgit de son monopole
de connaissances organisatives et techniques.
Le maître embauché, celui qui organise la production qui
appartient au propriétaire, s'est aussi efforcé pour maximiser
l'avantage obtenu de son monopole de connaissances. De l'autre côté,
le propriétaire s'est efforcé pour maximiser sa part des
profits et dans ses relations avec le maître embauché il s'est
guidé clairement par ceci. Également, pour le maître
embauché, sa part de biens a été définie selon
l'ampleur des superprofits reçus par le propriétaire; le
capitaliste a stimulé l'intérêt du maître pour
l'augmentation des superprofits qui sont uniquement appropriés par
le capitaliste.
Les trajectoires du maître capitaliste et du maître embauché
étaient complètement divergentes. Le capitaliste n'a plus
eu besoin de posséder lui-même un monopole de connaissances,
il a acheté cette connaissance, en la payant avec une partie du
superprofit obtenu. En s'appropriant l'exédent du travail et une
partie du superprofit, le capitaliste a garanti son existence dans le monde
de la lutte compétitive.
Le maître embauché a été obligé de
vendre ses connaissances, ses capacités et son potentiel créatif
sous les conditions de lutte compétitive où les mesures et
les critères ne servaient le maître en aucun sens, mais toujours
les superprofits du capitaliste.
Le capitaliste était prêt à payer toute connaissance,
invention, découverte, méthode efficace de préparation
des matières premières, dee vente, des méthodes d'organisation
ou de technologie de la production, toutes les marchandises ideales,
aussi longtemps que cela lui apporte des superprofits. Tout cela
a aidé la formation d'une couche particulière de la société,
l'intelligentsia, dont la fonction spécifique est devenue le développement
continu de la connaissance d'organisation des capitalistes.
L'augmentation de la productivité du travail était et
reste la méthode fondamentale pour la création de superprofits.
Ce serait une erreur de supposer que la productivité croissante
du travail augmente le profit immédiat du capitaliste, et l'autorise
à s'approprier d'une plus grande partie de l'excédent du
produit. En effet, une telle redistribution est possible seulement parce
que le produit resultant, se basant sur sa valeur, dépasse la quantité
de travail réellement matérialisée dans lui; mais
cela survient parce que le capitaliste a un avantage défini dans
les méthodes de travail, c.-à-d., il possède un monopole
défini de ces méthodes. Le brisement de ce monopole mène
à l'abaissement de la valeur du produit résultant et la perte
de superprofits du capitaliste, bien qu'il obtienne clairement encore
un profit.
Il est important de noter, pour comprendre que le travail de l'intelligentsia
(le travail intellectuel, créatif) ne cré ni bénéfices
ni augmentations. Tout le gain est créé par le travail des
ouvriers uniquement. Cependant, l'intelligentsia fournit une augmentation
de l'efficacité de la production dans un sens bien précis,
l'augmentation "in natura" du produit résultant. Pour le bourgeois
ce fait n'engendre pas de joie, mais il s'inquiète, cela menace
de produire une crise de surproduction. Mais le bourgeois ne veut pas rater
la course du benefice maximum, ou de la poursuite des superprofits, et,
par conséquent, il ne peut pas s'opposer à ce processus.
Donc, en stimulant la productivité du travail à travers
son intensification, (le paiement de la main d'oeuvre) et en surélevant
la productivité du travail à travers l'amelioration de l'organisation,
(paiement pour le travail créatif de l'intelligentsia) le capitaliste
entame la lutte pour le profit maximum, qui est composé de la valeur
de l'excédent et des superprofits qui surviennent de l'activité
de l'intelligentsia.
La bourgeoisie ne crée rien avec ses propres mains, elle accomplit
ses buts en dirigeant les activités des autres. C'est le travail
du prolétariat qui crée le capital pour la bourgeoisie. Les
organisateurs de la production s'inquiétent eux-mêmes pour
élever au plus haut niveau la part du travail approprié par
la bourgeoisie. L'intelligentsia créative produit des inventions
afin que la bourgeoisie puisse extraire ses superprofits. Et tout cela
parce que la bourgeoisie a dans ses mains une obligation sociale, la distribution
du travail et des biens materiels.
Non, la bourgeoisie n'est pas omnipotente dans cette question, ses possibilités
sont limitées par les lois objectives de société la
capitaliste. Mais le capitaliste connait ces lois clairement et ne rate
pas une seule occasion pour en profiter.
À travers un marchandage compétitif dans le marché
pour la main d'oeuvre, le capitaliste obtient la force de travail, mais
seulement la main d'oeuvre, de laquelle, d'après la qualification,
l'âge, et d'autres caracteristiques il est capable d'extraire, sous
des conditions concrètes, la plus grande quantité de travail
de surplus.
Le capitaliste engage seulement des organisateurs de la production,
en nombre nécessaire, afin qu'ils s'inquiétent au sujet de
l'élévation de la productivité du travail et donc
de maximisez ses superprofits. Il embauche aussi des avocats, des spécialistes
en opérations commerciales et d'autres employés pour qu'ils
s'inquiétent au sujet de ses superprofits, mais ceux-ci sont déjà
à l'extérieur de la sphère de la production. Le capitaliste
finance la recherche scientifique et la créativité technique,
mais seulement comme une avance contre les superprofits que lui apporteront
la propriété du monopole de nouveaux exploits et de nouvelles
connaissances. Ainsi le capitaliste accomplit la distribution des salaires
qui sont une mesure quantitative de marchandises.
Le capitaliste participe à la production d'une composition qualitative
définie par la société, en choisissant la direction
du développement de la production, son orientation vers la production
de marchandises définies, (et le capitaliste fait toujours ceci
lui-même,) en comptant sur l'analyse des conditions du marché
et des prévisions de la production faites par les spécialistes
embauchés. Quand il prend un coin du marché existant, il
doit prendre nécessairement en considération l'existence
d'une demande sociale et essayer de la satisfaire.
Et quand, finalement, le capitaliste a dirigé la distribution
de marchandises, il en resulte que la distribution du travail a aussi été
décidée déjà. Il a décidé combien
et de quels spécialistes il a besoin, quels seraient les postes
de travail des ouvriers et en quoi serait occupée l'intelligentsia.
Le capitaliste ne projette en aucun sens de séparer ces questions:
ceux qui ramènent les profits reçoivent les marchandises.
Quant au reste, le capitaliste n'est pas troublé; parce que chacun,
en luttant pour augmenter pour lui.même la quantité de marchandises,
il fournit une augmentation des profits pour le capitaliste, et
il y a une convergence d'intérêts.
Bien sûr, il y a des contradictions de classe dans le monde; quand
le prolétariat devient plus organisé pour la lutte, le capitaliste
ne peut pas résoudre ses problèmes d'une manière unilatérale,
sans le support d'autres forces. Pour diriger la société
vers les intérêts de la propriété privée,
la bourgeoisie doit tout simplement diriger le mouvement social a travers
les canaux où elle peut placer ses barrages et ses fossés.
Ce canal est celui de la propriété privée, et ses
banques sont la somme entière des relations sociales du monde capitaliste,
et en premier lieu, tout le pouvoir de ses organisations, supportant et
façonnant ces relations. La plus grande de ces organisations est
l'état bourgeois avec ses nombreux moyens de contrôle sur
la société.
Le pouvoir de l'état dans la majorité des pays capitalistes
est basé sur des principes très démocratiques.
Cela ne l'empeche pas, cepandant, de continuer a être la dictature
de la bourgeoisie. Le suffrage universel effraie à peine la bourgeoisie,
même dans des conditions où le prolétariat industriel
constitue une grande partie de la population. Pourquoi est-ce qu'une poignée
de capitalistes est complètement imperturbable au sujet de la première
manifestation de lutte pour le pouvoir?
Parce que, dans la lutte pour le pouvoir, c'est la force qui prédomine,
et non pas les chiffres. Et la formule de la force dans la société
a une forme simple: chiffres plus organisation. En unissant dans les partis
politiques, en achetant pratiquement toute la partie intellectuellement
développée de l'humanité, en disposant du pouvoir
d'organisation des mass média, en finançant plusieurs sociétés
et des campagnes résolues, la bourgeoisie façonne non seulement
le support de l'opinion sociale, mais aussi elle supprime, assourdit et
noie dans le bruit général les voix des adversaires de son
idéologie. Les capacités d'organisation de la richesse, de
l'argent et de la propriété, c'est ce qui aide la bourgeoisie,
non seulement dans la reproduction du capital mais aussi dans l'oeuvre
de refaire la société.
Par son avarice naturelle, la bourgeoisie se trompe, et à l'avenir
elle continuera de se tromper, sur ces moments ou l'organisation du prolétariat
et en général des forces de la gauche ont atteint des niveaux
dangereux pour elle, comme de fut le cas, par exemple, du Chili en 1970.
En revanche tout n'est pas encore perdu pour elle. Si sous des conditions
démocratiques " normales ", la bourgeoisie préfère
négocier avec le prolétariat, en dépensant la partie
minimum nécessaire de ses gains pour l'organisation, la menace de
perdre la propriété privée en général
la contraint a depenser encore plus. Alors, sans regretter ni lésiner,
la bourgeoisie exposera de l'argent sur la création d'un régime
fasciste. Le fascisme est l'autre côté de démocratie
bourgeoise. C'est aussi une dictature, mais sans ornements. Sous des "conditions
démocratiques" la bourgeoisie préfère conduire la
lutte contre le prolétariat par des moyens démocratiques;
en obstruisant l'organisation du prolétariat avec la pression idéologique
générale, en apportant le chaos aux ouvriers possèdant
une tendance résolue et en finançant des organisations bourgeoises
pour qu'il y ait suffisamment d'activités de l'opposition. Avec
le fascisme, tels avantages d'organisation assurent a la bourgeoisie la
destruction de la force des organisations ouvrieres et la liquidation directe
de centres d'organisation prolétariens à travers des arrestations
et des exécutions. Pour la bourgeoisie c'est une perte supplémentaire,
et qui apporte des complications dans l'économie, mais elle sait
que ce sont des temps durs. Avec les dégâts, la destruction
et la perte de ses meilleurs cadres et rapports existants, les organisations
des ouvriers abandonnent le système et se retirent de l'arène
politique. Et quand le fascisme devient inutile, la bourgeoisie le laisse
tranquillement, et ayant rétabli leur avantage d'organisation sur
les forces prolétariennes non coordonnées dans la structure
"la plus particulière", une démocratie bourgeoise. Les bourgeois
maudissent pour un long temps, au sujet de la bassesse de la terreur fasciste,
en le peignant comme une tache noire isolée sur l'histoire démocratique
pure de la société capitaliste.
C'est comme cela que la bourgeoisie régle ses problèmes
d'organisation. En comparaison avec ceci, le règlement des relations
personnelles est une question insignifiante. Ici une condition est nécessaire
seulement, à savoir, cet état bourgeois affirme l'inviolabilité
de la propriété privée, avec toute sa législation,
ses tribunaux et ses armes. Bien sûr, chaque capitaliste concret
essaie aussi, dans chaque cas concret, de saisir ce que la loi ne lui a
pas offert. Chaque bourgeois arrive, avec difficulté, a l'idée
que la justice est bonne et qu'elle est faite pour le puissant. Et, bien
sûr, tout ceci engendre un système vaste de corruption et
la fabrication d'affaires parmi la bourgeoisie toutepuissante contre la
totalité de société. Mais ce sont la des détails
de l'existence capitaliste.
Ainsi donc, dans la société capitaliste, l'intérêt
de la bourgeoisie par la propriété privée est etablie
comme la base d'organisation la plus importante. Le processus de réalisation
de ces intérêts, la somme des activités entreprises
par la bourgeoisie pour leur satisfaction, apparaîssent les deux
comme la mise en oeuvre d'une gamme de fonctions sociales sans lesquelles
l'activité coopérative des membres de la société
n'aurait pas son état complet, l'essentiel pour l'existence de la
société.
Est-ce que toutes ces fonctions sont accomplies par la bourgeoisie elle-même?
Sans aucun doute, non. Vraiment, où il s'avère être
possible, la bourgeoisie attire l'intelligentsia. Les postes principaux
dans la société capitaliste sont distribués à
l'intelligentsia. Les fonctionnaires de l'etat du plus haut proviennent
de l'intelligentsia. Les chefs techniques et commerciaux de tous les rangs
viennent de l'intelligentsia. Aussi, tout le travail ideologique revient
à l'intelligentsia. La capacité créative de l'intelligentsia
est exploitée par le monde capitaliste avec toute sa puissance.
Cette situation de l'intelligentsia, avec le depersonalisation en voie
de développement du capital, sous forme d'union des compagnies actionnaires
et d'autres formes de coopération capitaliste, autorise à
beaucoup d'ideologues bourgeois à parler du retrait du capitalisme
des poisitions clefs, du passage du pouvoir aux mains de l'intelligentsia
et de sa formulation, d'une manière coopérative, d'après
ses lois des systèmes commercio-techniques, de politique économique
progressive, soi-disant indépendante des capitalistes, et sans leur
responsabilité. Ceci est un mensonge, parce que jamais les capitalistes
ne livrent à n'importe qui le contrôle de la distribution
des marchandises; parce que quand elle accorde à l'intelligentsia
le droit de diriger, la bourgeoisie retient pour elle-même
le droit de décider la direction a suivre, parce que
les capitalistes sont prêts à payer les activités d'un
administrateur, politicien ou ingénieur, pour l'activité
de tout système, seulement pendant qu' ils accomplissent méticuleiesement
leur obligation principale pour les capitalistes, l'obtention du maximum
de profit pour eux.
La place de l'intelligentsia dans la société bourgeoise
peut paraître importante, cepandant même si la bourgeoisie
l'autorise à faire comme elle veut, elle ne lui permet pas d'aller
au-delà des limites de ce qui est acceptable pour la bourgeoisie.
Et pour tout cela, l'intelligentsia joue un rôle très essentiel
dans société bourgeoise. La façon individualiste de
voir le monde, la ferme insertion sur la société bourgeoise,
l'acces de l'intelligentsia à tous les postes, l'apparence d'être
la source de la structure sociale, en combinaison avec l'expérience
pratique de l'intelligentsia pour résoudre des problèmes
majeurs et mineurs d'après un calcul et un accord raisonné,
engendre les convictions spécifiques de l'intelligentsia sur la
croyance dans la possibilité de stabiliser la société
et de fortifier son origine rationnelle. Au fond de chaque intellectuel,
son modèle complet pour restructurer la société consiste
a lever les obstacles qu' il a éprouvé dans ses relations
personnelles avec la société, dont la non-logique de son
existence lui paraît évidente. Restant à l'extérieur
de la chaleur du conflit de classe, et tranquille par l'analyse des forces
de classe et des intérêts de classe, l'intelligentsia prouve
qu'elle ne veut pas être dans une place ou (ni, en fait elle s'efforce
pour le manifester) on comprend que tout est pris par elle comme un obstacle,
ce qui est en realite une expression de la vraie et inévitable contradiction
de classe, que ces " obstacles " lui donnent la connaissance de la force
reelle du capitaliste, en reaffirmant ses intérêts.
Une telle atmosphère spirituelle fait monter dans le milieu de
l'intelligentsia un tas de théories du "rationnel", sur l'organization
de la societe mais qui en fait sont completement idéalistes et donc
sans fondement. Toutes ces théories servent de jeu dans les mains
de la bourgeoisie, car elles distraient la partie rationnelle de l'humanité
de la participation dans la lutte de classe, et elles masquent la source
authentique de la contradiction sociale. Mais, même plus important,
c'est l'accessibilité apparente de l'intelligentsia aux formes de
structures sociales utopiques, un point de vue qui défini leur caste.
Cela les mène à penser en eux-mêmes comme une classe
capable de prendre la responsabilité du destin de la société.
Cette illusion de masses, qui pousse dans le sol fertile du narcissisme
et de l'hypertrophie, caractéristiques de l'intelligentsia, dissimule
son propre rôle secondaire de service dans la société.
La bourgeoisie supporte solidement ces préjugés maniaques
de l'intelligentsia qui, dans sa confusion, sert sérieusement la
bourgeoisie; et quand l'intellegentsia voit plus clairement, en devenant
consciente du caractère obligatoire de son service, elle est capable
de prendre le choix révolutionnaire et servir le prolétariat.
En fait, dans la société capitaliste, l'existence même
de l'intelligentsia provient des demandes de la bourgeoisie et elle est
seulement possible sous sa surveillance, normalement, en aidant le renforcement
de sa mentalité de caste. Ces mêmes activités du capital,
prises par l'intelligentsia comme obstacles ennuyeux, fournissent un équilibre
défini dans société capitaliste, son intégrité
et sa coordination; ils empêchent l'intelligentsia de tester le non
fondement de ses théories et supporte ainsi la croyance de l'intelligentsia
que la paix et l'ordre existent grâce à ses efforts exclusivement.
Deux conséquences de cette situation actuelle touchent directement
les intérêts du prolétariat. Premièrement,
le concept de caste sociale de l'intelligentsia la renferme en elle-même
et elle coupe avec le prolétariat, et cela est un dégât
sérieux pour le développement de l'idéologie dans
le monde - y compris celle du prolétariat- et affaiblit le travail
d'organisation sans lequel le prolétariat ne peut pas se préparer
pour entrer dans la bataille de la classe décisive. Deuxièmement,
après la victoire du prolétariat, malgré qu'il peut
avoir vraiment besoin de la capacité créative de l'intelligentsia,
il ne peut pas lui faire confiance; en s'efforçant pour s'entrainer
dans ses nombreuses théories personnelles, inévitablement
un des rôles principaux de l'intelligentsia devient , dans une combinaison
non - contradictoire avec elle-même, la résurrection des relations
capitalistes.
Dans le seul sens de gagner le pouvoir, d'être capable de ne pas
le perdre et d'apporter l'ordre après une nouvelle victoire, le
prolétariat est obligé de savoir tous ces mystères
de la société capitaliste et toutes les forces sociales qui
y existent. Le proletariat a la tâche de les prendre comme héritage,
en les transformant et les dirigeant vers la construction de la nouvelle
société.
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